Archive pour février 2008
La Parasha de la semaine : Vayakhel
Vendredi 29 février 2008LA PARACHA DE LA SEMAINE EST DEDIEE A LA REFOUA CHELEMA DE ‘HAGUIT ‘HAYA BAT YAËL, FAITES PASSER.
« Moshé rassembla toute la communauté d’Israël et leur dit : voici les paroles que D-ieu nous a ordonné d’accomplir. Durant six jours le travail sera fait et le septième jour sera saint pour vous, un Chabat pour D-ieu, celui qui travaillera en mourra »
Rabbi Nathan enseigne qu’au lieu de dire « Taassé mélakha – tu feras ton travail », le verset nous dit « Téassé mélakha – le travail sera fait » à la forme passive, ce qui signifie que le travail se fera par lui-même. Il précise :
« Grâce au Chabat, on mérite que le travail se fasse par lui-même. Car la vitalité et l’abondance des six jours de la semaine sont dues au repos et à la sérénité du Chabat… Par conséquent l’homme doit effectuer tous les travaux et transactions commerciales des six jours de la semaine en sachant et en croyant qu’en vérité il ne fait rien par lui-même car tout vient de la force de D-ieu ». (Likoutey halakhot, Chabat 3-3)
C’est la raison pour laquelle notre paracha de la semaine commence avec l’injonction du Chabat pour continuer avec les travaux du Mishkan. Afin de se rappeler qu’en vérité nous ne faisons rien par nous-mêmes.
Un peu dur à avaler n’est-ce pas. La théorie du « il faut aider D-ieu à nous aider » en prend un coup. C’est dommage parce qu’elle nous arrange bien cette théorie, surtout pour justifier nos longues journées de travail au détriment de la famille et/ou de l’étude. J’ai pas le temps…
Rabbi Na’hman raconte l’histoire suivante. Il était une fois un pauvre errant qui arriva dans une ville alors qu’il n’avait pas mangé depuis deux jours. Il se dirigea vers les plus belles maisons de la ville pour demander la charité. Frappant à la porte de la plus belle maison, le propriétaire lui ouvrit et écouta sa requête. Il lui proposa alors un marché : va me couper ce bois et je te donnerai un bon repas. Le pauvre n’avait d’autres choix que d’accepter, il travailla dur pendant plusieurs heures et vint ensuite demander son salaire. Le riche lui montra une autre maison en face de la sienne et lui dit de s’y présenter. Effectivement, on l’installa à une table et on lui offrit un repas somme toute assez frugal : une soupe chaude avec un morceau de pain et un fruit. Il était en train de grogner lorsqu’une personne lui demanda les raisons de son humeur. Il lui répondit qu’après avoir travaillé si dur, il méritait un meilleur repas. Ce qu’il ne savait pas, c’est que le riche d’en face était un pingre et qu’il avait tout simplement profité de lui gratuitement pour l’envoyer ensuite en face, où de toute façon on offrait un repas à chaque pauvre qui le demandait. La personne qui l’avait interrogé n’était autre que ce généreux donateur qui lui dit : « ce que tu as travaillé est une chose en soi, ce que tu as mangé est une chose en soi ».
De la même manière nous dit Rabénou, le travail de l’être humain est une chose en soi et ce qu’il mange est une chose en soi. C’est-à-dire qu’il n’y a absolument aucun rapport entre le labeur effectué et les revenus d’un individu. Celui qui ouvre les yeux ne pourra que vérifier les milliers d’exemples confirmant une telle affirmation. Sinon il aura la possibilité de croire à l’illusion des lois de la nature qui affirment que plus on travaille, plus on gagne et que si on ne travaille pas très durement, il n’est pas possible de réussir.
A ce sujet, il est dit : « tu gagneras ton pain à la sueur de ton front », ceci est la malédiction de l’homme qui se trompe. Afin de réparer cette erreur, D-ieu nous a donné le Chabat.
Le septième jour, nous sommes propulsés dans une sphère de conscience différente. Le repos du Chabat nous amène à comprendre qu’en vérité c’est D-ieu qui fait tout le travail. Ainsi plus on se coupe du mode de fonctionnement de la semaine en s’habillant différemment, en parlant différemment, en marchant différemment, même en pensant différemment, et plus on se connecte à la conscience que D-ieu est avec nous et que c’est Lui qui fait le travail. La semaine prend alors un goût différent puisqu’on n’est plus victime de l’erreur du « Co’hi vé ‘otsem yadi – la force et la puissance de mes mains ». La sérénité du Chabat nous accompagne durant toute la semaine.
Mais pourquoi travaille-t-on ?
Sûrement pas pour l’argent mais pour réparer le monde (Likoutey Moharan 280). Chaque fois qu’on effectue des transactions commerciales en respectant les lois du massa ou matan bé émouna - diriger ses affaires avec foi, on répare le monde. Diriger ses affaires avec foi (ceci inclut aussi le travail du salarié) signifie respecter la parole donnée et les règles de la Torah afférentes à notre type d’activité. Cette honnêteté s’acquiert grâce à l’effort fourni pour passer un Chabat dans la plus grande sainteté en se coupant de la pression des six jours de la semaine.
C’est la raison pour laquelle le psaume du Chabat commence par « Mizmor léDaviv Hashem ro’i lo e’hsar – D-ieu est mon berger, je ne manquerai de rien »…
Ashkelon : ligne rouge
Vendredi 29 février 2008Pathétique !
Le gouvernement déclare que les bombardements, à l’aide de roquettes Katioucha, de la ville d’Ashkelon, représentent la ligne rouge qui entraînera très prochainement une invasion de Gaza, désormais « inévitable »…
Sympa pour les habitants de Sderot. Il semble que le gouvernement israélien considère le sang des habitants d’Ashkelon comme plus rouge que celui des habitants de Sderot.
Des vrais juifs ces gens-là !
TAISEZ-VOUS Mr KOUCHNER !!!
Vendredi 29 février 2008Par Claude Bensoussan pour Guysen International News
Jeudi 28 février 2008
C’est tout ce que me commandent de vous dire, vos dernières déclarations. Celles que vous avez faites lors de votre nième passage dans la région.
Dans les territoires encore occupés par les derniers envahisseurs venus d’Irak, de Syrie ou du Liban il y a une centaine d’années. Territoires dits palestiniens.
Ce fut un jour, au lendemain de l’élection de François Mitterrand, la réponse de Georges Marchais secrétaire du parti communiste, à Jean Pierre Elkabbach
Il m’est un devoir d’ingérence de m’ingérer.
Un devoir d’ingérence dans le langage ministériel français, celui des Affaires Etrangères, que certains n’ont pas hésité à qualifier d’ « un siècle de trahison ».
Je ne retiendrai que deux phrases.
L’une appelant Israël à faire « encore des sacrifices ».
Encore. Retenez bien le « encore »…
L’autre, perfide, sournoise, d’acier plutôt que de bois. Vous avez appelez à l’arrêt des tirs de Qassams, non pas pour les dégâts occasionnés aux habitants de Sdérot, mais bien pour les « réactions brutales » qu’elles suscitent de la part d’Israël.
Alors monsieur Kouchner, il nous est un devoir d’ingérence de vous dire de vous taire.
Nous aurions pu vous répondre à la façon d’un Nicolas Sarkozy, s’adressant à un badaud qui refusait de lui tendre la main au salon de l’Agriculture, mais la décence, et somme toute le respect que nous vous devons encore, sachant l’amitié qui vous lie à nous, éloigneront de nos propos tout langage malveillant.
Ne venez pas nous dire que ce sont des « phrases sorties de leur contexte », que ce n’est pas cela que vous avez voulu insinuer, que sais-je encore, de ces circonvolutions verbales d’homme politique pris en flagrant délit de c…..ies !
Je ne vous croirais pas. Et les miens non plus.
Encore, avez-vous dit…
Encore des sacrifices.
Voilà un mot que le peuple Juif ne veut plus entendre. Il me semble que vous ne l’entendez pas de cette oreille.
Cela fait plus de deux mille ans que nous faisons des sacrifices monsieur Kouchner !
Deux mille ans que l’on nous sacrifie plus exactement.
Deux mille ans que nos parents et nos enfants sont montés sur le bûcher, passés au fil de l’épée, brûlés et -comment dirais-je ?- holocaustés…monsieur Kouchner.
Alors faites-en vous des sacrifices et laissez nous avec le souvenir des nôtres.
Depuis 60 ans, monsieur, Kouchner, Israël n’a fait que des sacrifices.
Il faut en faire des sacrifices lorsqu’on est entouré de millions de barbares qui cherchent à vous exterminer. Des barbares qui se sacrifient aussi, il faut le reconnaître. Tant et si bien qu’ils sacrifient leurs propres enfants et leurs civils juste pour bien nous sacrifier…
Il y a sacrifice et sacrifice monsieur Kouchner…
A l’aube de notre naissance, ai-je besoin de ressasser ce poncif, ils furent des millions à vouloir nous jeter à la mer, au motif qu’il était impensable que nous Juifs, nous osions nous installer ici, sur terre d’islam.
Nous sommes les plus anciens réfugiés du monde et jamais ni l’UNRWA, ni la Croix Rouge, ni aucune ONG, si prompts à s’émouvoir (dans le cas qui nous concerne, les « palestiniens », depuis 60 ans « réfugiés » préfabriqués) ne se sont intéressés aux assiégés que nous sommes.
Il serait donc dit que seuls les arabes victimes de leurs frères en 48 et chassés de leurs foyers par ces mêmes frères, auraient le droit de retrouver une terre au motif qu’ils sont devenus par la grâce des organisations internationales les réfugiés les plus riches du monde ? Maintenus à l’état de réfugiés malgré les milliards de dollars déjà offerts par la communauté des nations depuis soixante ans ?
Et pourquoi des réfugiés ne reviendraient-ils pas chez eux après deux mille ans d’exil pour y vivre en sécurité ?
Si Gaza ou Djénine sont des camps de réfugiés, Israël est le plus grand camp de réfugiés au monde. Amputé du tiers du peuple juif parti en fumée dans les camps de concentration nazis…
A la différence près, et de taille, c’est que les israéliens ne se sont pas contentés de vivre du subside des autres et ont transformé leur pays en paradis fleuri, en puissance économique et industrielle, la plus grande pépinière de cerveaux au monde. On ne compte plus les apports dans tous les domaines que ce grand camp de réfugiés a fait et continue de faire malgré l’état de guerre permanent. De la médecine aux nanotechnologies en passant par l’agriculture, l’industrie militaire, l’aéronautique, le high-tech, la musique, les arts et les lettres, collectionnant ainsi le plus grand nombre de prix Nobels en si peu de temps.
Au prix d’immenses sacrifices.
Alors encore une fois, ingérez vous de votre devoir d’ingérence et faites nous le sacrifice de vous taire. Cela vous évitera bien des désillusions en revenant dans la région.
Réactions brutales d’Israël dites-vous ?
Vous abondez peut-être dans le sens du rapport de l’ONU qui estime que «le terrorisme palestinien a son origine dans « l’occupation israélienne et les lois qui rappellent le régime de l’Apartheid en Afrique du Sud » (Guysen International News 26.02.2008 à 19h22). Il veut dire par là que les attentats sont la résultante de l’occupation et que le régime abhorré sioniste pratiquant l’Apartheid, il ne faut pas s’étonner des « réactions brutales » des palestiniens…
L’auteur du rapport, John Dugard, juriste de profession, est un fieffé menteur. Il se joue en tous cas une sacrée comédie en présentant son rapport devant le Conseil des droits de l’homme de l’Onu. Dont il sait pertinemment qu’une immense majorité des Etats qui le composent sont des modèles de démocratie… Mais il sait surtout, et ne le dit pas, que le terrorisme n’a pas commencé avec l’ « occupation » mais bien avant 1967. Que l’ « occupation » comme il dit, ne posait pas de si grands problèmes avant les déclarations de guerre d’Arafat de sinistre mémoire, Arafat plus grand terroriste que la terre n’ait secrété, sur la tombe duquel vous êtes allé vous incliner en catimini, n’est-ce pas monsieur Kouchner…
Alors réactions brutales ?
J’apprends aujourd’hui, qu’un accord de coopération anti terroriste a été signé entre l’Arabie Saoudite et la France par Michèle Alliot-Marie et son homologue le prince Nayef.
« Nous partageons les mêmes menaces et la même volonté de les éradiquer » a dit votre collègue de l’Intérieur.
Le Parisien qui rapporte la nouvelle, rappelle qu’ « il y a un an jour pour jour, quatre français étaient assassinés par un groupe de fanatiques armés près de Médine ».
Et puis plus loin : « la situation a changé. Il suffit de constater les moyens colossaux déployés par les Saoudiens pour assurer la sécurité : check-points, quartiers d’affaires ou diplomatiques bunkerisés, ici aussi la menace terroriste est omniprésente ».
« Les attentats commis sur leur propre sol ont profondément choqué les Saoudiens, Ils n’y étaient pas préparés, mais ils se sont adaptés très vite », remarque un officier de sécurité français en poste à Riyad. Dois-je mettre entre guillemets les mots « fanatiques » ou « terroristes » ?…
Les centaines de check points ne seraient tolérables qu’en Arabie Saoudite ou dans les Balkans mais pas en Israël pour protéger ses citoyens ?
Je n’ose imaginer les centaines de morts qu’une armée française aurait provoquées si des roquettes « artisanales » tombaient sur le territoire français, à la cadence des roquettes gazaouites, depuis, voyons voir, depuis le pays basque par exemple, ou la Corse. Je dis çà au hasard…
J’aurais pu écrire, que des roquettes « artisanales », presque inoffensives à en croire la presse française, lancées depuis le Trocadéro sur le bâtiment du ministère des Affaires Etrangères (toujours par hasard), n’occasionneraient que de minimes dégâts sur le gazon bien tondu du parc attenant.
Réactions brutales dites-vous ?
Pour paraphraser l’un de vos prédécesseurs, de sinistre mémoire aussi, monsieur Michel Jobert : est-ce que tenter de neutraliser les barbares qui envoient des roquettes sur une ville plusieurs fois par jour, les éliminer les uns après les autres de façon ciblée est une agression brutale ?…
Non ! C’est un devoir d’ingérence…

Regardez bien cette carte monsieur Kouchner. Elle représente les points d’impact des roquettes « artisanales » ces derniers jours sur Sdérot. Pas un coin de cette ville n’est épargné.
Quinze secondes, monsieur Kouchner. Quinze secondes savez vous ce que cela représente ?
Le temps qu’ont les habitants de Sdérot, quel que soit leur âge, pour gagner leur abri, monsieur Kouchner. Ingérence pour ingérence, çà vous dirait de venir partager quelques semaines dans ces conditions ? Je voudrais vous y voir. Quinze secondes cela doit-être suffisant pour un homme sportif comme vous non ?… Tenez, j’ai fait demander - sous toutes réserves et avec l’accord de la municipalité de Sdérot, me dit-on à la rédaction- de vous faire parvenir un exemplaire d’une roquette artisanale, explosée. A poser sur votre bureau, en solidarité avec les habitants de Sdérot. Ingérence à distance…
Au choix
Monsieur Kouchner, je vous ai entendu dire il n’y a pas si longtemps, en vous apitoyant sur le sort des Palestiniens, qu’Israël avait le droit de vivre en sécurité mais que… Et tout de suite après : « Je serais le premier à aller me battre pour défendre Israël s’il était menacé de mort ».
Il est temps de mettre vos paroles en pratique. Parce que les menaces de mort nous parviennent de partout maintenant. Non plus seulement de Téhéran. Et les prédictions se font de plus en plus proches. En témoignent les derniers vociférations du barbu du Hezbollah, je cite :
« La fin d’Israël est imminente ». Propos tenus il y a 3 jours. A n’en point douter, l’Iran et ses livraisons de missiles est derrière tout cela.
Dans un article intitulé « Mobilisez-vous maintenant, sauvez le monde », paru dans le Jérusalem Post, édition du 11 février 2007, Sharansky écrivait : «Nous devons reconnaître le fait suivant: bien que la sympathie pour l’objectif exprimé par l’Iran afin de détruire Israël ne soit pas vraiment le courant dominant, l’idée d’un monde sans Israël est aujourd’hui plus acceptable dans la bonne société, dans les médias et à l’université, que l’objectif exprimé par Hitler d’une Europe sans Juifs ne l’était en 1939. Dans cette situation, il doit être clair que nous sommes au-delà de l’étape des définitions».
Je crois que le message est clair. Il date d’il y a un an exactement.
Plus récemment, en fait aujourd’hui même, une manifestation a eu lieu au Soudan. Des dizaines de milliers de femmes défilaient contre les caricatures de Mohamed parues par solidarité au Danemark avec le journaliste menacé de mort par des islamistes. Voilà ce que l’on entendait dans les cortèges :
« Des étudiants, des écoliers et des hommes vêtus de robes et turbans blancs traditionnels ou de costumes à l’occidentale scandaient des “Ben Laden, frappe encore!” et “Juifs, juifs, l’armée de Mahomet va revenir” (Source AFP, photo d’Assif Hassan. Protestations. AOL 27.02.2008). »
Cela ne vous rappelle pas cette histoire dans laquelle on vient annoncer à quelqu’un que dans ce village de Pologne, « ils vont bientôt venir exterminer les juifs et les coiffeurs ». Le quelqu’un répond « Mais pourquoi les coiffeurs ? »…
Oui, monsieur Kouchner, pourquoi les Juifs quand il s’agit des caricatures de Mohamed? Alors Israël n’est-il pas menacé de mort ?
Qu’attendez-vous pour venir vous battre à ses côtés ? Qu’il soit mort ? Il me semble qu’il est de votre devoir suprême d’ingérence de tenir vos promesses.
Je vous assure que cela sera bien différent que de transporter des sacs de riz en Somalie sous l’œil des caméras, cher French Doctor…
Réalités gazaouites
Vendredi 29 février 2008Tsahal a reçu l’autorisation de bouger un tout petit peu et de s’attaquer un tout petit peu plus sérieusement aux salopards qui visent nos enfants.
Réactions classiques à Gaza :

Un bébé est exposé sous toutes les coutures aux journalistes friands de cadavres palestiniens (à ce stade, sont-ils nécrophiles ?)

Un « djeune » saute au dessus d’un feu pour bien montrer que, à Gaza, c’est la crise, tellement dur dur qu’il y a des feux dans les rues, et qu’il faut naturellement sauter dedans. Encore quelque chose d’intelligent à montrer au monde, du vrai matériel de journaliste.

Et, évidemment, la voiture détruite. Vous connaissez la chanson, ils prennent des morceaux, regardent, observent, reniflent, touchent, crient « Allah Akbar »… enfin, rien de nouveaux.
La seule chose que je regrette est le manque d’honnêteté des journaleux européens, français. Quand est-ce qu’enfin un d’entre eux sera suffisamment honnête pour dévoiler les non-dits, et titrer un article : « Laissez les palestiniens tuer du juif en paix ».
Une fausse démocratie
Jeudi 28 février 2008Un nouveau texte de David Bentata sur Juif.org…
Lettre ouverte à Siné
Jeudi 28 février 2008LETTRE OUVERTE A SINE, ‘’dessinateur’’ à ‘’Charlie Hebdo’’ , qui écrit :
‘’Quand on voit à la télé des images de Gaza, on ne peut s’empêcher d’avoir les tripes qui se nouent ! Voir le dénuement imposé par l’occupant israélien à toute la population palestinienne, assister à la punition collective administrée devant la coupable passivité du monde entier est tout à fait intolérable. Je ne supporte plus les gens d’une inaltérable mauvaise foi qui continuent de trouver, coûte que coûte, des circonstances atténuantes à l’attitude inhumaine des gouvernants israéliens. Malgré les conditions diaboliques qu’ils endurent depuis tant d’années, je trouve les palestiniens étonnement maîtres d’eux. Après avoir subi autant de privations, de frustrations et d’humiliations, je m’étonne même, tout en m’en réjouissant, qu’il n’y ait pas plus de kamikases dans leurs rangs.‘’A me taper la tête contre les murs et à m’arracher les poils du cul, 07/06’’ (Siné Charlie Hebdo 30 Janvier 2008)
Et bien c’est du propre, Siné. Cracher dans la soupe qui te nourrit.
Lancer un clin d’œil aguicheur aux islamistes, en plein procès contre ‘’Charlie Hebdo’’. Pas joli, mais pas joli du tout.
En fait, si j’ai bien compris, tu prépares tes arrières pour collaborer un jour dans un prochain ‘’Charia Hebdo’’. Avec de tes articles en ‘’cinquième colonne’’ ! Du propre ! A mon sens !
Tu me diras il y a, en notre pays, une tradition à ça.
Ainsi tu dis aux barbus dans ta dernière mouture (‘’Charlie Hebdo’’ du 30 Janvier) – car tu le sais bien qu’ils le lisent dans tous les sens, les barbus, ‘’Charlie Hebdo’’ – tu ‘’t’étonnes qu’il n’y ait pas plus de kamikases dans leurs rangs’’. C’est une invite à ceux de Gaza pour qu’ils ne se contentent pas seulement de lancer des roquettes sur les jardins d’enfants israéliens, ou de temps en temps quelques hommes-bombes-inhumaines .Tu en veux plus.
Les sionistes et le dénuement palestinien te ‘’nouent les tripes’’, tu dis.
Et le ‘’dénuement’’ d’une mère qui se prive volontairement de ses enfants pour les faire sauter, ça a pas l’air de ‘’te nouer les tripes’’, et les 7 milliards et demi d’euros qui leur serviront avec ta participation et ta bénédiction à se fournir en armes, pour te faire jouir par un feu d’artifice de chair de sionistes, tu y penses, petit Nasrallah de mes deux ?
Tu dis ‘’la punition collective des Palestiniens’’ ? Et la ‘’punition collective’’ préparée depuis toujours par les pays arabes contre Israël, et aujourd’hui par l’iranien et son avant poste du Hezbollah et du Hamas, prononçant à l’égard des Juifs les mêmes mots qu’employait Hitler, préparant ouvertement le même projet, cela ne semble pas plus t’émouvoir qu’à Pol Pot le sort des Cambodgiens, à Staline le sort des Ukrainiens, des Juifs et des opposants, à Poutine le sort des Tchétchènes, aux dirigeants soudanais le sort du Darfour, etc. etc.
Mais dans le fond tu as raison tu joues la bonne carte, un juteux p’tit fond de commerce en perspective, une petite occupation pas méchante du tout. ‘’L’occupation’’ y’a qu’ça.
Y’a toujours des connards qui leur feront la courte échelle aux minables ennemis de la liberté. Mais avec toi, pour la bonne conscience, on t’la refait pas.Ton côté p’tit bourge qui sait tout.
Mais redescends Siné, ou retourne te faire voir chez les Grecs, comme la dernière fois où je n’avais pas a payer ‘’Charlie Hebdo’’ pour lire tes conneries.
Tiens, tu peux même te préparer à leur faire des caricatures antisionistes à ‘’Charia Hebdo’’, ou encore à rééditer celles de tes archives. Cette fois succès assuré. J’en ai aussi si tu en veux des bonnes. Tirées de La Pravda.
Tu vois, une nouvelle carrière pour toi, sans reconversion. Plutôt une conversion, tu y penses ! Alors accourront vers toi, ô lumineux scribe M’Siné Bouch Ali, les vierges d’en haut, oui vers toi-même, docte penseur aux idées aussi noires que le sang de ton encre.
Et pendant que les chairs sionistes éclateront, tu éclateras de rire avec les ‘’palestiniens humiliés’’ juchés sur les toits, se distribuant des bonbons après avoir fait la bombe.
Et si un de ces salauds de sionistes te fait un procès, à toi et à ‘’Charia-Hebdo’’ pour apologie de meurtre, alors ton petit ami Vergès te défendra en tant qu’ancien compagnon de route.
Et si - comme c’est de plus en plus évident - ta main tremblante accuse une Sinélité certaine d’écolier-attardé-écolo-la branlette-sous-le bureau et les choquottes aux ‘’tripes’’, tu pourras prendre comme ‘’nègre’’ ton antisioniste préféré Marc Edouard Nabe.
Je sais ça te fait chier, et pourtant tu leur dis bien, à ces Palestiniens trop ‘’maîtres d’eux’’ qu’ils se lâchent. Ça te tenaille de les pousser. Faut y aller, les gars, et comme chantait Houm Kalsoum ou les hordes nazies, ou staliniennes, ‘’Egorge, égorge !’’
Et puis, ça prend pas ta pudibonde petite phrase, comme pour te couvrir : ‘’…tout en me réjouissant n’y en ait pas plus de kamikases’’.
Mille merci Siné de ta mansuétude incendiaire de cardinal allumant le bûcher. Ta petite phrase dans le genre de Voltaire : ‘’les Juifs, la pire race du monde, mais il ne faut pas les brûler’’. Toi, prudent, tu dirais plutôt ‘’sionistes’’. Un autre ‘’détail’’.
Enfin Siné je comprends maintenant pourquoi tu disais toujours que tu t’arrachais ’’les poils du cul’’, tu préparais ta re-conversion en parfait petit barbu poseur de bombes.
Envoyé par Gérard Darmon

