Le coup de gueule dominicale de Yehoudi ou, remettons nos pendules à l’heure !

Qui de nous, Juifs d’Afrique du Nord, n’a pas entendu une fois cette phrase.. « On était bien en Tunisie, ou au Maroc,.ou en Algérie, on s’entendait bien avec les Arabes..etc..etc.. » 

Faut-il croire que près d’un demi-siècle plus tard, il ne reste plus dans la tasse des souvenirs que le sucre ? L’amer s’est dilué ?? 

J’étais à Tunis il y a quelques années chez mon oncle paternel Shaoul z’l, un des derniers Juifs à vivre à Tunis en 2001. Nous y passions deux semaines chez l’oncle et son épouse. 

Tonton recevait souvent à sa table d’autres Tunisiens musulmans ; relations d’affaires ou autres ( à ce sujet, je n’ai jamais vu la réciprocité venant de chez les Arabes..ca donne une certaine idée de ce type de relation). 

Il advint une fois que l’invité fut un ex ambassadeur de Tunisie à Washington, accompagné de sa belle épouse, Danoise d’origine et convertie à l’Islam ( Ah, l’amour !! Que ne ferait on pour l’amour d’une existence dorée..) 

Ce brave homme se comportait chez ses hôtes en vrai maître des lieux ; le « baal ‘abait », n’hésitant pas à conseiller, professer, ironiser, etc,bref, à être odieux ! Normal, il était chez des Juifs à qui, il faisait l’immense honneur d’accepter cette invitation à déjeuner. 

Pour tout dire, il me gonflait sérieusement et je me décidais à lui faire écouter un autre son de cloche malgré l’air embarrassé de Tonton. 

Bien sur, j’eus droit à tous les reproches habituels du style -« Les Juifs tunisiens n’ont pas combattu pour l’indépendance.. » Tu parles Charles ! Ce serait comme reprocher aux Arabes d’Israël de n’avoir pas rejoint le Palmah. 

-Les Juifs tunisiens ont choisi la France ou Israël..Ben voyons !! Surtout quand on leur a bien signifié qu’ils devenaient Personna Non Grata etc.etc.. 

-Les Juifs tunisiens ont été aimés et respectés en Tunisie..Alors la !!! J’éclate de rire (hehehe) au nez du diplomate vexé et je commence à lui asséner quelques vérités.. « Vraies ». 

L’ambiance se tend. Le Tonton me fait des signes désespérés surtout lorsque je demande au comique combien de fois il a invité des Juifs à sa table familiale- Succès garanti devant ce genre de questions. Je deviens franchement désagréable devant ce type qui n’était à mes yeux qu’un vulgaire écornifleur. 

Devenu teigneux, méprisant, mis à nu et haineux face à un de ces Juifs qu’il n’imaginait que complaisant, avaleur de couleuvres, à la limite de la veulerie, il me lança : 

« Et puis que savez vous, Monsieur, de l’histoire de la Tunisie ? Ce pays qui fut votre, vous ne savez rien ! Elle ne vous a jamais intéressé à vous autres, Juifs ! » 

Ma réponse fusa : « Monsieur, en quoi voulez vous qu’une histoire qui n’a jamais été intéressée par mon Peuple, en aucune manière, qui l’a effacé, occulté, nié dans tous les manuels scolaires, en quoi voulez vous que cette histoire me concerne, de près ou de loin ? Comme des centaines de milliers d’autres, je suis parti en vous laissant cette histoire que vous avez taillée à votre mesure, en oubliant même le fait indéniable que mes ancêtres ont vécu sur ces terres bien des siècles avant les vôtres.. » 

Oui !! On était sans doute bien avec les Arabes..sans doute..tant que cette relation de féodalité, d’infériorité, de dhimmisation light était tacitement acceptée. 

Mais, des que le Juif la refuse, la rejette, il ne faut pas longtemps pour réaliser que somme toute… : »on n’était pas si bien que ça avec les Arabes.. » 

68 réponses à “Le coup de gueule dominicale de Yehoudi ou, remettons nos pendules à l’heure !”

  1. grandpas dit :

    Yehoudi mon poto

    Moi qui croyais que la vie parmi les muslims n’ étaient que lait et miel, vont avoir une surprise nos gauchistes verdâtres.

  2. Rebecca dit :

    ne me parlez plus de la bas !!!moi c’etait l’ Egypte ..mais c’est du pareil au meme …je deteste que l’on se gargarise avec des souvenirs au gout de Loukoum …je ne retournerai jamais chez eux ..et je ne veux plus avoir aucun souvenir de ce temps là …suis partie jeune …mais il reste des marques et pas les meilleures !!!

  3. Esther dit :

    Les Marocains quant a eux nous parlent souvent de cet age d’or sous Mohamed V et il est vrai que plusieurs marocains ont entrepris des demarches aupres de Yad Vachem pour que le titre de juste des nations lui soit donne et je pense qu’il le merite au vu de son comportement pendant la deuxieme guerre mondiale.. Ceci dit , en allant fouiner sur google, j’ai decouvert une chose etonnante , les rois du Maroc seraient Juifs , de mere juive!! allez jeter un oeil sur ce site et dites moi ce que vous en pensez!!
    rami.tv/fr/alaouites/hassan2/fils-de-glaoui.htm

  4. admin dit :

    excellent papier Yehoudi, tu me (nous) comble de joie par ta presence !!!

  5. Esther dit :

    Rebecca, je suis amie avec un couple age de 78 ans( que D les benisse tant ils sont la bonte meme!) qui ont fui l’Egypte vers Israel a l’epoque de Nasser et , ils m’ont raconte: les tortures (pysiques egalement doigts et mains coupees etc..), les camps de concentration( et oui pour ceux qui ne le savent il y en avait en Egypte) les enfants juifs auxquels on administrait du poison en guise de medicaments lorsqu’ils etaient malades et les ..comment pourrait on appeller cela ..on dit ratonades pour les arabes alors pour les juifs(?), les arabes les attrapaient dans les rues, et plantaient leurs couteaux n’importe ou; sur le corps et le visage de ceux ci– Mon ami porte les traces de l’un de ces couteaux sur le visage avec le nez tout deforme hachure, reforme au gre de la mere nature…

  6. stephane dit :

    MA ! GNI ! FIQUE ! yehoudi :-)
    c’est un délice cette anecdote. je suis moi même juif tunisien arrivé en france en 1985 et depuis tout petit j’ai compris quelle était la mentalité des tunisiens envers les juifs. j’ai fait lire ton anecdote à ma mère qui aurait agi exactement comme toi, et je vais la faire lire à mon père qui serait plutot du genre à ton tonton ( zal ), a vouloir étouffé les vérités qu’on doit dire aux arabes par peur de vexer ces pauv petits…surtout ! surtout ! si tu veux etre copain avec un arabe soit toujours d’accord avec lui ! lol …

  7. jacqueline dit :

    Esther13.15 le lien sur alouites hassan2 n ‘existe pas sur google !! impossible de s ‘informer

  8. Esther dit :

    attendez Jacqueline, je vais essayer de le rechercher…

  9. Rebecca dit :

    Esther ..grace a D. pas de tortures pour ma famille …mais un depart precipité ..en laissant tout …j’ai su par mes parents l’existence de camps de concentration ….et meme un grand oncle y avait fait un sejour ..
    le gouvernement du Caire a refusé de rendre les archives ..
    Merci a Yehoudi pour cet article qui donne un autre son de cloche enfin !!!

    http://www.justiceforjews.com/dbs2.pdf

  10. xxx dit :

    Une reconnaissance américaine des réfugiés juifs des pays arabes

    .: le 6 avril 2008

    Pour la première fois, le Congrès américain reconnaît les réfugiés juifs du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord.

    La Chambre des représentants américaine a approuvé le mardi 1er avril 2008 une résolution sans précédent reconnaissant les réfugiés juifs des pays arabes qui ont été forcés de fuir leurs foyers à la suite de la création de l’Etat d’Israël en mai 1948. La résolution H-R 185 constitue un changement important de la politique des Etats-Unis sur le problème des réfugiés du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord.

    D’après les termes de la résolution, les officiels américains impliqués dans des négociations de paix au Proche-Orient qui abordent la question des réfugiés palestiniens, doivent dorénavant « également inclure des références similairement explicites à la résolution du problème des réfugiés Juifs des pays arabes ».

    “Le monde doit comprendre que les Arabes et les Palestiniens n’ont pas été les seuls [à souffrir] au Moyen-Orient et que des Juifs eux-mêmes ont été dépouillés de leurs possessions et de leurs maisons et ont été victimes d’actes terroristes” a dit le Représentant Joseph Crowley (D-N.Y.), l’un des co-parrains de la proposition. “Ce sont des gens qui ont vécu dans les pays du Moyen-Orient depuis plus que des décennies, mais des milliers d’années. La résolution adoptée éclaire un sujet qui a été trop longtemps occulté”.

    “Les réfugiés juifs surpassaient en nombre les réfugiés palestiniens et leur exil forcé des terres arabes ne doit pas être omis des discussions publiques sur le processus de paix”, a affirmé le Représentant Jerrold Nadler (D-NY).

    Un autre co-parrain de la proposition, le Représentant Mike Ferguson (R-N.J.), a déclaré que le refus des Nations unies de reconnaitre le problème des réfugiés juifs “était complètement inacceptable et [que ce problème] aurait dû être réglé depuis longtemps, c’est l’une des choses que cette résolution cherche à résoudre”.

    “Le débat portant sur le sort des réfugiés se focalise invariablement sur la détresse des réfugiés d’ascendance palestinienne, exclusivement et sans discernement”, affirme le Rep Ileana Ros-Lehtinen ; “peu de gens sont conscients de l’injustice faite aux réfugiés juifs des pays arabes et d’Iran. Ceux-ci ont vu leurs communautés pleines de vie, qui existaient depuis siècles, disparaître brutalement. Ils ont perdu leurs revenus, leurs maisons, et leurs sites mémoriaux, fuyant la persécution, les pogroms, les révolutions et l’avènement de dictatures impitoyables”

    Malcolm Hoenlein, Vice-Président exécutif de la Conférence des Présidents des principales Organisations Juives Américaines commente “l’échec de reconnaître ces autres réfugiés, toutes ces années, a aggravé leur indignation et leurs souffrances et parfois leur dénuement. On oublie que le processus de leur expulsion des pays arabes était systématique. Il est anormal de parler d’une seule population de réfugiés, car ceci sape tout avancée dans les négociations sur ce sujet. La résolution du Congrès va permettre l’éducation de toute une génération qui savait peu de choses sur le sort des réfugiés juifs des pays arabes”.

    L’adoption de cette résolution est la plus forte déclaration américaine sur les droits des réfugiés Juifs déplacés des pays arabes. H.R 185 souligne le fait que les Juifs vivant en terre arabe ont souffert des violations des droits de l’homme et ont été déracinés de leurs maisons et sont devenus des réfugiés. Stanley Urman, directeur exécutif de “Justice pour les Juifs des Pays Arabes” a déclaré : ” Le Congrès vient de restaurer la vérité dans l’histoire du Moyen Orient, en recommandant un traitement équitable pour tous les réfugiés de la région. C’est seulement ainsi qu’il peut y avoir un élan de la vérité vers la justice, de la justice vers la réconciliation, et de la réconciliation vers la paix entre et parme toutes les nations de la région”.

  11. Chevat dit :

    j’ai des parents d’origines d’une part sépharade (algérie) et d’autre part ashkénaze (allemagne, hongrie… ) Ils ne m’ont jamais parlé de leurs origines, de même que mes grands parents. En revanche j’ai connu de nombreux amis tunisiens dont leurs parents évoquaient leur pays comme étant le plus beau pays du monde et combien ils vivaient bien la bas.

    tché sympa Yehoudi, mon fils, maintenant j’ai un autre son de cloche ;)

  12. xxx dit :

    Un film à voir absolument, sur la situation des Juifs des pays arabo-musulmans et sur les conditions de leur départ, à la fin des années 1940.

    PS : Le contenu de ce film est (à quelques détails près) identique à celui du film du cinéaste Pierre Rehov «Les Réfugiés du Silence» (version anglaise). Voici la présentation qui en est faite sur le site, à connaître aussi absolument, de Pierre Rehov:

    “Les réfugiés du silence” retrace l’histoire du million de Juifs qui ont été contraints de fuir les pays arabes où leur famille était établie depuis des centaines, voire des milliers années. Ces personnes qui avaient été dépouillées de tous leurs biens avant leur départ. Ce qui fit d’eux des réfugiés. Bien qu’ils n’aient jamais demandé ce statut et n’en aient jamais bénficié. Pas plus qu’ils n’ont reçu la moindre compensation.

    Mais, certains Juifs vivant dans les pays arabes n’ont malheureusement pas pu quitter leur pays à cette époque. Une partie d’entre eux a été assassinée, une autre emprisonnée et gardée en otage. Des femmes, des jeunes filles ont été violées. “Les réfugiés du silence” ouvre d’ailleurs sur un récit de viol.

    Une grande partie de ce million de réfugiés juifs s’est réfugiée en Israël, pays à peine né dans la guerre. D’autres ont choisi l’Europe ou les Etats-Unis. Tous se sont intégrés sans causer le moindre problème dans leur pays d’accueil.

    Pierre Rehov utilise des films et photos d’archives, souvent inédits. Il y mêle le témoignage de témoins qui sont, soit des personnalités connues, comme l’historienne Bat Yor, ou des personnes inconnues, qui ont souhaité s’exprimer pour la premire fois sur un sujet très douloureux.

    Deux Sénateurs américains prennent également la parole, ainsi que l’ancien Président américain Jimmy Carter, par exemple.

    Ces victimes juives évoquent également leur vie dans les pays concernés bien avant les troubles occasionnés par la naissance d’Israël. Une vie qui fut rarement idyllique comme cela a pu être prétendu par la suite. Les Juifs, comme les Chrétiens, d’ailleurs, étaient soumis, en effet, au statut de dhimmi, des “protégés” qui subissaient surtout toute une palette de mesures discriminatoires qui variaient selon les lieux et les époques.

    Ces réfugiés venaient d’Egypte, du Maroc, de Tunisie, d’Irak, de Syrie, de Libye, du Yémen. Pierre Rehov a choisi de ne pas évoquer le sort des Juifs d’Algérie. Ceux-ci, en effet, étaient français et, bien que contraints à fuir également, ils furent rapatriés en France et ne furent donc pas à proprement parler des “réfugiés”, même si leur départ forcé fut aussi le plus souvent très douloureux.

    Pierre Rehov raconte dans ce film cette saga oubliée qui ne fut jamais relatée en images dans son ensemble.

    Le plus souvent ces victimes juives se sont longtemps tues par pudeur. Ou ont tenté d’oublier le passé en reconstruisant leur vie dans leur pays d’accueil.

    Le film a été slectionné par le Festival du Film des Droits de L’Homme Paris en mars dernier. Il a également fait l’objet d’une projection au Palais des Nations Unies à Genève dans le cadre de la Commission des Droits de l’Homme. Or, comme nous le dit l’un des témoins du film, si le sort des réfugiés palestiniens a fait l’objet de plus de cent Résolutions dans cette enceinte internationale, jamais auparavant le sort de ce million de réfugiés juifs n’y avait jamais été mentionné.

    Cela est désormais chose faite grâce aux “Réfugiés du silence.”

  13. Esther dit :

    xxx — ce meme congre a finance en partie un excellent film documentaire dont je vous ai de nombreuses fois parle ici “les refugies oublies” de Michael Grynszpan– on peut chercher sur google les coordonnees pour l’acheter par correspondance– Rebecca, sur ce film il y a de longs et emouvants temoignages de juifs egyptiens..
    ps Michael est un jeune cineaste franco israelien et vit a Tel Aviv-

  14. Esther dit :

    Jacqueline voici ce lien-
    rami.tv/fr/alaouites/hassan2/fils-de-glaoui.htm
    si ca ne marche pas sur google tapez hassanII et les juifs et vous trouverez ce lien-

  15. xxx dit :

    j ai telecharge sur real player les 55 minutes de ce film mais je ne sais pas comment les faire parvenir sur le site, étant nul en informatique

    la source etait juif.org du 22/04/2008

  16. xxx dit :

    pour les marocains

    Les dessous du mythe Mohammed V envers les Juifs.
    Enquête.
    Histoire. Des camps de concentration au Maroc

    Vendredi 13 Juin 2008

    Par Karim Boukhari
    et Hassan Hamdani

    … et autres révélations sur l’histoire secrète des juifs du Maroc sous Mohammed V.

    Cela fait plusieurs mois que d’éminentes personnalités juives d’origine marocaine font des allers-retours entre Rabat et Tel-Aviv, multipliant les correspondances officielles entre les deux capitales, pour tenter un coup de force : faire admettre Mohammed V dans le club très fermé des “Justes parmi les nations”, titre honorifique qui récompense les personnalités qui ont pu, au plus fort de l’Holocauste, sauver des vies juives partout dans le monde. “Vous imaginez l’impact (pour la paix) que cela pourrait avoir, non seulement pour le Maroc, mais pour l’ensemble du monde arabe, voire pour le monde tout court ?”, nous interpelle, sans doute à raison, ce dirigeant connu de la communauté israélite au Maroc.

    De tous les dirigeants arabes du 20ème siècle, Mohammed V semble bien l’un des tout proches de cette “canonisation”. Quelqu’un comme Serge Berdugo, principale figure du judaïsme au Maroc, a tellement avalé de kilomètres pour la (bonne) cause que des médias sérieux, même en Israël, l’affublent déjà du titre de futur ambassadeur du Maroc en Israël. La formule la plus juste, en fait, pourrait être : “Berdugo ambassadeur de Mohammed V à Tel-Aviv (ou Jérusalem)”. Et la démarche, si elle aboutit, ferait du défunt sultan le premier arabe à gagner le statut, ô combien symbolique, de “juste parmi les nations”. Mais qu’a donc réussi Mohammed V pour accéder, à titre posthume, à une si rare distinction (pour un arabo-musulman) ?

    Les origines d’un pacte
    Plongée dans l’histoire. Quand la Deuxième guerre mondiale éclate en Europe, en septembre 1939, Mohammed V est un jeune souverain de 30 ans, sans réel pouvoir, malgré l’incontestable cote d’amour dont il jouit auprès de ses sujets. Une fiche établie par les services du protectorat français le décrit comme suit : “Très traditionaliste comme tous les Marocains… (Se préoccupe) des hauts prix de détail et de la question du ravitaillement en sucre. Très aimé des Marocains”. Et notamment de la grande majorité de ses 200 000 sujets juifs, dont il garantit la protection. Une tâche que Mohammed V juge, comme ses prédécesseurs alaouites, inhérente à sa fonction d’Amir Al Mouminine. Au Mellah, le petit peuple se délecte de ces histoires plus ou moins vraies, selon lesquelles le sultan paie ses achats au comptant ou favorise la main-d’œuvre juive au Palais. Les élites israélites ne sont pas en reste, elles qui jouissent, comme nous l’explique l’historien Mostafa Bouaziz, “d’une relation quasi organique avec le Makhzen alaouite”. Le cordon ombilical liant les Alaouites et les juifs marocains est né d’un intérêt commun aussi bien diplomatique que commercial. Des personnalités juives sont chargées de missions auprès des puissances européennes, tandis que des familles commerçantes israélites continuent de travailler pour le compte du Makhzen (les “Toujjar” du sultan).

    La défaite de la France face à l’Allemagne nazie va bouleverser la quiétude de ce petit monde aux rouages bien huilés. Arrivé au pouvoir, le régime de Vichy, chapeauté par le Maréchal Pétain, hérite tout naturellement de la tutelle sur le Maroc, où il étend les lois racistes antijuifs décrétées en France le 3 octobre 1940. Une parenthèse de l’histoire du Maroc qui va, malgré les nombreuses ambiguïtés qui l’émaillent, sceller au final le pacte entre Mohammed V et les juifs du Maroc et donner naissance au mythe du roi sauveur (des juifs).

    L’histoire des dahirs juifs
    Par un dahir du 31 octobre 1940, moins d’un mois après l’instauration du gouvernement de Vichy, les juifs marocains sont soumis à un numerus clausus dans les professions libérales (2% de juifs au maximum parmi les médecins et les avocats) et dans l’enseignement (pas plus de 10 % de juifs parmi les élèves du secondaire).

    Le document, d’inspiration purement nazie, porte bien le sceau royal. Il est suivi, un an plus tard, par un deuxième dahir encore plus sévère pour les juifs. Sidi Mohammed Ben Youssef, comme on l’appelle encore à l’époque, a bien paraphé les deux textes préparés par la Résidence générale. Un acte qui n’est pas sans rappeler le dahir berbère, promulgué en 1930, et qui a valu, en son temps, une pluie de critiques au protectorat, mais aussi au jeune sultan qui l’a paraphé. “Mohammed V manquait cruellement d’expérience. Il était jeune et, surtout, n’avait aucun pouvoir et ne pouvait s’opposer véritablement à la Résidence générale sous peine de risquer son trône”, souligne, lucide, le chercheur Mostafa Bouaziz. “Le sultan savait bien que les dahirs juifs, comme le berbère, étaient aussi une manière de soustraire à son autorité une partie vive de ses sujets. Il a cherché, tout au plus, à limiter la casse”, renchérit Bouaziz.

    Plutôt que de se risquer à un bras de fer avec la Résidence générale, qui aurait pu lui coûter le trône, Mohammed V a, malgré tout, obtenu une concession de taille : celle, comme nous l’explique Robert Assaraf (fondateur de l’Union mondiale du judaïsme marocain et auteur de “Mohammed V et les juifs”, 1997), “de faire en sorte que l’exécution des dahirs juifs soit d’abord le fait des agents du Makhzen, se donnant les moyens de contrôler, en le retardant autant que possible, le déroulement des opérations”. Calcul gagnant : autant par lenteur “génétique” que par effet Mohammed V, le Makhzen a longtemps tergiversé dans son application des mesures les plus dures des dahirs juifs. Une course gagnée contre le temps, en attendant que la Guerre mondiale désigne, tranquillement, le camp des vainqueurs. Dans le même souci de gagner du temps, Mohammed V a bien gardé, comme l’explique Robert Assaraf, “le deuxième dahir près d’un mois au fond d’un tiroir avant de se résigner à le parapher”.

    Le sultan grignote et joue la montre. En toute discrétion, sans jamais élever la voix. Serge Berdugo, actuel secrétaire général du Conseil des communautés israélites du Maroc, explique : “Mohammed V a bien tenté de négocier avec le général Noguès (ndlr : Résident général depuis 1936). Il a exigé que les sujets juifs marocains soient définis par leur foi et non par leur race, un principe en conformité avec leurs statuts de ‘dhimmis’ (protégés) du sultan”. Le même Berdugo, dont le père était l’un des membres influents de la communauté israélite de l’époque, ajoute par ailleurs que “le sultan a obtenu de Noguès que le numerus clausus ne soit pas appliqué aux institutions communautaires juives, aux écoles religieuses et aux œuvres de bienfaisance, qui ont continué de fonctionner pendant toute la durée de la guerre”. Un bémol qui a permis notamment de soustraire la très grande majorité des juifs marocains au statut nouvellement instauré.

    Le rôle contrasté de Mohammed V
    La vie quotidienne est faite, alors, de mille et une contradictions. Mohammed V, qui se garde bien de faire la moindre déclaration publique, constate les (quelques) dégâts. Les dahirs juifs, même exécutés par un Makhzen très lent à la détente, sont tout de même une réalité. “Ma sœur s’est retrouvée exclue du lycée du jour au lendemain”, se souvient par exemple Simon Lévy, aujourd’hui conservateur du Musée du judaïsme marocain. Des juifs, notamment les francisés, sont obligés de quitter leurs quartiers européens pour rejoindre le ghetto du Mellah. Dans les Mellahs, justement, la vie a suivi son cours naturel. Popularisée après guerre par la littérature officielle, une anecdote, sans doute exagérée, circule alors dans ces quartiers réservés aux juifs marocains. Au Résident général venu l’informer de la décision de faire porter l’étoile jaune aux juifs du pays, Mohammed V lui demande d’en commander une vingtaine de plus. Contrarié, Noguès demande pourquoi. Le sultan répond : “Pour ma famille et moi-même”.

    Une image idyllique à laquelle ne souscrit absolument pas Jacques Dahan, président du Conseil des communautés israélites du Maroc entre 1947 et 1956. Dans ses mémoires publiées en 1955 (“Regard d’un juif marocain sur l’histoire contemporaine de son pays”), il affirme que Mohammed V n’a pas été à la hauteur des responsabilités que lui conféraient ses fonctions religieuses et civiques vis-à-vis de ses sujets israélites. “Faute de preuves écrites, il m’est difficile de souscrire à la thèse officielle de Mohammed V sauveur des juifs marocains”, écrit-t-il en substance. Une nuance cependant. À l’époque où Jacques Dahan publie son livre, il n’a pas connaissance du seul document écrit évoquant l’attitude de Mohammed V vis-à-vis du statut des juifs. Présenté à l’Académie du royaume du Maroc en 1985, un télégramme de 1941, retrouvé dans les archives du ministère des Affaires étrangères, évoque les tensions créées entre la Résidence générale et le sultan, suite à l’instauration du premier dahir juif. Extraits : “Nous apprenons de source sûre que les rapports entre le sultan du Maroc et les autorités françaises se sont sensiblement tendues depuis le jour où la Résidence appliqua le décret sur les mesures contre les juifs (…) Le sultan s’était refusé à faire de différence entre ses sujets (ndlr : les juifs et les musulmans), tous, disait-il, loyaux”.

    Mais Dahan n’est pas le seul à minimiser l’impact positif du jeune sultan. Dans son ouvrage Les Juifs d’Afrique du Nord sous Vichy, publié en 1955, M. Abitbol affirme que l’image de Mohammed V volant au secours de ses sujets juifs était exagérée. Extrait : “Tout comme les Beys de Tunis, le souverain marocain ne put rien faire d’autre qu’apposer son sceau en bas des dahirs et des arrêtés qui lui étaient soumis par la Résidence mais, plus timide que Moncef Bey (souverain de Tunisie pendant la Seconde guerre mondiale), il s’interdit toute prise de position et tout acte public qui eût pu être compris comme un désaveu de la politique de Vichy”.

    Aussi timide qu’il a pu être, Mohammed V reste pourtant, et de loin, le plus pro-juif de son entourage. Sans être tout à fait une marionnette, le jeune sultan est clairement mal entouré. Sa chancellerie, mise en place par le protectorat, ressemble à une chambre d’enregistrement des lois édictées par la Résidence générale. Elle est d’ailleurs dominée par un certain Mokri (dont l’ancienne demeure est devenue, au lendemain de l’indépendance, la fameuse Dar Mokri, le plus terrible des centres de torture et de détention secrète), vizir et grand chambellan aux origines algériennes, connu pour son tropisme français et détenteur de la “boîte à sceaux” dont il lui arrive, parfois, d’user sans l’avis du sultan. Et puis, ne l’oublions pas, le Mohammed V de l’époque n’est pas encore un roi “indépendantiste”, tout au plus un sultan symbolique condamné à jouer à l’équilibriste entre les autorités du protectorat et son statut de protecteur des juifs.

    Arrangements entre juifs et musulmans
    Comme en Allemagne, et pratiquement dans toute l’Europe, les juifs sont soumis à l’inventaire systématique de leurs biens, étape préliminaire à la spoliation de leur patrimoine. C’est de loin la mesure la plus inique des dahirs juifs. A-t-elle été appliquée ou, au contraire, la légendaire léthargie mazkhzénienne a-t-elle pu en retarder l’échéance ? La réponse la plus juste serait sans doute une combinaison des deux. Explication de Mohamed Hatimi, professeur d’histoire contemporaine à Meknès : “Plusieurs caïds, pachas et gens du peuple, ont pris en charge les affaires des juifs visés par ces lois. Cette action fut déterminante dans le maintien de la cohésion sociale, surtout dans les régions rurales où juifs et musulmans partageaient les mêmes mode et espace de vie”.

    Aussi surréaliste qu’il puisse paraître, ce système de “délégation” des biens juifs passés entre les mains de musulmans (et de chrétiens aussi) a plutôt bien fonctionné, notamment dans les villes de petite et moyenne importance. “Mon père commerçait dans la région d’Oujda avec les petits artisans juifs marocains, nombreux dans la région. Les villages juifs côtoyaient les villages musulmans depuis toujours sans heurts”, confirme Mostafa Bouaziz. “Dans les villes moyennes et à la campagne, les sujets juifs ont surtout souffert des privations liées à la guerre, mais autant que leurs concitoyens musulmans”, explique encore le chercheur Mohamed Hatimi. Dans les grandes villes comme Casablanca, la vie commune entre juifs et musulmans, sans être aussi imbriquée, est pacifique. Les juifs du Mellah de Casablanca vivent dans les mêmes conditions lamentables d’hygiène que les musulmans des classes défavorisées, unis, en somme, par le statut commun de pauvres.

    Présente dans tous les secteurs économiques, la population juive marocaine citadine comprend également de nombreux avocats et médecins. C’est davantage cette imbrication qui a limité l’application du statut des juifs, plutôt que la timide opposition de Mohammed V aux lois antisémites de Vichy. “Appliquées totalement, ces mesures discriminatoires auraient bloqué la vie quotidienne, en perturbant sérieusement le secteur médical, les tribunaux et l’enseignement, les grand et petit commerces. Autant de secteurs où les juifs marocains étaient très présents”, explique Mohamed Hatimi.

    En plus simple : la réalité et le côté pratique des choses l’ont largement emporté, nonobstant des dahirs aussi iniques qu’inapplicables. Ainsi, même interdits de plaider, les avocats juifs continuent d’exercer grâce à de petits arrangements entre amis. “Les avocats juifs étudiaient les dossiers dans leur bureau avant de confier la plaidoirie à leurs associés musulmans”, se souvient par exemple Serge Berdugo.

    Et Mohammed V, dans tout cela ? Fidèle à deux de ses règles d’or (rester discret, gagner du temps), le sultan, plus équilibriste que jamais, ne prend aucune position officielle, mais lance de loin en loin des signaux pour rassurer ses sujets juifs. À titre d’exemple, cette journée de l’année 1941 où il reçoit, dans le plus grand secret, une délégation de notables juifs pour les assurer “qu’il n’accepterait aucune distinction entre ses sujets”, dixit Serge Berdugo. Détail qui ne trompe pas sur la grande peur (de la colère de la Résidence générale) qui habite alors le jeune sultan : la délégation juive est arrivée au palais royal… dans une camionnette bâchée.

    Cela confirme, en tout cas, que le mal est fait. Malgré les discrets efforts des uns et des autres, l’effet des deux dahirs est désastreux sur le moral des populations juives. Lesquelles s’inquiètent, logiquement, d’une montée de l’antisémitisme dans l’administration française et chez les colons du Maroc. À elle seule, l’entente musulmans - juifs (et la bénédiction de Mohammed V) ne doit pas masquer les nombreux actes antisémites perpétrés durant cette période trouble. Les partis fascistes français au Maroc appellent à un durcissement des mesures anti-juives, l’administration de Vichy comptant d’ailleurs beaucoup de militants d’extrême droite. “Ils appelaient au pogrom tandis que les agressions contre les juifs se multipliaient”, se souvient Serge Berdugo. Prise d’une fièvre pétainiste, la population européenne lance des appels au boycott des magasins tenus par des juifs et appose des tracts sur les devantures de leurs magasins, au contenu explicite : “Ici maison juive, maison de profiteurs”, ou bien “Acheter chez les juifs, c’est ruiner le commerce français”. Surfant sur la pratique de rationnement imposée par la guerre, les fascistes français accusent les commerçants juifs d’être responsables de la pénurie qui frappe le Maroc. Le sentiment d’inquiétude chez les juifs est alors d’autant plus fort qu’il est alimenté, au quotidien, par la présence physique de l’Allemagne hitlérienne à Casablanca. Ainsi, en 1941, une délégation allemande d’armistice logeait à l’Hôtel Transatlantique, le grand palace de l’époque, et la population juive la voyait circuler quotidiennement, en tenue militaire, dans les rues de Casablanca.

    La réalité des camps de concentration marocains
    C’est durant cette période trouble que Casablanca devient, paradoxalement, une lucarne d’espoir pour les nombreux juifs d’Europe centrale, qui ont fui les persécutions nazies. Les considérant comme indésirables en France, le gouvernement de Vichy se débarrasse d’eux en les expédiant au Maroc. Ils sont autorisés à y séjourner “provisoirement”, en attendant de pouvoir rejoindre les Etats-Unis. Du coup, la ville blanche devient une salle d’attente géante, un épisode de l’histoire du Maroc qui sera popularisé par le film Casablanca. Mais beaucoup de ces malheureux ne verront jamais la statue de liberté. Bien au contraire.

    Craignant la propagande fasciste sur l’ascendance juive de sa propre épouse, le Résident général Noguès fait du zèle et décide, dans la foulée, d’interner ces “étrangers indésirables” dans des camps de travail forcé, le plus loin possible des grands centres urbains. La France de Vichy expédie également dans ces centres d’internement tous les juifs étrangers engagés dans la Légion étrangère pour combattre l’Allemagne nazie. Et pas à une exclusion près, la France y interne aussi les nombreux républicains espagnols qui ont fui l’Espagne de Franco.

    Sur les 7000 personae non gratae internées dans la trentaine de camps recensés dans tout le Maroc, 2000 sont des juifs, soit un peu moins de 30%. Ils sont expédiés pour la majorité dans les zones désertiques de l’Oriental, se transformant en une main-d’œuvre corvéable à merci pour les grands travaux de la France civilisatrice, à commencer par le Transsaharien, ligne de chemin de fer devant relier l’Afrique Noire au port d’Oran en Algérie française.

    Les camps de concentration construits dans l’Oriental sont de loin les pires. Bouarfa, qui compte plus de 800 internés en juillet 1942, est l’un des camps où les conditions de vie sont les plus cruelles. Un républicain espagnol témoigne : “Le capitaine qui commandait le camp était un légionnaire. Dès notre arrivée, il nous a dit : comme vous le voyez, ce camp n’est pas entouré de barbelés. Celui qui veut se sauver, le désert se chargera de lui”. Les téméraires qui osent l’évasion sont effectivement “dévorés” par le Sahara. Les autres, forçats du Transsaharien, manient la pelle et la pioche sous une chaleur de plomb. “Chaque fois qu’il y avait une tempête de sable, tout était à refaire”, ajoute-t-il pour décrire les tâches de Sisyphe auxquelles les prisonniers étaient assignés. Pour tout repas quotidien, les internés ont droit à une boîte de sardines pour cinq et deux litres d’eau pour boire et se laver. La nuit, c’est le froid glacial du désert qui les saisit sous les tentes où ils vivent à 8 ou 10.

    Le camp de Aïn Béni Mathar (ex-Berguent), dans la province de Jerada, est réservé aux seuls juifs. Ils y sont quatre cents à subir un traitement spécial de la part des gardiens, qui peuvent laisser s’exprimer en toute quiétude leur antisémitisme. “Mon père savait qu’il y avait des juifs internés dans l’Oriental. Il s’y est rendu plusieurs fois pour leur apporter quelques vivres”, se souvient Serge Berdugo. Ces camps de concentration, dénomination officielle de Vichy, sont un secret de polichinelle. Mohammed V ne peut ignorer leur existence, mais ne peut intervenir quand bien même l’aurait-il souhaité. Et puis, du moment qu’on ne touche pas à “ses” sujets juifs marocains… “Ces camps étaient en dehors de sa zone d’influence. C’était le rayon d’action exclusif de l’armée française”, précise Mostafa Bouaziz. Le débarquement américain du 8 novembre 1942 met fin à l’expérience concentrationnaire au Maroc, qui a fait autant de morts (de faim, d’épuisement, etc) que de rescapés juifs dont certains, une minorité, ont choisi de rester définitivement au Maroc.

    La vérité sur le débarquement américain
    La réalité des camps de concentration au Maroc a été sciemment gommée des esprits. Beaucoup, même parmi les officiels marocains, en ignorent jusqu’à l’existence ! Ce triste épisode, marqué tant par le silence du sultan que des élites israélites, sera vite effacé par l’arrivée en force des Américains en novembre 1942. Mohammed V applaudit des deux mains, mais n’a aucun moyen d’empêcher le général Noguès de bombarder les troupes “yankees” au moment de leur débarquement !
    La configuration du pouvoir dans le Maroc de l’époque était ainsi faite, de trompe-l’œil et de faux-semblants. Les Américains, eux, ne se posent pas de questions. Ils investissent rapidement le terrain, en conquérants, et bouleversent peu à peu les mentalités. Car la donne a changé et c’est l’Histoire, la grande, celle du Maroc comme des juifs du Maroc, qui vire du tout au tout. Un tournant dont Mohammed V est le premier à profiter, lui qui s’appuie de plus en plus ouvertement sur les Américains pour faire monter la pression sur l’occupant français. La fibre indépendantiste du jeune souverain, qui a - enfin - pris des épaules, est désormais une réalité. Mohammed V s’ouvre pour de bon aux nationalistes et le résultat final s’appelle, quelque temps plus tard, la déclaration du Manifeste d’indépendance en 1944. Le Makhzen indigène suit les pas du sultan et sort à son tour de sa réserve. Pour exemple, cette anecdote rapportée par Serge Berdugo : “Après le débarquement américain, mon père (Joseph Berdugo, alors président de la communauté juive de Meknès) a été convoqué par le pacha. Dans sa cour, ce dernier avait rassemblé en tas la liste des inventaires des biens juifs avant d’y mettre le feu”. L’autodafé aurait été inimaginable quelques jours plus tôt…

    Mais le débarquement américain impacte aussi la mentalité juive marocaine. “Il est clair que les juifs du Maroc ne raisonnaient pas tous de la même façon”, résume Robert Assaraf. Mohamed Hatimi, lui, se montre encore plus explicite : “Certaines élites, tant intellectuelles qu’économiques, trouvaient le sultan archaïque. Pour elles, il symbolisait le côté théocratique de l’Etat et rien ne les révoltait autant que de se voir traiter d’indigènes, parce que sujets du sultan”. Une autre donnée va infléchir, davantage, cet état d’esprit. Le débarquement américain s’est accompagné, en douce, des premières percées sionistes au Maroc. L’Etat d’Israël n’est encore qu’un projet, mais des israélites marocains, des élites comme du “peuple”, choisissent déjà la voie de l’émigration vers la “terre promise”…

    Pratiquement tous les historiens consultés sont unanimes, pour admettre que les “inflexions” subies par la pensée des juifs du Maroc doivent beaucoup à l’attitude des nationalistes au plus fort de la guerre : “Il ne faut pas oublier qu’un Mohamed Ben El Hassan El Ouazzani (ndlr : fondateur du Parti de la Choura) s’est tourné vers les sirènes allemandes au début de la guerre, répondant au principe que l’ennemi de mon ennemi ne peut être que mon ami”, résume ce chercheur, avant d’ajouter : “Les Ouazzani, El Fassi, Sbihi et tant d’autres, ont joué une partition équivoque, sans être expressément antisémite, qui a pu changer les esprits”.

    Les années qui suivent ne font que marquer le désir d’affranchissement des uns et des autres. Les nationalistes réclament officiellement l’indépendance du Maroc en 1944, le sultan devra encore patienter quelques années pour oser la “grève du sceau”, équivalant à un geste de rébellion (tant attendu, il faut dire) vis-à-vis de la France. Les juifs, eux, sont gagnés par l’exode (Israël, l’Europe, les Etats-Unis) et certains, y compris parmi le Conseil gouvernemental que la France installe au Maroc en 1945, vont jusqu’à demander ouvertement la nationalité française. Le trouble gagne même la rue puisque, entre 1945 et 1948, date de création de l’Etat d’Israël, la plupart des grandes villes connaissent des appels au pogrom (“mort aux juifs”) plus ou moins manipulés par la présence française…

    Ces incidents, qui échappent au contrôle de Mohammed V, atteignent leur paroxysme dans la cité minière de Jerada, à l’est du royaume, avec plusieurs dizaines de morts tant du côté juif que musulman. Tous ces événements sont liés, d’une manière ou d’une autre, aux (longues) suites du débarquement américain de 1942. Qu’Abraham Serfaty, éminent représentant de la communauté juive au Maroc, résumait sans merci, dans un article publié dans la revue Souffles en 1969 : “La bourgeoisie juive marocaine abandonnait l’objectif assimilationniste pour se rallier, dans sa quasi-totalité, à l’objectif sioniste”.

    Les dessous du mythe Mohammed V
    L’histoire d’amour entre Mohammed V et les juifs marocains est tourmentée, complexe, et en tout cas moins idyllique qu’on veut bien le dire. Plusieurs traités juifs ont été publiés pour demander à l’administration coloniale de mettre fin, à plusieurs reprises, au lien d’allégeance à sa personne. “Le statut de protégés des puissances coloniales pendant le 19ème siècle, en soustrayant à la juridiction du Makhzen une partie de l’élite juive marocaine, a scindé en deux la communauté israélite. Après la Deuxième guerre mondiale, seules les franges les plus pauvres sont restées liées au sultan”, résume Mostafa Bouaziz. D’ailleurs, la littérature juive publiée dans les années 50 ne met pas particulièrement en exergue le rôle de protecteur de Mohammed V. Selon Mohamed Hatimi, l’histoire édifiante est née au lendemain de la Seconde guerre mondiale, portée sur les fonts baptismaux par les nationalistes marocains et musulmans : “Ce sont ces derniers qui n’ont cessé de rappeler avec insistance la position du sultan vis-à-vis des juifs pendant l’épisode Vichy. Et notamment Allal El Fassi, dirigeant de l’Istiqlal, dans ses écrits publiés au Caire au début des années 1950. Il en est de même dans les écrits du parti nationaliste, adressés à l’opinion publique américaine”. Ce serait une pierre à l’édifice dans le culte de la personnalité du roi, bâti progressivement par l’Istiqlal.

    Alors, pour boucler la boucle, Mohammed V, “juste parmi les nations” : réalité ou mythe ? “Incontestable réalité”, clament tous les spécialistes juifs que nous avons consultés pour les besoins de l’enquête. La meilleure formule, et sans doute la plus troublante, est celle de Robert Assaraf : “Si Mohammed V a sauvé des vies juives ? Oui, c’est l’évidence. S’il l’a fait en risquant sa vie ? Non, personne ne peut l’avancer”. Au Mémorial de Yad Vashem à Jérusalem, dédié aux victimes de l’Holocauste, de trancher si, oui ou non, le sultan Sidi Mohammed Ben Youssef mérite définitivement son entrée au panthéon des “Justes”. Avec toutes les retombées que cela suppose…

    source, notes, photo et commentaires (numéros vente en kiosques):

    http://www.telquel-online.com/274/couverture_274.shtml

  17. jacqueline dit :

    pour les archives du côté Aschkenaze il ni a rien du tout ! tout à été brûler détruit en Pologne , et dans les pays de l ‘Est ! impossible de remonter les générations , nous avons juste les noms et prénoms de grand-parents côté maternelle et paternel c’est tout …et là , où ils ont été exterminés !! je suis sûre que la plupart des juifs n ‘ont pas de documents familliaux

  18. xxx dit :

    http://www.juif.org/video/751,refugies-juifs-des-pays-arabes.php

    a voir

  19. Rebecca dit :

    Merci xxx…je ne trouvais pas cette video … je vais evidement regarder
    et Merci aussi pour les articles cités plus haut

  20. Daniel dit :

    Très bon article Yehoudi.

    Moi aussi je suis d’origine Tunisienne du côté de ma mère (tchèque du côté de mon père) ma famille maternel a quitté relativement précipitamment la Tunisie parce que ça commençait à chauffer (mon grand père est d’abord aller pendant un temps à Paris pour trouver du travail qu’il a eu dans le sentier car il travaillait dans la confection). Ils sont partis et ont tout laissés: maison, atelier, meubles et bien sûr retraite que la France ne leur as jamais reversé malgré leur responsabilité. Ils ont le droit à quelque chose comme 2 valises par personne au bâteau et peu de liquide. Ils sont arrivée dans le vieux quartier de Montmartre (rue des martyrs) et ont vécus à 5 (ma grand mère, mon grand père, ma mère, mon oncle et une vieille tante) dans une arrière boutique, mes grands parents se partagaient la cave). Malgré tout ma grand-mère garde de bons souvenirs de la Tunisie et a conservée des écrits. Elle vis actuellement au Père-Lachaise.

  21. Daniel dit :

    Tout ça pour dire que nous sommes arrivées dans d’aussi pires (voire pires) conditions que les arabes, ce qui n’a pas fait de nous des délinquants pour autant.

  22. xxx dit :

    alors transmettez a vos enfants pendant q il est encore temps, et arretons de bavassons sur la soi disante belle vie dans les pays arabes de nos parents et grand-parents

    on parle de desinfo a tout bout de champ

    alors commencons nous memes par retablir une certaine verité aupres des notres

  23. Esther dit :

    oui xxx je pense aussi que c’est la morale de cette histoire…

  24. c.rahamim dit :

    Bah, en fait c’est de leur jeunesse que les refugies des pays maghrebins se rappellent avec tendresse. Les parfums de printemps, les epices et le soleil, la douceur du premier amour. Pour le reste on aime mieux avoir vingt ans a Tunis que d’en avoir soixante dix a Bagnolet.

  25. xxx dit :

    Bah, en fait c’est de leur jeunesse que les refugies des pays maghrebins se rappellent avec tendresse.

    oui ok, ne pas occulter la realité de leur situtation et les raisons de leur exode

    -1 main devant une main derriere et j en passe

  26. c.rahamim dit :

    Je ne dis pas “occulter”, je dis que c’est plus facile de se rappeler les bons moments, c’est tout, c’est humain.

  27. Esther dit :

    combien de mains as tu alors?
    ps avec un nom pareil remarque, j’aurais pu me douter que tu en avais plus que 2 !

  28. xxx dit :

    voila j ai retrouver la totalité du film en 3 partie pour ceux que ca
    interesse

    http://www.dailymotion.com/videos/relevance/search/les%20juifs%20chez%20les%20arabes

  29. Esther dit :

    xxx merci pour ce film–!!! extraordinaire!!

  30. Esther dit :

    une phrase me semble t-il a retenir (il y en a certainement d’autres importantes mais celle ci m’a fait dresse l’oreille.. comme on dit)
    “Quand on n’ ecrit pas son histoire, d’autres le font a votre place et ce n’est plus votre verite!”

  31. Rebecca dit :

    oui Merci xxx….premieres images insuportables …ne jamais oublier !!!
    je suis revoltée

  32. Esther dit :

    oui je pensais a toi Rebecca lorsque je voyais les images sur les juifs d’egypte…

  33. xxx dit :

    pour rebecca l egyptienne

    http://sefarad.org/diaspora/egypt/vie/egypt.php/id/2/

  34. admin dit :

    fou ce film… qui cahce une grande verite
    les arabes, l’Islam a conquis tout ce qu’il pouvait pendant plus de 1000 ans, et maintenant que quelques millions de juifs leur tiennent tete dans la Terre des Juifs, qui a un jour ete conquise par les arabes/musulmans, ces derniers font les petits malheureux, et vont chialer a l’ONU…
    on croit qu’en Israel on a de la ‘houtspa ? on a tout a apprendre de nos voisins, eux sont vraiment les champions du monde…

  35. xxx dit :

    et apres ca je ne vous saoule plus

    http://www.guysen.com/articles.php?sid=6210

  36. Esther dit :

    xxx je dirais que tu nous a plutot desaoule!

  37. xxx dit :

    LE 12 JUIN 2008,

    NOUS COMMEMORERONS

    LA NAQBA

    DES JUIFS DES PAYS ARABES ET ISLAMIQUES !!!

    LE 12 JUIN 2008,

    NOUS COMMEMORERONS

    LA NAQBA

    DES JUIFS DES PAYS ARABES ET ISLAMIQUES !!!

  38. Rebecca dit :

    Encore une fois Merci xxx…trés touchée par le texte d’autant plus que ma famille etait d’ Alexandrie
    il faut diffuser toutes ces informations …ce film !! ! pour equilibrer le matraquage que nous subissons ..
    il a fallut attrendre longtemps avant que les juifs temoignent ..nous avons la pudeur de ne pas étaler le malheur

  39. Marcoroz dit :

    Hou, il suffit que je passe une après-midi sans ordi, et me voilà avec des pages et des pages de retard. Comment vais-je rattraper ça ? Pas le temps de lire tous les posts !

    Quand je pense qu’il s’en est fallu de si peu…

    Yehoudi, bravo ! Vraiment, bravo ! Mais où sont nos amis arabes et musulmans ? Aucun pour exprimer son accord, son désaccord ou sa surprise… Profil bas devant les vérités qui dérangent ?

  40. c.rahamim dit :

    Non Marco, Marouan a reagi sur un autre post!!!

  41. Esther dit :

    sur le post!

  42. Esther dit :

    excusez moi mais il y a une chose que je n’ai pas compris ca doit etre le phenomene gueule de bois..pourquoi le 12 juin???

  43. c.rahamim dit :

    Il y a des inconvenients a boire de l’eau. XXX pourquoi le 12 juin???

  44. Alain dit :

    Oui Rebecca, il y avait des camp de concentration en Egypte et mon père y a séjourné 16 mois ! (des camps pour juifs je précise !). Au moment de son départ, on lui a donné 48 heures pour se marier et quitter l’Egypte avec sa chemise….
    Il a déjà été question ici même (l’année dernière) des “blagues” que faisait les douaniers egyptiens pour dépouiller ceux qui avaient de maigres ressources….
    Il y avait pourtant des juifs à Alexandrie depuis plus de 2000 ans !
    Et rappellons nous le sort indigne et misérable fait à Haim Dwek, le dernier grand rabbin d’Egypte (harcelé, injurié, torturé) sans que j’ai entendu nulle part la moindre dénonciation (il était de ma famille, je tiens les détails à la disposition de ceux que ca intéresse, mais ce n’est pas réjouissant)
    Et il y a encore des gens pour venir nous donner des leçons d’humanité, et des juifs couchés qui soutiennent ces gens là !
    Bravo Yehoudi. Une chose est certaine: la dhimmitude est finie pour moi !
    Et la confiance dans les autres peuples pour “proteger” les juifs, plus jamais !

  45. xxx dit :

    NOUS COMMEMORERONS LA NAQBA DES JUIFS DES PAYS ARABES ET ISLAMIQUES !!!
    Classé dans : Uncategorized — by hashomeret @ 8:39

    LE 12 JUIN 2008,

    NOUS COMMEMORERONS

    LA NAQBA

    DES JUIFS DES PAYS ARABES ET ISLAMIQUES !!!

    Le 12 juin 1945, des pogroms éclatent en Libye, ancienne « régence » turque devenue colonie italienne en 1912 et libérée en 1942 par les troupes britanniques et françaises.

    D’autres pogroms ont lieu le 5 novembre. Au total, près de deux cents Juifs sont tués, et plusieurs centaines sont blessés ou soumis à des violences de tout ordre, y compris des viols systématiques. Toutes les synagogues du pays sont profanées.

    Les Juifs libyens commencent à s’enfuir. Ce mouvement deviendra un exode généralisé en 1951, quand le pays accédera à l’indépendance formelle. Les derniers Juifs lybiens quitteront le pays après l’instauration du régime totalitaire islamique du colonel Mouammar al-Kadhafi, en 1969.

    Le 12 juin 1945 marque donc le début de la Naqba (catastrophe et exil) des Juifs des pays arabes et islamiques : l’expulsion de près d’un million d’êtres humains de la terre où ils sont nés et où ils ont grandi.

    De nombreux pogroms et de nombreuses persécutions s’étaient déroulés dans le monde arabe et islamique avant cette date. Pour nous en tenir à une histoire récente, mentionnons les pogroms de Palestine en 1920 et en 1929, le pogrom de Constantine en 1936 et le pogrom d’Irak (« Farhud ») de 1941.

    Mais avec les événements de Libye, c’est bien une volonté d’éliminer totalement les Juifs de la vie nationale qui apparaît, dans un pays arabe et islamique qui vient de recouvrer sa liberté. D’un antijudaïsme religieux ou social, on passe bien à un antisémitisme radical.

    La Naqba des Juifs des pays arabes et islamiques, dont l’origine se situe chronologiquement avant la première guerre israélo-arabe (1948-1949), est inséparable du problème des réfugiés arabes de Palestine. C’est dans une large mesure pour occulter leurs agressions contre les communautés juives d’Orient que les pays arabes et la plupart des pays islamiques ont refusé d’apporter une solution au problème palestinien. Avec les conséquences dramatiques que l’on sait.

    Les deux tiers des réfugiés juifs des pays arabes et islamiques ont trouvé refuge en Israël. Les autres, dans leur immense majorité, se sont installés dans l’Union européenne et aux Etats-Unis.

    Nous demandons donc à l’Etat d’Israël, à l’Union européenne et aux Etats-Unis de proclamer le 12 juin date perpétuelle pour commémorer la Naqba des Juifs des pays arabes et islamiques.

    Les communautés juives pourront en outre commémorer l’événement lors de la date hébraïque : 2 thamuz.

    COLLECTIF POUR LA COMMEMORATION DE LA NAQBA DES JUIFS DES PAYS ARABES ET ISLAMIQUES (CCNJPAI)

  46. Esther dit :

    bonjour xxx comment fait on pour soutenir ce collectif?

  47. Adel dit :

    Yom Tov xxx,
    je ne peux suivre ton raisonnement, avant 1945 la totalité des pays arabo musulmans étaient sous domination etrangeres, alors je ne vois pas comment veux tu imputer tout le drame des juifs aux seuls pays arabe??????????????

  48. Esther dit :

    Adel bonjour! xxx nous a donne un lien sur un documentaire a voir en 3 parties sur l’histoire des Juifs dans les pays arabes et ceux d’orient, le voici
    cliques dessus et regarde le
    http://www.dailymotion.com/videos/relevance/search/les%20juifs%20chez%20les%20arabes

  49. c.rahamim dit :

    Bonjour Adel!

  50. yéhoudi dit :

    Cher Yéhoudi, j’ai lu ton billet et je voulais te dire que je suis entièrement d’accord..
    toutefois depuis (peu de temps) nous avons des amis nouveaux comme Adel et Marwane qui font évoluer le problème vers le bon sens..

    aussi , cher Yéhoudi il faut parfois oublier, mais sans vra&iment oublier..

    tu m’as fait rigoler avec tes remarques concernant les invitations a sens unique

    merci encore et que D.ieu te bénisse avec tous tes amis sur ce site.

  51. Esther dit :

    bonjour a toi O mon ami Yehoudi! comment vas tu? félicitation pour ce billet; tout y est et je crois qu’il a réveillé de nombreuses mémoires endormies…
    Oui Adel et Marwane font partie des gens de l’espoir.
    Que D te bénisse également ainsi qu’a toute ta famille!

  52. yéhoudi dit :

    Salut Esther, je me suis exercé a un curieux exercice épistolaire..m’écrire a la forme pronominale..

  53. Esther dit :

    c’est sympa de se parler a soi même.. parfois, ça remet les pendules a l’heure

  54. xxx dit :

    ADEL

    independance egypte 1922
    lybie 1951
    liban 1945
    syrie 1939
    jordanie 1946
    irak 1930
    si je ne trompe pas, donc erreur de part

  55. Adel dit :

    xxx
    quand vous dites les pays arabe et islamiques je pensais aux pays d’afrique du nord (Maroc, Algerie, Tunisie), pour ceux la à ce que je pense tous etaient sous domination coloniale .

  56. grandpas dit :

    Adel

    L’ algérie etait un département français,il fut donc soumis aux lois de Vichy.

    Les autres pays étaeint des protectorats mais la popution présente pouvait comme le firent certains français bravait les lois scélérates des collabos.

    Mias peut être que la popultion et certains didrgeants d’ afrique du nord trouvérent ils un moyen de se débarasser de personnes qu’ ils détestaient depuis longtemps.

  57. c.rahamim dit :

    XXX 1 et 2 de thamuz c’est aussi la hiloula de Yossef, celui enterre a Shkhem, et prisonnier des niktosqwatos, c’est par hasard???

  58. Esther dit :

    Rahamim que D te benisse!

  59. xxx dit :

    Les deux tiers des réfugiés juifs des pays arabes et islamiques ont trouvé refuge en Israël. Les autres, dans leur immense majorité, se sont installés dans l’Union européenne et aux Etats-Unis.

    Nous demandons donc à l’Etat d’Israël, à l’Union européenne et aux Etats-Unis de proclamer le 12 juin date perpétuelle pour commémorer la Naqba des Juifs des pays arabes et islamiques.

    Les communautés juives pourront en outre commémorer l’événement lors de la date hébraïque : 2 thamuz.

    COLLECTIF POUR LA COMMEMORATION DE LA NAQBA DES JUIFS DES PAYS ARABES ET ISLAMIQUES (CCNJPAI)

  60. c.rahamim dit :

    Merci Esther, toi aussi!

  61. Esther dit :

    XXX excuses moi de repeter mais depuis quand ce collectif a ete cree, qui en sont les chefs de file, comment les soutenir???

  62. xxx dit :

    je ne sais vraiment pas

    essayer envoyer a cette adresse, peut etre auras tu
    une réponse concernant ce collectif

    hashomeret@hotmail.fr

  63. Adel dit :

    Esther, désolé je ne peux acceder à ton lien, access denied, j’utilise en ce moment le PC de la compagnie, dommage.

  64. Esther dit :

    ecris le quelque part et des que tu auras un autre pc regardes le; riche d’enseignements!

  65. Adel dit :

    ok Esther done, une fois chez moi , dans une semaine j’essaierai.

  66. Esther dit :

    et bien recopie le !http://www.dailymotion.com/videos/relevance/search/les%20juifs%20chez%20les%20arabes

    http://www.dailymotion.com/videos/relevance/search/les%20juifs%20chez%20les%20arabes

  67. Esther dit :

    je te l’ai reecrit mais suis en modere va sur mon post de 7:23..

  68. Adel dit :

    Esther, impossible de l’ouvrir, je l’ai deja recopier.

Laisser un commentaire