Hevron…
Une manière de vous présenter un blog auquel j’ai bien accroché, celui de Simon Abergel : Entre 2 Gardes.
Un texte simple, qui date déjà un peu, mais le fait que vous alliez faire un tour sur son blog, incitera peut être Simon à être plus présent sur le web…
![]()    Le Hummer démarre et les oiseaux assoupis par la pleine nuit, s’envolent effrayés par le bruit du moteur. La brouillard épais recouvre les hauteurs de Hebron,… Anton’ le chauffeur insère un disque de Matisyahu, nous sommes prêts, gilets par balle, vestes de combat, casques et lunettes de vision de nuits… Les seules lumières qui nous éclairent, sont ceux de nos téléphones, Eliran envoie un dernier message à Lena sa petite amie. La mission est programmée pour cinq heure précise.
   Cette ville historique, est un musée à elle même, beaucoup de ruines d’anciens villages arabes l’entourent, ces terres qui ont vécues tant de guerres, font parties de la légende du Moyen-Orient, les patriarches en ont acheté les terres il y a plus de 3000 ans.     Anton éteint les phares, nous entrons dans la ville, avec ces constructions modernes et immeubles en pierres de Jérusalem. Le GPS nous indique que le point de rencontre avec les unités de secours est proche, tout le monde règle les derniers préparatifs, les montres sont synchronisées, les casques ajustés, chacun vérifie pour la trentième fois, au moins, ses munitions.     Le convoi continue sa route. Nous y sommes presque, les rues de plus en plus étroites ne laisse pas le choix au chauffeur d’éraflé les voitures stationnées. Le 4×4 s’arrête, nous sommes à 70 mètres de l’objectif. L’éclairage des rues ne nous permet pas de nous dissimuler il faut y aller à découvert, Avgil le commandant de peloton me fait signe de passer devant lui avec Fabian. Quelques mètres plus tard nous sommes devant la porte, l’équipe Beth est au même moment passé par les toits, il ne nous reste plus que 7 minutes avant le début de l’assaut. Diaman place le RDX sur la serrure de la porte. Le dispositif installé je me place de côté, mes pensées sont troubles, je vois mes parents et mon frère, je me dis que bientôt je vais les voir, l’été est proche, on ira passé Shabbath chez ma tante et l’on s’asseillera jusqu’à tard la nuit à parler de tout et de rien, je pense à Rinat et nos derniers moments passé ensemble à observer le ciel, serrés l’un contre l’autre, il ne me faut rien de plus,… Soudain, le son de l’explosion me fait sursauter, nous pénétrons avec vitesse dans cette maison obscure, je suis le signe tactique de Fabian sur son casque, nous passons pièce par pièce, des cris retentissent à l’étage, nous arrivons dans une pièce éclairée, la lunette infrarouge m’éblouis,… L’équipe Beth est sur place, ils entourent une femme et deux jeunes enfants, Farès traduit les cris de cette famille apeurée, elle hurle que nous sommes des terroristes, que son mari n’a rien fait et qu’il n’est pas là . Shlomi prend une barre de Halva et la coupe en deux, il donne un morceau à chaque enfant, craintifs il prennent tout de même la sucrerie, Avgil donne l’ordre à deux d’entre nous de continuer la fouille, pendant que Farès essaie de calmer cette pauvre femme.    Halfon, passe devant moi et ouvre la dernière porte de la maison, nous allumons la lumière, la pièce est pratiquement vide, quelques tapis aux couleurs orientales sont enroulés et apposés dans un coin de la pièce, une petite armoire dont une des portes manque est décorés d’autocollants du Hamas, nous nous en approchons quand d’un coup, une balle siffle à travers la pièce, le bruit de vers brisé indique que le tire vient de l’extérieur. Nous reculons accroupis vers le salon, des échanges de tirs sont entendus, les forces restées en bas s’occupent de cette attaque, il faut se préparer au replis. Nous faisons entrer la mère et les enfants dans une des pièce intermédiaire. La famille hurle de peur, les tirs s’arrêtent. Dans nos oreillettes, nous recevons l’ordre de quitter la maison, les Hummers grondent et les pneus crissent. Dans le rétroviseur, je vois que l’on fait rentrer un blessé dans le 4×4 des secouristes. Les noms défilent alors dans ma tête, qui cela peut-être, l’équipe Guimel était composée de quatres personnes, Matan qui rêve de devenir officier ou Bernardo qui a commandé ses billets d’avion pour l’Amérique Latine, ou encore Haïm et Youval qui forment un vrai couple, jamais on ne les voit l’un sans l’autre.    Le convoi repart de la ville sous les jets de pierres, des balles ricochent sur le blindage des voitures, Fabian et Eliran s’endorment, la radio est silencieuse, chacun plongé dans ses pensées,…    Nous sortons de la ville, j’appelle Youval en espérant qu’il me réponde, la sonnerie “occupé” me donne un peu d’espoir, j’essaie sur le téléphone de Haïm, celui-ci me répond. Sans que je ne lui pose de questions , il me dit que tout va bien, que le recherché a succombé à ses blessures,,,,    Trop de questions m’effleurent, ce père de famille, à quoi pensait-il en nous tirant dessus de l’extérieur? Voulait-il jouer au héros? Aujourd’hui une veuve et deux orphelins pleureront sa mort, lui qui a tué deux soldats à un poste frontière en septembre dernier, cette guerre terminera-t-elle? Ces enfants pourront-ils grandir sans haine d’Israël? Les deux gardes frontières eux ne pourront choisir entre la paix ou la guerre, c’est certain! Il faut arrête le terrorisme, demain d’autres palestiniens seront arrêtés, avec les mêmes risques pour les uns et les mêmes traumatismes pour les autres. Oui, mais comment? |
Rendez-vous sur Entre 2 Gardes


7 décembre 2007 at 11:18
je veux bien aller faire un tour sur le blog de simon surtout que j’ai pleins de potes qui habitent a kiriat arba mais c’est quoi l’adresse?
7 décembre 2007 at 11:21
Tres interressant le blog de ce soldat-poete .
La vie de nos jeunes soldats , au jour le jour!. Que D. ieu les garde .
pour Esther :http://abergel.over-blog.com/article-5597696.html
7 décembre 2007 at 11:54
Et oui, on aurait tort d’oublier que nous sommes en guerre, et la guerre c’est MOCHE. C’est encore plus moche quand on vous la declare, on vous attaque chez vous et on va pleurer aux yeux du monde que vous etes des monstres si jamais vous avez la mauvaise idee de vous defendre.
Le probleme avec les palos, dans leur mentalite les Israeliens sont a jeter a la mer, qu’ils aient des cornes ou des aureoles au dessus de la tete.
Allez discuter avec ca.
Les soldats, en tant que jeunes garcons a peine sortis de l’adolescence et inexperimentes pour la plupart, sont vulnerables et impressionnables. C’est la raison pour laquelle l’armee doit les endurcir, les carapacer emotionnellement, par l’entrainement rude et intransigeant, parfois brutal, par la repetition martelante des exercices et par une certaine anesthesie de la douleur physique ou morale. Ils apprennent a se taire.
7 décembre 2007 at 12:18
ce journal de bord est une sorte de thérapie pour lui et qui l ‘aide à s ‘endurcir et lui soulage l ‘esprit …. ces soldats sont très courageux , c ‘est eux qui ont la responsabilité de protèger la terre d ‘Israel et leurs habitants contre les palos
7 décembre 2007 at 12:26
@ joel mais comment toi savoir tous les liens, toutes les adresses blog etc..?
7 décembre 2007 at 12:27
et en plus… il est belge !!! enfin un compatriote (c’est ou encore la gelbique ?) qui fait un Blog…
allez donc l’encourager !!
7 décembre 2007 at 12:33
Esther… il n’est jamais trop tard pour apprendre
quand tu vois, comme dans cet article, le nom du blog, Entre 2 Gardes, qui est dans une couleur differente que le reste du texte, passes ta petite souris dessus, et hop, tu vois que ton curseur se transforme en main… tu peux donc cliquer dessus, ca veut dire qu’il y a un lien cache derriere…
7 décembre 2007 at 12:44
moi grand marabout !
7 décembre 2007 at 12:48
merci je ne savais pas, en fait c’est la premiere fois que je blogue
@Admin essaie de prendre le magazine vision d’israel , tu peux le trouver aujourd’hui chez frank deligth entre autre, a jeru, il y a un petit coup de pub dans l’edito pour ton blog
ou syna emouna,chopin etc.. distribution dans la ville qu’a partir de lundi..
7 décembre 2007 at 12:54
Esther, tu peux m’en mettre un de cote ?
Je crois que je passerai probablement plus tot a TA que chez Frank Delight, ou je ne suis jamais passe… peut etre a TA ce motse Shabat…
7 décembre 2007 at 13:02
ne pas connaitre ou n’etre jamais passe chez Frank Delight c’est aussi du ‘ hi loul a shem!!!
moi je ne l’aurais que dimanche matin, ca ne fait rien, je peux les deposer a l’endroit que tu souhaites de tout facon je t’en mets de cote
tu as mon adresse email, tu peux me joindre ainsi.