Le 4 juillet n’est pas seulement le Yom Haatsmaout des États-Unis, à qui je souhaite entre parenthèses une bonne fête. Non, pas seulement, je vais y venir…
Hier a été libérée Ingrid Betancourt, parait-il même avec l’aide des israélien (voir ici).
Je suis ravi pour elle et pour sa famille, mais elle avait deux chances particulières pour s’en sortir aussi bien (les photos la montrent presque en pleine forme) :
- elle a la nationalité française (contrairement à Gilad Shalit, qui a aussi la nationalité française, mais ca, il ne faut pas le dire)
- elle était retenue en otage par des êtres humains, et pas par des islamistes qui ne vivent que pour couper des têtes à la lame de rasoir, décapiter, dépecer, enfin pratiquer leur nature de boucher sur le premier corps qu’ils trouvent.
Et cette différence est fondamentale.
Certains s’amusent, comme des cons (…), à déclarer que non, il n’y a pas que des terroristes musulmans, en nous balançant du « mais regarder l’ETA cher ami »… La différence est simple, l’ETA, comme les juifs l’ont fait avant l’explosion du King David, préviennent, une heure avant, du lieu de l’explosion, pour éviter les victimes innocentes, et de par la même, même les coupables.
Les FARCS colombiens ont donné à manger et soigné Betancourt, les cannibales islamistes tuent directement leur victime et des fois, même, les mangent… (Vous vous souvenez des images du Lynch de Ramallah?)
Ces histoires d’otages me tiennent particulièrement à cœur aujourd’hui, après la libération de Betancourt, et en cette veille de 4 juillet et au lendemain de cet attentat. L’otage franco-colombienne aurait déclaré, à sa libération, « les israéliens sont réputés pour libérer des otages, maintenant les colombiens aussi »…
Snif… Ce 4 juillet nous fêteront le 32eme anniversaire de la magnifique opération d’Entebbe (voir ici). C’était déjà il y a 32 ans oui, et manifestement depuis, de l’eau a coulé sous les ponts. Des eaux d’égouts apparemment, vu la situation actuelle.
Aujourd’hui Israël ne libère plus ses otages. Aujourd’hui Israël se soumet au diktat des groupes terroristes, et les remercie lorsqu’ils nous donnent, en échange de terroristes bien vivants, en pleine forme, et prêts à recommencer, des restes… Des morceaux de nos hommes, de nos frères, de nos fils.
Pu… ! Je suis venu dans cet état, y ai pris la nationalité, parce que je pensais encore à Entebbe. Et aujourd’hui je me retrouve avec Olmert et sa bande de pignoufs, prêts à tout non pas pour tuer des terroristes, mais pour les libérer !
Le calcul était mauvais, ce pays aujourd’hui, n’en vaut plus du tout la peine. Il me reste le plaisir de pouvoir pratiquer ce que j’arrive à faire de Mitsvot sur cette Terre qui est la mienne. Il me reste le plaisir de partager le destin de mes frères juifs autrement que dans le classique kidoush du Shabat midi de la synagogue untel.
Mais ce plaisir vaut-il la peine de risquer sa vie ? Si en 1940, vous aviez eu l’occasion, vous, juif lituanien, de quitter ce pays et de vous mettre à l’abri ailleurs, vous l’auriez fait ?
Il y a deux solutions : ou ce gouvernement tombe, de préférence de très haut, pour que ca fasse bien mal, et est remplacé par des juifs, ou alors je me casse. Le sourire de ma fille est magnifique sous le soleil de Jérusalem. Même à un an et demi elle sait qu’elle a une chance inouïe de vivre ici. Mais je préfèrerai toujours la voire sourire ailleurs que de devoir l’éjecter d’une voiture écrasée par un bulldozer terroriste ici.
Que D.ieu nous protège et nous aide à changer CE QUE NOUS AVONS LE POUVOIR DE CHANGER !