La Parasha de la semaine : Bo
Avec Rabbi Na’hman, par le Rav Eliahou Haviv, et envoyé par Mikael…
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Les femmes vertueuses
Cette semaine nous sortons d’Egypte et le Midrach enseigne que notre libération eut lieu grâce au mérite des femmes vertueuses. Or la mitsva principale de la femme réside dans sa pudeur, tant intérieure qu’extérieure, c’est donc cette pudeur qui recèle en elle le secret de la délivrance…
Tsniout, un mot qui fait trembler. Synonyme de contrainte, de transpiration voire de laideur. Tsniout, refus de la beauté féminine et de cette merveilleuse parure capillaire dont le Créateur m’a fait cadeau. Peut-être une affaire d’hommes jaloux…
La tsniout, pudeur féminine, demeure aux yeux de beaucoup de femmes une contrainte mal acceptée ou injustifiée. Et comment les en blâmer dans une société où on insiste tellement sur l’aspect extérieur. Où depuis leur plus jeune âge les filles sont complimentées et exaltées en fonction de leur aptitude à dévoiler leur beauté. On pourrait même dire que les dés sont faussés dans la mesure où Dieu a implanté dans la nature féminine une propension à l’esthétique et à la beauté. Pourquoi la donner s’il faut ensuite l’atrophier ?
Afin de donner un début de réponse à cette question, il faut se rappeler que chaque élément, chaque niveau de la création est constitué de deux aspects : un corps et une âme, une extériorité et une intériorité, un côté masculin et un côté féminin correspondants à l’aspect dévoilé et au secret.
Rabbi Na’hman de Breslev enseigne que la réussite du juif sur terre dépend de sa capacité à s’attacher à l’aspect intérieur caché de la réalité. Ceci est appelé un acte de foi où plus simplement émouna. Dans la mesure où la foi consiste à croire à des choses que l’on ne comprend pas, que l’on ne voit pas, elle permet justement d’être connecté avec ce qui est caché. On pourrait dire que pour s’attacher à ce qui est caché le juif doit fermer les yeux ( Chéma’ Israël).
Cependant s’il ne le fait pas, il se coupe automatiquement de l’âme de chaque chose et voile et se déconnecte de la Présence Divine au lieu de permettre à celle-ci de s’exprimer. Il devient souvent l’esclave ou la victime d’un monde où l’homme est un loup pour l’homme. N’ayant pas de relation avec l’aspect caché de la création, il n’a personne envers qui se tourner lorsqu’il traverse des moments difficiles. Il est esclave en Egypte.
Mais quel rapport entre cela et le fait qu’une femme se couvre la tête et ne porte pas de pantalon ?
Les sages enseignent que si l’homme représente la partie extérieure et dévoilée de la création, car apparemment il tient le devant de la scène et fait l’histoire, la femme, elle, est le symbole de l’intériorité. Elle représente la Torah cachée, la Torah de la délivrance. C’est ainsi que le Midrash enseigne que la sortie d’Egypte eut lieu par le mérite des femmes vertueuses.
Quand une femme refuse de dévoiler au monde extérieur ses attraits naturels, elle revendique par cela que l’aspect essentiel de la création ne réside pas dans la réalité apparente et « logique » mais dans une autre dimension plus spirituelle, moins visible. La femme pudique affirme à ceux qui courent après leurs passions, après le corps, qu’elle n’est justement pas qu’un corps, pas un objet. Elle vient rappeler à l’humanité que la vérité et la vraie vie se trouvent plus dans ce qui est caché que dans l’apparence superficielle, telle l’âme pourtant invisible mais qui donne la vie au corps. Tel Dieu qui est absolument partout et qu’on ne voit pas.
Bientôt nous fêterons Pourim et là encore notre délivrance eut lieu grâce à une femme, Esther, dont le nom vient de séter qui signifie « caché ».
Non la tsniout n’est pas une contrainte mais une libération. Celle qui fait le choix de la pudeur reçoit des réponses cachées au reste du monde pour qui l’appât du corps fait encore force de loi. Nous les hommes devons dire merci à toutes les Esther du peuple juif qui, pudiquement et sans publicité, préparent la délivrance. A toutes ces femmes vertueuses qui refusent de concéder leurs « territoires » au regard du premier venu. |

11 janvier 2008 at 14:36
c’est assez bo comme texte et je vois que notre “reine” Esther est a l’honneur sur Houmous…pistonnée vas !!!
11 janvier 2008 at 15:12
Admin, la paracha c’est la réponse du berger à la bergere, non?
J’aime beaucoup, la vision trés positive du Rav E.Haviv , une expliquation plus claire plus “simple” du texte . Merci .
11 janvier 2008 at 15:32
c’est vrai BO texte ..n ‘empêche que des femmes vertueuses , elles se font rares par les temps qui courrent..!!
11 janvier 2008 at 15:44
J’ai vu nombre de femmes vertueuses, perruques somptueuses, talons hauts, chapeaux a plumes et jupes moulantes… La tsniout c’est dans la tete.
11 janvier 2008 at 16:01
Je dirais c’est AUSSI dans la tête…)
11 janvier 2008 at 20:30
L’habit ne fait pas le moine, si je puis dire . Je peux être pudique, c’est à dire non hystérique, pas envahissante avec mon mari et mes enfants, leur laisser la place de s’épanouir sainement, sans chantage affectif,et tout ça, en jeans et sans porter perruque.
12 janvier 2008 at 18:12
ouais ouais ouais….. savez pas trop ce que c’est la tsniout a priori….. faut etudier les gars…. faut etudier….
12 janvier 2008 at 18:17
La tsniout, c’est beaucoup plus qu’une tenue vestimentaire.
12 janvier 2008 at 19:17
La tsniout, c’est BEAUCOUP plus qu’une tenue vestimentaire!!!!!
Shavoua tov a tous!
12 janvier 2008 at 19:56
Woaw Esther, il y a de l’echo!
12 janvier 2008 at 20:01
t’as bien vu ou je me trouve; en haut d’une colline ! le vide et le silence du desert autour de moi ( relook la picture garden)
12 janvier 2008 at 20:06
Tu es sur la colline du printemps, et le desert ca serait plutot le dessert non? C’est quoi tous ces makrouds que t’as engloutis?
13 janvier 2008 at 16:05
Joe Dassin lui aurait chanter ! Elle m’a dit d’aller siffler là haut sur la colline , de l’ attendre avec un petit bouquet d ‘églantine…etc ….
13 janvier 2008 at 17:42
Oui Jacqueline, il aurait chante, et le charmant bouquetin aurait bele!