Archive pour octobre 2009

Pourquoi Israël perd les guerres militaires et médiatiques, Daniel Greenfield

Samedi 31 octobre 2009


Impossible de ne pas être secoué par la lecture de cette analyse pugnace, si conforme, hélas, à la réalité qu’elle fustige. Nul doute qu’il s’agisse d’un manifeste. On taxera probablement l’auteur de propos fascisants. On essaiera de le faire taire par tous les moyens, et surtout en le discréditant. Il reste que les esprits droits ne sortiront pas indemnes de cette lecture. Extraits : « Plus Israël a voulu montrer sa bonne volonté, plus il s’est trouvé acculé à la défensive. L’objectif des gouvernements israéliens successifs n’est plus d’être une grande nation ni une nation forte, mais d’être une nation qui plaise à tout le monde. […] Plus Israël a été sur la défensive, plus le terrorisme et la diabolisation d’Israël sont devenus terribles. C’est tout à fait naturel. Quand on bat en retraite, le feu de l’ennemi n’en devient que plus nourri. » - L’auteur ne s’en tient pas à ce constat de faillite : il préconise des mesures, moins audacieuses qu’il n’y paraît de prime abord, puisqu’il s’agit essentiellement, pour Israël, d’en revenir à son ancienne doctrine de combat qui a fait ses preuves. Le problème sera de convaincre les dirigeants israéliens. Tout ce que nous pouvons faire, à notre niveau, c’est sensibiliser l’opinion juive internationale à ces idées, afin que le gouvernement d’Israël sente qu’il aura son soutien s’il met en oeuvre ce qui, dans ces analyses, est politiquement et stratégiquement applicable. Merci à Marcoroz d’avoir détecté ce texte important et de l’avoir remarquablement traduit. (Menahem Macina).

 

Sur le Blogue Sultan Knish, 22 septembre 2009

Texte original anglais : Why Israel is Losing the Military and Media Wars

Traduction française : Marcoroz, pour upjf.org

Source : http://www.upjf.org/actualitees-upjf/article-17361-145-7-israel-perd-guerres-militaires-mediatiques-daniel-greenfield.html

 

A intervalles réguliers, des hommes politiques désorientés et d’autres responsables dépassés organisent des conférences afin d’essayer de comprendre pourquoi la Hasbara ne réussit pas et pourquoi Israël ne parvient pas à faire entendre son point de vue. Comme toujours, on leur suggère de recourir davantage aux cabinets de conseil en relations publiques, de trouver des manières innovantes de faire passer leur message, d’utiliser l’Internet de façon plus astucieuse, et, bien sûr, cette éternelle tarte à la crème : présenter une nouvelle image d’Israël. Naturellement, ils suivent ce conseil, mais avec pour seul résultat d’organiser une nouvelle conférence un an plus tard, afin d’essayer de comprendre pourquoi rien n’a changé.

 

La réponse est assez simple. Une opération de relations publiques pour se défendre, c’est comme une guerre défensive, ce n’est jamais efficace. Or, dans les relations publiques comme sur le champ de bataille, cela fait maintenant plusieurs décennies que les Israéliens sont sur la défensive. Résumé en une seule phrase, le message d’Israël donne ceci : « Nous n’avons rien fait de ce dont on nous accuse ». C’est le genre de message qu’on s’attend à entendre dans la bouche d’accusés lors d’un procès pénal, et c’est le genre de message qui n’impressionne personne. Son seul effet est de susciter un débat sur la validité des accusations mêmes, soit l’équivalent, en termes de relations publiques, de ce qu’a été Stalingrad pour le front russe.

 

La récente affaire Aftonbladet [1] est l’exemple même d’un scénario démontrant que la stratégie défensive d’Israël en matière de relations publiques est vouée à l’échec, encore et toujours. Le tabloïd suédois, Aftonbladet, a publié un article dont l’auteur prétendait que des soldats israéliens tuaient des Arabes palestiniens pour prendre leurs organes. Le gouvernement israélien a déclaré que cet article ne présentait aucune preuve, que rien de tel ne s’était jamais produit, et il a exigé un démenti du journal et sa condamnation par le gouvernement suédois. Le seul résultat qu’Israël ait obtenu a été de faire connaître au monde cette fausse allégation et de susciter ainsi un débat sur le point de savoir si les soldats israéliens tuaient ou non des Arabes palestiniens pour s’emparer de leurs organes. Il ne restait plus à l’auteur de l’article, ravi de sa notoriété toute fraîche, qu’à aller plus loin encore dans ses allégations [2] et à entreprendre une tournée dans le monde arabe. Quant aux propagandistes gauchistes, ils ne peuvent que rire de la tournure prise par les événements, car, une fois de plus, Israël s’est fait pigeonner en entrant dans le jeu, perdu d’avance, de s’expliquer publiquement en position défensive.

 

Toute guerre défensive est une réaction passive. Depuis vingt ou trente ans, Israël s’épuise à ne faire que réagir. Par réagir, je veux dire qu’Israël continue à répondre aux attaques dont il est l’objet au lieu de reprendre l’offensive. Lors de la guerre des Six-Jours, Israël avait réagi au plan d’attaque de Nasser en le devançant et en passant à l’offensive. Résultat : Israël a connu son heure de gloire. Lors de la guerre du Kippour, Israël a attendu passivement, et il a failli être détruit.

 

Peut de pays peuvent se permettre de se limiter à réagir et à se défendre, et Israël moins que tout autre, car il est dépassé en nombre par des ennemis plus grands et plus nombreux qui peuvent l’avoir à l’usure en recourant simplement à  la force brute. Et c’est exactement ce qui se passe, aussi bien dans les médias que sur le champ de bataille. La campagne de terrorisme planifiée, financée et menée d’abord par l’URSS, puis par le monde arabo-musulman, a laminé Israël, militairement et politiquement.

 

Les plus grandes ressources d’Israël étaient sa capacité d’innovation, sa mobilité et son génie, des qualités exploitables surtout dans une offensive. Mais Israël est resté sur la défensive, ne cessant de battre en retraite, d’abandonner le territoire physique et idéologique à ses ennemis, tout en se demandant combien il devait céder encore pour arrêter l’hémorragie, ce qui est précisément le type de réaction qui ne peut que l’acculer encore davantage à la défensive.

 

Israël veut une solution au conflit. C’est aussi ce que veulent ses ennemis, tant dans le monde musulman qu’à gauche et à l’extrême droite. Une solution finale. Chaque tentative d’Israël de proposer une solution n’a abouti qu’à le rapprocher de cette solution finale. Plus Israël a voulu montrer sa bonne volonté, plus il s’est trouvé acculé à la défensive. L’objectif des gouvernements israéliens successifs n’est plus d’être une grande nation ni une nation forte, mais d’être une nation qui plaise à tout le monde.

 

Le problème, c’est que “tout le monde”, c’est un milliard de musulmans et un nombre important de gauchistes qui considèrent l’existence même d’Israël comme une offense à leurs convictions profondes. Et puis, il y a les intérêts commerciaux des Occidentaux, qui croient que les Arabes seraient bien plus aimables avec eux s’il n’y avait pas Israël entre eux. Et la Russie, qui entretient des guerres au Moyen-Orient comme un jardinier entretient ses fleurs. Enfin, il y a le reste du monde, qui n’est pas trop porté à embrasser la cause de perdants qui ne cessent de s’excuser d’exister et coupent leur pays en morceaux pour gagner la faveur de terroristes qui tentent de les faire disparaître de la surface de la terre.

 

Pour résumer le problème en termes simples, plus Israël se met sur la défensive, plus il s’affaiblit, non seulement sur le plan militaire, mais aussi sur le plan politique. Les conflits de réaction sont extrêmement épuisants. Ils obligent à veiller constamment à l’éventualité d’attaques, puis à s’efforcer de les contrer. Dans ce genre de scénario, l’avantage est toujours à l’attaquant, qui dispose de plus de temps pour préparer son offensive, et de plus d’espace pour se retirer en cas d’échec.

 

Frapper et disparaître dans le désert, puis frapper à nouveau, telle était la stratégie classique de pillage des brigands arabes, parmi lesquels un charmant coupeur de têtes nommé Mohammed. Au temps du Mandat britannique, le général anglais Orde Wingate, qui devait jouer un grand rôle dans l’élaboration de la doctrine des futures forces de défense israéliennes, répondait à ces attaques en allant combattre l’ennemi avec de petites unités mobiles et rapides et garder ainsi l’initiative de l’offensive.

 

Le passage suivant, tiré du site officiel consacré à Wingate, explique cela très bien :

 

Bien qu’impressionné par le dévouement et l’esprit de sacrifice qui régnaient au sein de la Haganah, Wingate était exaspéré par le caractère défensif des forces juives. Il se rendait compte qu’elles ne pourraient pas stopper la violence avec leurs tactiques défensives et leurs fortifications. Par sa politique de modération, la Haganah abandonnait l’initiative et la mobilité aux combattants arabes.

 

Les Britanniques essayaient de compenser cela par une défense active avec des opérations mobiles de ratissage et de frappe, et le maintien d’importantes positions statiques pour conserver un contrôle gouvernemental efficace. Des colonnes mobiles et des patrouilles étaient envoyées pour traquer les rebelles partout où ils se terraient. Les mouvements et les actions des Britanniques sont cependant devenus répétitifs et réguliers. Avec un ennemi souvent impossible à distinguer de sa base de civils et des troupes souvent stationnées près des zones arabes peuplées de civils, “il était difficile de garder secrètes des opérations menées dans un milieu largement hostile, si bien que l’élément de surprise était perdu ; en même temps, obtenir une information fiable sur l’ennemi était  difficilement possible.”

 

A propos d’une importante intervention des forces britanniques, un responsable juif fit ce commentaire :

 

« Ils franchissaient les collines et les vallées, et apparaissaient finalement avec quelques pistolets turcs rouillés et quelques cartouches vides […] Les bandits arabes n’avaient qu’à dissimuler leurs armes et se mêler à la population des villages. Non seulement la formidable armée britannique ne trouvait absolument rien, mais elle se discréditait et se ridiculisait aux yeux de toute la population. »

 

En 1938, le général Archibald Wavell, commandant intérimaire des forces britanniques en Palestine, fut obligé de reconnaître que de telles actions, de même que les bombardements aériens, avaient seulement « un effet temporaire ».

 

Wingate envisageait de petites unités mobiles de volontaires triés sur le volet, qui combattraient de façon agressive et  non conventionnelle […]

 

« Il n’existe qu’un moyen d’affronter cette situation : c’est de convaincre ces bandes qu’avec leurs raids crapuleux, ils ont toutes les chances de se retrouver face à une coalition étatique déterminée à les détruire, non par des échanges de coups de feu, tirés à distance, mais par un assaut physique avec des baïonnettes et des bombes. »

 

La nouvelle unité devait porter la guerre chez l’ennemi, lui ôter l’initiative et le déstabiliser. Il s’agissait donc de

 

« créer dans leur esprit la conviction que les forces gouvernementales agiraient la nuit et sauraient les surprendre dans les villages ou dans la campagne ».

 

Ce serait une force constituée de Britanniques et de Juifs agissant sous son commandement et se déplaçant principalement la nuit dans les zones de combats, forte des alliés de la nuit : la tromperie, la surprise, le choc.

 

Depuis, Israël a oublié les leçons de Wingate qui avaient permis à Tsahal de devenir cette force redoutable qu’elle était. Israël en est revenu aux fortifications et aux sentinelles… et au modèle des troupes d’assaut britanniques qui accomplissaient dans le désert des démonstrations de force aussi spectaculaires que totalement inutiles. Et cela est vrai non seulement d’Israël, mais également des États-Unis depuis 2004.

 

Avec des tactiques défensives, on ne peut pas gagner. On ne peut que perdre son sang. Et Israël perd cruellement son sang. Ce pays qui avait réussi Entebbe, qui était allé sauver des otages sur un autre continent, n’est même plus capable de sauver un seul de ses soldats retenu en captivité à l’intérieur de ses propres frontières. Ce pays, autrefois salué comme un symbole de résurrection, a été diabolisé dans le monde entier. Et le pire, dans tout cela, c’est qu’Israël est resté passif et a laissé faire.

 

Israël est trop petit pour pouvoir continuer de perdre son sang indéfiniment. Ses soldats et sa population n’en peuvent plus de devoir toujours être sur le qui-vive et attendre continuellement d’être attaqués. Ses citoyens et ses défenseurs dans le monde entier se lassent de devoir répondre à des accusations toujours plus grotesques. Cela ne peut pas durer éternellement. Les dirigeants israéliens l’ont compris, mais ils n’en ont pas tiré les bonnes leçons et ont décidé d’aller encore plus loin dans la défensive en négociant avec l’ennemi. Ils se sont trompés. Lourdement.

 

Pour survivre face à des ennemis plus grands que lui, un petit pays doit être prompt à l’attaque, il doit être craint, il doit jouer sur l’effet de surprise et cultiver sa réputation d’avoir des capacités surhumaines. Israël a été comme cela autrefois. Maintenant, il n’en reste plus rien. Mais s’il veut survivre, il faut qu’il retrouve toutes ces caractéristiques.

 

Le problème d’Israël, ce n’est pas le terrorisme mais la défensive. Israël possède la capacité de détruire toute organisation terroriste à l’intérieur de ses frontières en l’espace d’un mois. Israël n’a pas vraiment un problème de relations publiques. Son problème provient d’un conflit continuel avec des organisations terroristes qui ont de nombreux sympathisants à l’étranger. Qu’il détruise les organisations terroristes, qu’il reprenne le contrôle des territoires contestés, et ce problème de relations publiques ne sera plus qu’une fraction de ce qu’il était. Plus important : le problème perdra sa signification.

 

La guerre médiatique contre Israël, la guerre juridique et les diverses autres formes de guerre asymétrique nécessitent un investissement en ressources. Pour qu’il soit intéressant d’investir dans ces ressources, il faut que ce soit visiblement payant. Plus Israël reste sur la défensive, plus ses ennemis obtiennent des gains territoriaux et politiques, et plus ces tactiques semblent payantes. Inversons ce scénario, et ces ressources seront réinvesties ailleurs, faute de produire des résultats tangibles.

 

Il a été démontré que les techniques utilisées par Israël contre le terrorisme ne changeaient pas grand-chose à la manière dont il était diabolisé. Que les tanks israéliens fracassent l’enceinte d’Arafat, ou qu’Israël construise une clôture frontalière défensive et non-violente, il est toujours diabolisé de la même manière. Il en est ainsi parce que la diabolisation n’est pas une réponse morale à une politique particulière, mais un état d’hostilité permanent dirigé contre Israël pour soutenir les terroristes musulmans et marxistes. Le seul moyen de mettre fin à cette diabolisation consiste à supprimer sa motivation, c’est-à-dire à supprimer les terroristes.

 

Les accords d’Oslo n’ont nullement atténué la diabolisation d’Israël dans le monde. Au contraire, après une brève lune de miel, ils l’ont aggravée de façon significative. En effet, on se rapprochait du but recherché. C’est que plus Israël faisait de compromis, et plus sa position au plan international se détériorait. En faisant des compromis, Israël montrait sa faiblesse à ses ennemis comme à ses alliés, si bien qu’il encourageait les premiers et qu’il amenait les derniers à réévaluer sa capacité de survie. Plus Israël  a été sur la défensive, plus le terrorisme et la diabolisation d’Israël sont devenus terribles. C’est tout à fait naturel. Quand on bat en retraite, le feu de l’ennemi n’en devient que plus nourri.

 

Pour beaucoup de Juifs, d’Israéliens et de sympathisants, qui voient en Israël une nation luttant contre la terreur marxiste et islamiste, le problème semble impossible à résoudre. Politiquement et militairement, la situation est un nœud gordien, fait de complexités enchevêtrées. Il faudrait un Alexandre ou un Wingate pour trancher ce nœud. Les problèmes que rencontre Israël sur le plan médiatique et sur le plan militaire trouvent leur origine dans une stratégie défensive suite à laquelle le pays s’est retrouvé pris dans ce nœud gordien. Pour survivre, Israël doit prendre l’offensive, trancher le nœud et assurer son propre salut, ou périr étouffé par ce nœud dans lequel ses ennemis l’ont enserré.

 

Daniel Greenfield © Sultan Knish

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Notes d’upjf.org

[*] Sur ce “blood libel” à la suédoise, voir : Donald Boström, “«On vole nos fils pour prendre leurs organes»” (25 août 2009) ; M. Macina, “L’ «aftonbladette» comme Boström, recette pour criminaliser, à l’ancienne, les Israéliens” (même date).

[2] Voir : “Donald Boström récidive: «Le vol d’organes par l’armée israélienne dépasse les 1000»”

La Parasha de la semaine : Le’h Le’ha

Vendredi 30 octobre 2009


A lire et/ou étudier pour la guérison complète, la refouah shelema de Chochana bat Baya

 

Le’h Le’ha est une Parasha très appréciée et souvent étudiée par nos plus jeunes enfants, car elle marque le début de la formation du Klal Israël.

 

Avraham, alors âgé de 75 ans, est soumis dans cette Parasha à l’épreuve de quitter son pays natal. Bien qu’il y soit un personnage très influent, Hashem a jugé qu’il est arrivé à un tel niveau que le monde entier doit découvrir qui il est, et quel est son message.

 

Avraham quitta ainsi son pays accompagné de Sarah : sa femme, Loth : son neveu, ainsi que tous ceux qui avaient suivi les enseignements d’Avraham et de Sarah et s’étaient « convertis ».

La Torah raconte qu’il y eut une famine qui sévit dans le pays de leur destination : Kena’an et qu’ Avraham dû descendre en Egypte afin d’y recueillir de la nourriture.

A leur retour, la relation entre Avraham et son neveu Loth se gâta :

« Avram remonta de l’Egypte.Il était très riche en bétail, en argent et en or..Loth, qui accompagnait Avram, avait aussi du menu bétail, du gros bétail et des tentes. La terre ne pouvait les porter s’ils demeuraient ensemble. Il y eut une querelle entre les bergers de Loth et ceux d’Avram.. Avram dit à Loth : Qu’il n y ait pas de querelle entre nous, ou entre nos bergers,.De grâce, sépare toi de moi, si tu vas à gauche j’irai à droite, et si c’est à droite, je prendrai à gauche.Loth se dirigea du côté oriental et ils se séparèrent l’un de l’autre : Avram demeura en Kena’an et Loth.dressa ses tentes jusqu’à Sédom ».(Béréchit 13, 1-12)

 

Question

 

Nous trouvons dans le Midrash une Ma’hloket (controverse) quant à la conduite d’Avraham envers son neveu :

D’après Rabbi Yehouda : « Hashem fut fâché de leur séparation et dit : « Avraham est prêt à se rapprocher de n’importe qui, sauf de son neveu !? ». (C’est-à-dire qu’Hashem reproche à Avraham d’être prêt à sauver les âmes du monde entier et pas celle de son plus proche parent).

Selon Rabbi Ne’hemya c’est exactement l’inverse : « Hashem s’irrita du fait que Loth ait accompagné Avraham tout ce temps : - Je lui ait dit : Je donnerai à ta descendance ce pays là, et lui il s’attache à Loth (qui n’est que son neveu) !? Autant aller chercher deux enfants abandonnés au marché pour en faire ses héritiers ! » (Béréchit Raba 41,18).

 

D’après certaines opinions, Avraham était même en danger de mort pour avoir gardé dans son entourage un être indigne et impie: Loth; selon d’autres, c’est Loth lui même qui était la cause de la famine (Yalkout Réouvéni).

 

Il existe un principe, explique Rav Dessler z.ts.l, que dans les Midrashim il n y a jamais de vrai Ma’hloket (controverse), chaque avis reflétant plutôt une vision différente des choses. On peut alors se demander comment concilier ses deux avis radicalement opposés : Fallait-il se séparer de Loth : oui ou non ?

 

Il est clair qu’Avraham avait un dilemme: d’une part il se devait de rapprocher Loth d’Hakadosh Barou’h Hou, et de l’aider à remonter la pente; d’autre part, la fréquentation de Loth était devenue dangereuse pour Avraham et risquait de lui porter préjudice dans sa mission sur terre : répandre la connaissance d’ Hashem parmi tous les être humains. En effet comme le dit Rashi (13-11): Loth se sépara d’Avraham car il ne le supportait plus : « ni lui, ni son D… ».

 

Rav Dessler z.ts.l énonce un principe qui nous aidera à y voir plus clair : bien que l’essentiel de la Avodat Hashem (service Divin,application des Mitsvot) ne concerne qu’un homme et lui-même, chacun a aussi le devoir d’aider et d’influencer positivement les gens qui se trouvent autour de lui. Cependant, avant de s’investir dans cette mission difficile, il faut être sûr d’être à un niveau suffisamment élevé permettant d’être les seuls à influencer, sans subir d’influence réciproque négative.

 

Ainsi pour rapprocher quelqu’un de la Torah, il faut se hisser à un niveau où nous pourrons l’aider en étant certain de ne pas régresser.

 

Nos sages énoncent un grand principe spirituel qui conforte cette idée : « Devarim Hayots’im Min Halev N’ihnassim El Halev »« Seules les paroles qui sortent

du coeur pénètrent dans le coeur ».

 

Rav Dessler z.ts.l explique que seul un homme qui a parfaitement intégré un message et fait corps avec lui, peut le faire pénétrer chez son prochain.

Par contre, celui qui l’a juste assimilé intellectuellement mais ne le vit pas suffisamment par manque de travail sur lui-même, ne réussira pas à le transmettre.

 

Finalement, celui qui n’est pas à un niveau suffisamment élevé et essaye d’imiter Avraham en voulant rapprocher les gens éloignés de la Torah, ne produira pas d’effets durables sur eux et prend le risque de lui-même régresser.

La Torah est souvent comparée à l’eau, celle-ci ne coule que du haut vers le bas; ainsi, seul celui qui est véritablement au dessus a une chance de transmettre sa Torah aux autres.

 

On comprend mieux les avis opposés de chacun des Midrashim :

d’après Rabbi Ne’hemya, Hashem examina le niveau extrêmement bas de Loth, son manque de volonté d’avancer dans la Torah et évalua que même Avraham, dans toute sa grandeur, ne pourrait pas ramener Loth vers le bien : le côtoyer était donc un danger pour Avraham qui subissait son influence. (D’ailleurs La She’hina (présence divine) ne s’adressa pas à Avraham pendant toute la période où il fréquenta son neveu).

Cependant d’après Rabbi Yehouda, Hashem attendait d’Avraham qu’il travaille sur lui-même jusqu’à se hisser à un niveau encore plus élevé où il aurait pu aider Loth. La situation exigeait certes une séparation, mais Avraham Avinou n’aurait pas dû s’en contenter !

 

Notre Parasha évoque ainsi plusieurs problèmes actuels qui touchent chaque Ben Israël:

 

Comment doit-il intervenir dans l’évolution spirituelle de son prochain ?

D’autre part, comment expliquer et gérer cette tendance naturelle que nous avons de vouloir que notre entourage s’améliore dans leur pratique de la Torah ?

 

Dans un premier temps, il faut apprendre à se méfier des bonnes intentions qui nous animent dans ce domaine, car souvent cette envie d’aider les autres à avancer dans la Torah est un moyen qu’utilise le Yetser Hara’ (mauvais penchant) pour nous empêcher d’avancer nous-mêmes. D’autant plus, qu’il est extrêmement plus facile de voir les défauts des autres que de voir les siens (qui sont d’ailleurs très souvent ceux qui nous reprochons aux autres !).

 

Le Yetser Hara’ (mauvais penchant) sait pertinemment que le véritable objectif, que fixe la Torah à travers les 613 Mitsvot, est que chacun s’occupe de sa propre évolution spirituelle, et il veut donc nous en empêcher par tous les moyens.

 

Le Yetser Hara’ sait aussi que si nous parvenions à nous améliorer sur nos propres points faibles, nous pourrions alors atteindre un niveau où nous serions réellement apte à aider les autres, et ceux qui nous entourent seraient, à notre contact, naturellement attirés vers la Torah et les Mitsvot.

 

Ainsi, le plus grand danger pour le Yetser Hara’, et plus généralement pour le Mal, est que nous nous améliorions nous même, comme le disait Rav Israël Salanter z.ts.l : « Un Homme (à cause de son Yetser Hara’) est prêt à faire régner Hashem sur le monde entier. sauf sur lui-même ! ».

 

Il nous incombe ainsi de corriger cette dérive en prenant conscience que l’homme est un microcosme (monde de petite taille) dont l’intériorité, d’essence divine, est infinie. A un certain niveau, il contient donc en lui tout ce qui existe. Le meilleur moyen de construire le monde et de le bonifier est finalement de se construire soi-même en profondeur et au maximum. Comme l’écrit le Messilat Yesharim(chap.1 L’engagement de l’homme dans le monde):

« Le monde (et tout ce qu’il contient) a été créé pour servir l’homme. Si l’homme se laisse attirer par le monde et s’éloigne de son Créateur, il se détruit et détruit le monde avec lui. S’il se domine, s’attache à son Créateur, et n’utilise le monde que comme outil pour servir Hashem, il arrive alors à s’élever et élève le monde entier avec lui… ».

 

Le Rav Israël Salanter z.ts.l explique de plus (au nom du zohar HaKadosh Vayéra 105b), qu’au niveau spirituel, toutes les âmes sont liées et qu’un Ben Israël a ainsi la possibilité d’interagir sur d’autres juifs, à distance, en travaillant sur lui-même. Par exemple, disait-il, lorsque un Ba’hour (étudiant en Torah) se renforce dans son étude en Lituanie, au même moment en Pologne, un patron juif prend la décision de fermer son magasin avant l’entrée du Shabbat, et un jeune parisien réalise qu’il est temps de se mettre à manger Casher.

 

Voilà le principe : Plus un homme aime le Klal Israël (peuple d’Israël) et souhaite profondément qu’il s’améliore, plus les efforts qu’il fera dans sa propre Avodat Hashem (service d’Hachem, accomplissement des Mitsvot) rayonneront sur l’intériorité d’autres juifs.

 

En résumé:

Prenons garde à ne pas nous précipiter dans le piège du Yetser Hara’ (mauvais penchant), qui nous appâte avec ce qui s’apparente à une grande Mitsva : Rapprocher les juifs, pour nous détourner des devoirs premiers qui nous incombent.

 

Celui qui veut réellement aider les autres, doit savoir, explique Rav Dessler z.ts.l, que le meilleur moyen de les influencer dans un domaine donné est de soi même grandir et se travailler perpétuellement dans ce domaine là. Comme le dit le dicton populaire : « Seul un verre plein peut déborder » (de même, seul un homme rempli de Torah peut réellement la transmettre).

 

Pour la petite histoire .

A la fin du 19ème siècle, un habitant de la ville de Brisk, entraîné sur les « chemins » des « émancipés » au point de transgresser le Shabbat et de manger de la nourriture non Casher, se rendit un jour dans sa ville natale.

Il voulait rendre visite à Rabbi ‘Haïm de Brisk z.ts.l, l’un des plus grands maîtres de cette génération, dans l’intention - bien entendu - d’avoir un débat existentiel avec lui.

Lorsque le Rav le vit, il lui demanda d’où il venait.

Celui-ci lui répondit qu’il arrivait de Berlin.

« Comment es-tu descendu aussi bas, au point de même transgresser le shabbat et de manger de la nourriture non Casher ? - lui demanda le Rav ?

« Eh bien - répondit-il - j’ai rencontré de nombreuses contradictions dans le judaïsme.»

Le Rav lui dit alors :

« je suis prêt à en parler avec toi, mais avant tout, dis-moi sincèrement si tes questions, tu te les ai posées avant tes transgressions ou après ? ».

Il lui répondit « après ».

« Si c’est ainsi, je ne peux pas répondre à tes questions, car saches qu’elles ne sont pas des questions mais des prétextes ! La preuve en est qu’elles ne sont apparues qu’après ton éloignement de la Torah. En réalité, c’est ta volonté profonde de vouloir enlever de toi le Joug de la Torah et des Mitsvot qui t’a motivé consciemment à trouver ces « contradictions » afin qu’elles te permettent de transgresser la Torah sans trop de remords.

Au final, tes questions ne sont pas des questions mais des réponses à ton nouveau choix de vie. Quant à moi, je veux bien essayer d’apporter des réponses à des questions. mais je n’ai aucune réponse à fournir à tes réponses !

 

Dvar Torah rédigé par le Rav David A. PITOUN

La fumisterie Goldstone : pourquoi il faut s’en réjouir

Jeudi 29 octobre 2009


Un très bel article de Daniel Haïk paru la semaine dernière dans Hamodia (lu dans la presse, et envoyé par Phil) :

 

DE LA TOUR DE BABEL AU PALAIS DES NATIONS UNIES

(Par Daniel Haïk - 21.10.2009)

 

«Allons, bâtissons-nous une ville et une tour dont le sommet atteigne le ciel…»

[Beréchit 11, 4]

 

Les bâtisseurs de la Tour de Babel étaient tellement gonflés d’orgueil et sûrs de leur savoir qu’ils se sentaient capables de remettre en cause la Toute-Puissance divine. Ces dignes représentants de la génération de la Division étaient prêts à s’unir, mais uniquement pour déclarer la guerre à D.ieu [Rachi 11, 1].

Leur sanction a été à la mesure de leur ambition néfaste: Dispersés aux quatre coins de la terre, ils ont perdu la capacité de dialoguer.

D’une certaine manière, les délégués des Nations Unies, qui s’acharnent ces dernières semaine à vouloir asseoir Israël sur le banc des accusés de l’Histoire sont les dignes descendants de ces bâtisseurs de la Tour de Babel.

Souvent issus de pays où l’on piétine des droits de l’homme, les voici capables de dominer leurs différences de langage et de culture, et de surmonter leur éloignement géographique pour s’unir, non plus dans un combat contre D.ieu dans lequel ils ne croient toujours pas, mais pour salir Son peuple et les habitants de Sa terre. Souvent issus de pays où le prix d’un bloc de béton est plus élevé que celui d’une vie humaine, ils sont les héritiers de ces globalisateurs qui, dans l’édification de leur Tour de la Confusion (Babel) étaient, comme l’explique le Midrash, plus consternés par la chute d’une pierre que par celle d’un ouvrier.

 

Après avoir été adopté par la commission des «Droits de l’Homme» de l’ONU à Genève, le Rapport Goldstone devrait donc être déposé dans l’enceinte de ce palais de verre de New-York qui n’est pas sans rappeler cette Tour de Babel construite pour atteindre le Ciel et rivaliser avec le Créateur de l’Univers.

 

Le Rabbi de Kloïsenbourg, Rav Yekoutiel Yehouda Halbershtam zt”l [1905-1994] qui fut le fondateur du quartier de Kiryat Sanz et de l’hôpital Laniado à Netanya, disait , pour commenter un célèbre passage du Traité de Sanhédrin [98a] qu’à priori le Machiah viendrait lorsqu’une génération serait totalement méritante.

Toutefois, précisait ce Rav, «si cela devait s’avérer impossible, ALORS LA GUEOULA INTERVIENDRAIT LORSQUE LES NATIONS SERAIENT COUPABLES DE LEUR COMPORTEMENT AGRESSIF ENVERS ISRAËL. ET UN TEL COMPORTEMENT UNIFIE N’EST POSSIBLE QU’A TRAVERS LEUR VOTE A L’ONU», disait-il.

 

Au vu des développements de ces derniers jours, la Guéoula paraît plus que jamais imminente !

Pensée du jour, tellement d’actualité !

Mercredi 28 octobre 2009


“Le budget devrait être équilibré, les finances publiques devraient être comblées, la dette publique devrait être réduite, l’arrogance de l’administration devrait être abolie et contrôlée et l’aide aux pays étrangers devrait être diminuée de peur que Rome ne tombe en faillite.

Les gens doivent encore apprendre à travailler, au lieu de vivre sur l’aide publique.”

Cicéron, 55

55 avant l’acrobate

 

MORALITE: la crise dure depuis 2064 ANS !

 

Envoyé par Pat de Tel Aviv !

Ca aide à comprendre…

Mercredi 28 octobre 2009


Ce petit article m’a été envoyé il y a quelque temps déjà par Yehoudi.

Je l’avais trouvé intéressant mais voyant que notre ami l’avait envoyé à pas mal d’entre vous, je ne l’avais pas mis sur le site.

C’était avant de me souvenir, en voyant les stats du site, qu’en fait je ne connais qu’une dizaine d’entre vous, cela fait tout de même des centaines d’inconnus, certains réguliers, qui passent chaque jour sur le site… Sorry pour eux, j’ai été égoïste, ce que je répare illico (pour que cela n’arrive plus, commencez à vous manifester !) :

 

Les immigrés sont souvent à la base des ruraux déracinés, soit qu’ils partent « directement » du bled, de la brousse, du bush, soit (et c’est pire) qu’ils ne soient déjà transplantés dans une  mégapole pourrie du tiers-monde. Dans ce cas ils ne sont plus rien, ils ne savent plus faire pousser le mil et pas plus ce qu’il peut bien y avoir dans un téléphone portable ou ce qu’est l’électricité  et sont en plus perverti par la ville, que peut faire un paysan sans terre à Dakar ? Voler, se prostituer si c’est une femme, se défoncer, c’est à peu près tout. Ils sont analphabètes et acculturés, tout ce qui les anime est un désir rustique et sans frein de posséder ces choses extraordinaires qui sont symboles de prestige et de réussite. Ils veulent les aspects de la réussite mais ne savent absolument pas comment y parvenir, ils sont dans nos sociétés comme nous serions en quête d’eau dans le Désert, nous ne saurions pas lire les indices, nous serions perdus, sauf que dans leur cas des fous criminels les installent, leur donnent le gite et le couvert et les plantent devant la vitrine de nos richesses un pavé dans la main. Le petit paysan animiste, le pécheur de tilapias, l’éleveur de chèvre de l’Atlas, qui parfois ne connaissait que ses montagnes et avaient vu l’Europe sur une télé détraquée, devient littéralement fou, des jambes des femmes aux voitures neuves , tout le rend malade de désir et de frustration, il est sur une autre planète et ne comprendra jamais rien à ce qu’elle est et pourquoi elle est ainsi, c’est un insecte devant un lampadaire. Le même homme qui au Mali t’offrira son diner et veillera sur ton sommeil  parce que tu es dans son village peut te planter dans ta rue natale pour t’arracher ta montre. Et la génération qu’il engendrera ici sera pire, car élevée par des parents dépassés, ne comprenant rien à la société qu’ils ont investie, ils ne seront pas élevés, alors qu’au village la marmaille file droit et travaille pour nourrir la famille.

Les gens qui organisent ce transfert de population savent parfaitement ce qu’ils font !

Du nouveau dans les airs…

Mardi 27 octobre 2009


Oz Radio Yeroushalaim est la première radio francophone israélienne. Elle émet depuis Jérusalem en direct live. Numérique, elle permet un accès direct à un portail regroupant l’info, l’économie, le divertissement et la culture en Israël en français. Trois grands journaux d’information vous sont proposés par jour et des flash- actu toutes les heures. Le matin, des émissions de musique, des jeux etc… L’après midi et le soir, des tables rondes sur la politique, des émissions culturelles avec des invités de prestige.

 

Oz Radio Yeroushalaim privilégie la différence en offrant un panel d’émissions diverses tant sur le plan politique, religieux, culturel et économique animées par des journalistes de renom.

 

Nous vous invitons à l’écouter sur :

- Internet : http://www.ozradio.fr/  

- Windows Media Player : http://ozradio.mobi

- Téléphone portable 3 G : ozradio.mobi

- Free: Freebox Canal 90

- Numericable : Canal Radio

- Boitier numérique Wifi

Des centaines de milliers de palestiniens (…) chez les ricains

Lundi 26 octobre 2009


Article envoyé par notre ami $penderz à qui je dirais toutefois que je les préfère chez lui que chez moi :-)

Bonne chance mon ami !

 

L’argent des contribuables américains aide à payer pour l’immigration de “refugiés” palestiniens (entendez la: terroristes) aux USA.

Notre Président Obama ne se rapproche pas des pays totalitaires, c’est les totalitaires qui se rapprochent de lui.

Moi j’invite des amis chez moi, Obama aussi…   Cette loi Assistance Act of 1962 vient de passer dans le silence américain le plus total.

La transparence d’Obama, le changement d’Obama, le souk d’Obama, le Hamas d’Obama…..

Les “refugiés” palestiniens auront-ils le droit de port d’armes aux Etats-Unis?

Moi j’ai le mien….au cas ou!!!!

arab-gun.jpg


Mes dollars au boulot (l’article en anglais):

 

[[Page 6115]]

Presidential Determination No. 2009-15 of January 27, 2009

 

Unexpected Urgent Refugee and Migration Needs Related To Gaza

Memorandum for the Secretary of State

By the authority vested in me by the Constitution and the laws of the United States, including section 2(c)(1) of the Migration and Refugee Assistance Act of 1962 (the “Act'’), as amended (22 U.S.C. 2601), I hereby determine, pursuant to section 2(c)(1) of the Act, that it is important to the national interest to furnish assistance under the Act in an amount not to exceed $20.3 million from the United States Emergency Refugee and Migration Assistance Fund for the purpose of meeting unexpected and urgent refugee and migration needs, including by contributions to international, governmental, and nongovernmental organizations and payment of administrative expenses of Bureau of Population, Refugees, and Migration of the Department of State, related to humanitarian needs of Palestinian refugees and conflict victims in Gaza.

You are authorized and directed to publish this memorandum in the Federal Register.

 

(Presidential Sig.)

THE WHITE HOUSE,

Washington, January 27, 2009

[FR Doc. E9-2488

Filed 2-3-09; 8:45 am]

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