Archive pour février 2010

Shabat Shalom – Gut Shabess

Vendredi 26 février 2010


Toujours à la demande de Grandpas, je tenterai aussi de reprendre cette ancienne habitude de mettre une photo de chez nous avant Shabat.

En fait, il faut bien l’avouer, il n’y a plus grand monde qui passe par ici, je crois que ce ne sont pas plus que 300 personnes par jour qui passe fureter, en direct, vu que houmous a disparu de Google depuis que nous avons migré vers les Etats-Unis (comme ca on peut le dire, « j’emmerde la France et les pitres qui nous y cherchaient des poux »).

Il y a aussi le fait que je suis pas mal absent, ne me donnant plus vraiment le luxe de faire passer houmous avant des choses primordiales : Torah, Famille, Tunne, Sante, etc…

C’est toutefois pas pour cela que j’arrêterai, disons que je tiendrai le coup en attendant des jours meilleurs…

Voila, Shabat arrive et je vous le souhaite excellent. Ici, comme vous le voyez sur la photo, il sera pluvieux, B’’H. On a eu 30 degrés la semaine dernière, on tourne autour des 10 degrés pour le moment, une chance qu’on a Pourim dimanche et lundi pour se réchauffer !

Un Pourim que je vous souhaite aussi excellent, enivré mais pas trop (on va faire des efforts cette année), et plein de Sim’ha !!!

(Conseil d’un ami russe reçu à Paris il y a quelques semaines : ne jamais descendre dans le degré d’alcool ! Donc commencez à la bière, ensuite le vin, et s’il faut, whisky ou Vodka, mais PAS dans une autre combinaison !)

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La Parasha de la semaine : Tetsave et Pourim

Vendredi 26 février 2010

Spécialement pour Grandpas, un ami non juif, qui a été le seul à me demander de ne plus oublier de mettre un commentaire sur la Parasha… fort non ?

« Et eux, ils prendront l’or, l’azur, le pourpre, le vermillon cramoisi, le lin fin » CHEMOT (28,5).

La Paracha Tetsave est la suite logique de la Paracha de la semaine dernière (Terouma). Après avoir expliqué la construction du Michkan, le sanctuaire, la Torah présente le Cohen qui y travaillera. La Torah insiste donc sur les habits du Cohen, et sur les tâches que ce dernier accomplira.

Le verset en entête nous parlent des collecteurs qui allaient ramasser les offrandes pour la construction du Michkan.

La guemara Baba Batra 8b présente des lois relatives à la collecte d’argent pour les pauvres de la ville.

Il y a une caisse en numéraire (koupa), et une caisse en nourriture (Tam’houy). La koupa permet de donner aux pauvres de l’argent pour vivre pendant une semaine. Le Tam’houy permet de donner à manger au jour le jour.

La koupa est réservée aux pauvres de la ville, alors que le tam’houy est (aussi, ou exclusivement, c’est une discussion) consacré aux pauvres d’ailleurs, qui sont de passage et que l’on doit nourrir.

La guemara continue en disant que les responsables de la ville peuvent changer l’affectation des dons reçus, en cas de besoin. Ex. : il y a plus de pauvres venant de l’extérieur, et moins de pauvres dans la ville (Neuilly sur Seine ?).
En effet, quand on donne aux collecteurs de la ville, cela sous-entend que l’on donne pour le bien de la ville. Et donc, si nécessaire, on accepte un changement d’affectation.

En revanche, quand le collecteur ne représente pas la ville mais une cause (collecte de tsedaqa pour une action précise), il est interdit de changer l’affectation des dons.

La guemara nous dit aussi que lorsque l’on nomme une personne qui aura la responsabilité d’être collecteur pour la ville, il faut en nommer au moins deux.
D’où le sait-on ? de la paracha de la semaine, verset en entête !

En effet, le verset dit : « eux, ils prendront… », ils étaient donc au minimum deux pour récolter les dons.
Le fait d’être 2 apporte un gage de sérieux, et c’est un gage de vérité. A titre d’exemple, on ne croit pas un seul témoin, mais 2 témoins, c’est la vérité !

Et, ces personnes nommées avaient non seulement des responsabilités, mais elles représentaient aussi l’autorité. Elles avaient le droit de prendre des gages des personnes récalcitrantes qui ne voulaient pas donner !

Aujourd’hui, il n’y a que les impôts qui se servent par la force. Pour la tsedaqa, il faut s’éduquer et comprendre que l’on doit donner.
Un des commandements de Pourim est de donner aux pauvres. Je dois comprendre que l’argent que j’ai est une chance.
Je dois donc être assez intelligent pour donner et ne pas être matérialiste.

Par Stéphane Haim COHEN
D’après Baba Batra 8b, Editions Sotenschtein

La photo du jour

Lundi 15 février 2010


Bibi est en Russie.

Ici on le voit avec le président russe, Medvedev.

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Que peut bien regarder Bibi avec un tel regard ? Perso, je pense qu’il s’est rendu compte que Putin s’était caché derrière le divan, voir s’était déguisé, à l’approche de Pourim, en servante.

Et on voit bien Bibi en train de lui dire « Vladimir, enlèves ce maquillage, vires ton pantin qui me tient la main, et discutons un peu de choses sérieuses… »

Je me trompe ?

 

(Pour ceux qui se demandent pourquoi subitement je suis si présent, ce n’est que passager, je tente du fumer moins de clopes, donc au lieu de sortir sur ma terrasse, je suis ici. Mais ca devrait changer demain, ou je m’y remets comme il se doit, ou je me mets à faire un puzzle !)

PAF !

Lundi 15 février 2010


Il fait pratiquement 30 degrés ici les amis…

Un hiver d’indiens !!!

Droit de vote pour les israéliens à l’étranger

Lundi 15 février 2010


Je n’avais pas vraiment d’idée là-dessus, me demandant ce que ca pouvait rapporter, et à qui…

Je me demandais justement pourquoi c’est Bibi qui propose cette loi, n’imaginant pas les centaines de milliers d’israéliens qui vivent surtout aux Etats-Unis, aussi en Europe, avoir la fibre sioniste, et donc voter plus à droite. Ils sont partis, c’est qu’ils ont préféré la facilité, le confort, au partage d’idéaux, et d’éventuelles difficultés qui conditionnent la vie en Israël.

 

Je me foutais donc un peu de cette histoire, jusqu’à ce que je tombe sur un papier de Yair Lapid, que je ne porte pas toujours dans mon cœur, mais qui a des coups de « génie » qui font que je ne refuse jamais de le lire.

 

Je traduis quelques lignes d’un papier que vous trouverez en anglais ici :

 

« La loi que le premier ministre Netanyahou a accepté de présenter cette semaine après avoir été pressé de le faire par Lieberman, implique que quelqu’un peut vivre dans ce froid (il fait référence à la tempête de neige qui s’est abattue sur l’est des USA et dont il a été témoin), se réveiller le matin, déblayer la neige autour de sa maison, sortir son GMC du garage, prendre la route en traversant Washington, entrer dans une petite pièce, voter pour Lieberman, l’Union Nationale ou Meretz, déterminer notre destin, interférer dans notre futur, décider de comment nos vies seront, et ensuite retourner à la maison, embrasser Irène ou Catherine, et aider John Junior à préparer une dissertation sur Lincoln ou la Guerre Civile. »

 

C’est tout simplement parfait selon moi, tout y est. Dans la grande majorité des cas d’israéliens que je connais de près ou de loin et qui sont partis à l’étranger, j’ai entendu ces mêmes ingrédients, différente météo, différente mentalité, différentes choses à apprendre, différente approche de l’assimilation, etc.

 

Ca ne m’arrive pas souvent d’être convaincu en quelques mots, surtout pas de la part d’un type comme Lapid, mais ici, banco, je milite des maintenant pour empêcher le droit de vote aux israéliens qui ont décidé de changer de combat…

La petite histoire d’un con, au milieu d’une bande de cons

Mercredi 10 février 2010


Faut être con tout de même…

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Un ambassadeur arabe aux Emirats a fait annuler son mariage après s’être rendu compte que sa nouvelle femme avait de la barbe et louchait.

Beinh oui, à faire des « shidouchim » en face d’une gazelle masquée, ont peut avoir des surprises à l’arrivée. Le mec l’a en plus mal pris, à réussit à faire annuler le mariage, mais n’a pas obtenu les compensations qu’il demandait.

C’est logique, la barbe, il ne pouvait pas savoir, j’entends, si on prend pour acquis que ces types trouvent normal d’épouser l’homme au masque de fer. C’est leur problème, leur petit prix Nobel.

Mais elle louchait aussi apparemment, un de ses deux griefs. Je me demande donc ce qu’il regardait lors de leurs rencontres, vu que les yeux, c’est le seul truc qui apparaît avec le niqab…

Enfin, c’était la petite histoire d’un con, au milieu d’une bande de cons.

Paris…

Jeudi 4 février 2010


J’ai passé cette semaine 53 heures à Paris et, je sais, je n’ai vu personne de Houmous, ni d’ailleurs d’ailleurs.

 

C’est évidement entièrement de ma faute, c’est clair, je n’ai contacté personne…

 

Mais pour positiver, j’ai eu deux jours de boulot intensif qui se sont très bien passé, j’ai même eu l’occasion de voir la tour Eifel de loin, la nuit, et de gouter ce resto indien casher. J’ai même pris le métro deux fois…

 

LOL

 

Donc si je n’ai vu aucun d’entre vous c’est parce que le but était de bosser, et, ceux qui me connaissent un peu, savent que je ne supporte pas passer de temps en ‘houl, loin d’Israël et de ma famille… je suis devenu très casanier, et j’aime bien mon désert et ce qui l’entoure…

 

Alors voila, sorry messieurs dames de m’être montré pressé, en fait je suis désolé pour moi, j’aurais tellement voulu rencontrer quelques uns d’entre vous et de revoir les autres… Mais d’avoir une soirée de libre m’obligeait à rester 48 heures de plus…

 

De plus dans Paris, et comme vous m’avez connu au début, j’aime bien faire mes petites remarques sur tout… :-)

 

Donc, Paris…

 

J’étais je pense dans les beaux quartiers, et je tiens à dire que la ville est magnifique, ces bâtiments, ces grands boulevards, ces boutiques, vraiment top, j’ai vraiment apprécié d’y passer quelques minutes… plus, ca aurait peut être été de trop :-)

Je tiens aussi à dire que je n’ai pratiquement pas vu le poids de l’immigration, si vous voyez ce que je veux dire, c’est que cette ville doit vraiment être ghettoïsée… A part un chauffeur arabe avec qui on a signé un traité de paix bien entendu, j’avais un peu arrosé, plus la fatigue, je me suis mis à bavarder… il a très bien pris le fait que je lui dise que j’habite sur ma propre terre dans ce qu’il appelle une « colonie »… Un chouette gars, et deux solutions.

Ou il est toujours arabe, donc franc, et il était vraiment à l’écoute et ouvert, très ouvert, ou il est devenu européen, français, donc faux-cul. Soit…

 

Petit coup de gueule sur ce resto indien que je ne nommerai pas (enfin, il y en a qu’un, tant pis).

J’attendais ca avec impatience depuis des années. Enfin me manger un indien, ce que je ne fais plus depuis que je mange casher (8 ans et des poussières je crois), vu que je n’en trouve pas en Israël. En plus il a une bonne casheroute apparemment, et était, selon les dires, assez class…

Je débarque donc là-bas avec mes « collègues » de boulot. On est reçu par un très sympathique jeune gars religieux, petite barbe et kippa, rien à dire, une bonne tête. On nous installe à une table que je trouve trop petite. Merde quoi, un peu de place pour se remplir la panse tout de même, je me sentais comme dans l’avion en classe économique.

Un indien nous donne les cartes, ca a l’air apetissant. Il prend je crois un truc comme ½ heure pour revenir… cool l’indien. Cool aussi le fait qu’il marmonne des trucs en… indien. Le type me parle indien quoi, à voix basse. Je ne comprends rien donc je lui parle en hébreu, plus logique tout de même. Lui aussi il comprend rien donc subitement il fait une trouvaille dans son cerveau et me parle dans un français très moyen. On pense finalement qu’on a réussi à commander. Deux potes voulaient se barrer, mais comme ils savaient que j’attendais ce moment avec tellement d’impatience, nous sommes restés.

Il revient avec les boissons, qu’il dépose sur la table en en ayant rien à foutre de quoi est à qui.

C’est la que je me dis que ca devrait être comme en Israël ou comme aux USA, des serveurs payés au tip, comment on dit ca, au pourboire ? Et qu’il aille ensuite boire un truc sympa, pour tenter d’apprendre à sourire.

La nourriture n’avait rien du tout d’exceptionnel, vraiment, et les restos indiens traditionnels, comme je fréquentais à Londres, étaient bien plus généreux…

Donc bof pour la bouffe, et zéro pointé pour le service. S’il existe donc un mec comme moi, qui rêvé de resto indien casher, qu’il continue de rêver, et ne perde pas quelques dizaines d’euros.

 

Sinon, oui, le métro le matin. Vous le savez peut être, mais tout le monde regarde par terre, ou dans le vide, fixement. On croirait voir un film de science fiction… Un horrible monde qui serait à moitié envahit par une tribu hostile, un monde dans lequel il ferait froid et mouillé, un monde dans lequel le jour n’apparaitrait que tard dans la matinée, un monde cher, un monde dans lequel il y airait plus de chiens que d’enfants, un monde sans soleil, un monde sans D.ieu, un monde dans lequel une top model ferait une dédicace (véridique aussi) pour la sortie de son nouveau… design de string (elle doit signer les string, l’exception culturelle en effet),…. Un monde bizarre quoi.

Donc pas d’échange de regard, ce dont les israéliens sont friands, moi je regardais partout, je suis très curieux, mais eux, ils ne bougeaient pas…

Ca fait presque peur…

 

J’ai aussi eu ce drôle de sentiment de ne voir nulle part de garde armé à l’entrée des magasins, pas de détecteurs de métaux, ca faisait longtemps que je n’avais plus voyagé, c’est vrai. Ca a l’air tellement paisible… lol

 

Et pour finir (même si j’ai encore surement plein de trucs à dire, mais beaucoup de boulot), comme je l’ai évoqué ci-dessus, le cout de la vie… Mes amis, je vous plains ! J’espère que nous n’arriverons jamais en Israël à pareille décadence… Un pote paye 1800 euros pour un appart sympa avec seulement une chambre à coucher… Le quartier est chouette c’est vrai, mais ca va pas non ??? Et vous avez vu le prix des cloppes ? Le prix du taxi ???

 

Enfin soit, bonne merde, c’est un choix que de rester là-bas, mais vraiment, l’effort n’est pas aussi violent que vous le croyez pour vous casser de France et venir vous installer dans notre pays. Les boulevards, chez nous, ne sont pas des les villes mais dans les cœurs…