La Parasha de la semaine : Yitro
Avec Rabbi Na’hman, par le Rav Eliahou Haviv, et envoyé par Mikael…
Cette semaine nous recevons la Torah dans son essence : les dix commandements. Et cette semaine, comme chaque année à la même époque, nous allons oublier de nous étonner sur le fait que la Paracha du don de la Torah ne porte pas le nom de Moshé mais celui de son beau-père, anciennement prêtre numéro un de l’idolâtrie mondiale : Yitro. On aurait pu penser qu’il doive garder un profil bas lorsqu’on sait qu’il a essayé toutes les formes d’idolâtrie possibles, et il y en avait qui comprenait des pratiques archi dégoûtantes. Mais non, on l’accueille en fanfare comme Georges Bush (léavdil) en Israël la semaine dernière et en plus de cela on nomme une des parachiot les plus importantes de la Torah à son nom, alors que tout l’honneur en revient à son gendre Moshé Rabénou… Mais avant de répondre à ce paradoxe, demandons-nous ce qu’a entendu Yitro.
En effet le premier verset nous dit : « Yitro, prêtre de Mydian, entendit tout ce qu’avait fait D-ieu pour Moshé et Israël Son peuple, car D-ieu les avait fait sortir d’Egypte ». Et qu’entendit-il : la traversée de la mer et la guerre victorieuse sur Amalek nous dit Rachi. Ces deux évènements lui donnèrent envie de se convertir car ils lui permirent de comprendre que la vérité se trouvait chez le petit peuple d’Israël. Rabbi Nathan dévoile la portée du message inclus dans ces évènements.
L’ouverture de la mer fait allusion à la contraction de la présence divine (tsimtsoum). En effet, avant de créer le monde, D-ieu opéra la séparation des eaux, une partie vers le haut et une partie vers le bas, laissant ainsi une place à l’homme pour exister. En entendant que la mer s’était ouverte, Yitro comprit que D-ieu avait volontairement contracté Sa présence pour nous permettre de vivre et donc qu’Il désirait de ce monde terrestre. Néanmoins Yitro savait aussi que le voilement divin, même s’il avait pour énorme avantage de laisser à l’homme le libre arbitre, avait l’inconvénient de laisser une place à l’erreur et surtout au doute. Pourrait-on avoir la force de servir D-ieu directement dans de telles conditions, ne serait-on pas plutôt obligé de servir des forces intermédiaires (principe de l’idolâtrie) puisque D-ieu s’était apparemment retiré ? La réponse à cette question fut donnée par l’éclatante victoire d’Israël sur Amalek. Amalek dont la guématria (valeur numérique) du nom correspond à 240, qui est aussi la valeur numérique du mot safek qui signifie le doute. Ainsi, quand Yitro entendit que la mer s’était ouverte et qu’Israël avait triomphé d’Amalek, il en conclut qu’il était possible de vraiment servir D-ieu sans être submergé par la force du doute. Et il comprit que les clefs d’une telle réussite se trouvaient chez le peuple juif. Alors lui qui avait recherché D-ieu dans toutes les formes possibles d’idolâtrie, se convertit au judaïsme. Sa recherche avait enfin aboutie. Nous vivons aujourd’hui les mêmes choses. Nous sommes libres de traverser la mer, donc de vivre, mais nous sommes aussi constamment attaqués par le doute. D-ieu existe-t-il ? Et même s’Il existe, suis-je important à Ses yeux, m’aime-t-Il vraiment ? Surtout après les bêtises que j’ai faites…La réponse est oui, sans aucun doute. Et pour que tu en sois sûr, notre paracha porte le nom d’Yitro. Pour que tu saches que la Torah de D-ieu n’est pas une Torah d’exclusion. Que le but de l’étude de la Torah est de rapprocher et non d’éloigner. Que la porte est ouverte et que le plus grand plaisir de D-ieu est de voir Ses enfants revenir vers Lui, en n’ayant plus de doute qu’Il les aime. Car le doute nous éloigne de D-ieu et empêche D-ieu de nous témoigner Son infini amour tel qu’Il voudrait le faire. Et Rabbi Na’hman enseigne qu’aujourd’hui, le geste maladroit d’une personne très éloignée pour se rapprocher de la vérité, est plus important aux yeux de D-ieu que la dévotion des Tsadikim des temps anciens. Aujourd’hui nos cris et nos soupirs pour devenir meilleurs, nous propulsent sans que nous le sachions vers les cieux les plus élevés. Il suffit d’y croire, sans aucun doute…

25 janvier 2008 at 14:40
je pense que c’est la seule Paracha que TOUS les juifs tunes connaissent..
25 janvier 2008 at 14:59
La tombe d’ytro est en Israel, a cote d’un village druze.
25 janvier 2008 at 15:05
tiens interessant !!! il y a des pelerinages organises–Je n’en ai jamais entendu parle-
25 janvier 2008 at 15:35
Admin !!!!
Excellent Dvar Tora.
Mais la source (Breslev) semble etre en complete contradiction avec ta vision du judaisme ?????
Je fais allusion a de tres anciens posts, style Rosh Hachanaa Ouman ou Critique edulcoree du mouvement Na Nah
Tu nous dois une explication!
25 janvier 2008 at 15:41
Esther, Yitro est le prophete des Druzes, Nabi Shouyeb (qqchose comme ca) × ×‘×™ שועייב , son tombeau, une grande esplanade en fait, a l’ouest de Migdal et Arbel, dans la basse Galilee, juste a cote de Karnei Hitim, tu peux aller visiter, il y a des infos sur internet.
26 janvier 2008 at 19:10
Yehoudi, Sidi Moulay, la Paracha de Ytro très prisée par les Sefs du Maroc aussi, nous sommes tous du même moule.
26 janvier 2008 at 19:23
Nous sommes tous de la meme pate.
26 janvier 2008 at 19:33
en somme comme on dit a Locquirec, des pates aux moules
26 janvier 2008 at 19:35
Ya hasra ! ah yemma di Baba li flousse di bekri li 3akale di daba
26 janvier 2008 at 21:29
bonne nouvelle!!!!
“21:23 Le fondateur du Front Populaire de Libération de la Palestine (FPLP), George Habache, est mort aujourd’hui à Aman, en Jordanie
la semaine commence bien!!! CHAMPAGNE !!!!!!!
26 janvier 2008 at 21:57
Comment ? a t-il glisse sur une peau de banane? est-il tombe d’une echelle? est-il mort comme notre pauvre cardinal sur un matelas a ressort malefique? Yehoudi des precisions stp!!
26 janvier 2008 at 22:12
il a rencontré l ‘ Ankou palestinien a Amman…hihihi!…et il va pouvoir appeler a lui Haniey, méchaal et Nassalade
26 janvier 2008 at 22:40
CHAMPAGNE !! je fournis la 2eme bouteille !!
>>Les tyrans meurent presque tous dans leurs lits. Dommage !!
…Heureusement qu’ils meurent…
26 janvier 2008 at 22:42
j’ai la tete qui tourne!! Le champagne ne me reussit vraiment pas! aie je viens de tomber et zut alors-
27 janvier 2008 at 11:06
J’ ai trouvé ceci sur un site consacré au moyen âge
Le codex d’Alep ou Keter Aram Tsova, connu comme étant la plus ancienne version écrite de la Bible hébraïque, serait l’oeuvre du scribe Shlomo ben Buya’a. Rédigé à Tibériade entre 920 et 930 de notre ère, les experts tendant à tomber d’accord sur la date de 929, le texte du codex est entièrement vérifié et vocalisé par Aharon ben Moshe, dernier descendant d’une illustre famille de massorètes, copistes des Ecritures hébraïques, les Ben Asher.
Dés la fin de sa rédaction, le codex dit d’Alep voyagea, quittant temporairement les rives du lac de Tibériade pour se retrouver entre les mains d’un karaïte, Yisrael Ben Simha. Peut-être durant ce laps de temps erra t-il jusqu’à Bassora. Toujours est-il que ce dernier le remis à des membres de sa communauté installés à Jérusalem. Considéré comme un trésor religieux, le codex fut certainement confisqué par les croisés lors de la prise de la ville sainte et ce n’est que par le fruit de discutions et de rançons, qu’il quitta les terres juives pour réapparaitre au Caire.
Récupéré au cours du XIIIe siècle par le rabin Moïse Maïmonide, il le décrit dans son oeuvre “Mishneh Torah” comme “[…] un livre de 24 rouleaux, revu et corrigé par Aharon ben Moshe ben Asher et venant de Palestine […]”, il aurait servi à l’élaboration des règles de rédaction des premiers rouleaux de la Torah, faisant alors de lui autorité sur tous les textes religieux hébraïques écrits dés lors. Le codex aurait ensuite pris le chemin de la Syrie est serait resté à Alep jusqu’au XXe siècle.
Conservé dans la synagogue de la ville, le précieux codex fut victime du pillage de celle-ci lors des émeutes de décembre 1947, suite à la décision de l’ONU de créer un état juif en Palestine. Les rouleaux furent alors désassemblées et jeté à la foule en colère. De nombreux feuillet disparurent néanmoins, la majeur partie du manuscrit fut récupéré par quelques anonymes. Sauvée par quelques fidèles, près de 300 pages du manuscrit furent restitué en 1958 à l’état d’Israël. En décembre dernier, lors du 60e anniversaire de l’évènement, des chercheurs de l’institut Ben Zvi à Jérusalem, ont lancé un appel solennel aux juifs du monde entier, originaires d’Alep, afin qu’ils les aident à reconstituer l’ouvrage doté originellement de 487 feuillets.
Les pages manquantes du codex d’Alep :
Les sept premières pages, qui incluaient les chapitres du diqdouq haMasora, le commentaire grammatical massorétique.
Cent dix-huit pages, contenant une partie du Deutéronome.
Trois pages du second livre des Rois.
Trois pages du livre de Jérémie – La page précédant ces 3 pages manquantes est en partie déchirée.
Trois pages des 12 prophètes (les petits prophètes).
Quatre pages de la fin des 12 prophètes – la fin du Livre de Sophonie jusqu’au Livre de Zacharie (y compris le Livre d’Aggée).
Deux pages des psaumes.
Trente-six pages des Autres Écrits – depuis le cantique des cantiques jusqu’à la fin (incluant l’Ecclésiaste, le Livre des Lamentations, le Livre d’Esther, le Livre de Daniel, le Livre d’Ezra et le le Livre de Néhémie.
Une page de la partie contenant les auteurs puis les propriétaires du codex.
Vingt pages à la fin du codex, avec les annotation Masorétiques
27 janvier 2008 at 13:26
“Conservé dans la synagogue de la ville, le précieux codex fut victime du pillage de celle-ci lors des émeutes de décembre 1947,”"
comme d’hab!!
pourquoi les juifs ne pillent jamais de mosquée ? simple: eux au moins respectent ces lieux ou l’homme rencontre son Créateur, quelle que soit la croyance
il y a quarante ans la question de raser la mosquée d’omar et rendre aux juifs le “haram el trucmuche” fut posée..
a la faveur des bombardements de part et d’autre ce serait passé comme une lettre a la poste..
mais non…les Juifs sont ainsi faits..mettez sur l’autre plateau de la balance toutes les synagogues,détruités,explosées,pillées,souillées..
mouais finalement je préfère etre Juif