Archive pour novembre 2007

L’armée française et l’islam

Lundi 26 novembre 2007

Ce n’est pas gagné… mais ca viendra… Allah Akbar, c’est bien ca qu’il faut dire non ? Pauvre monde !

A Saint-Cyr, on envisage la mise en place d’un système inspiré de celui de Sciences-Po et de ses conventions avec des lycées de zones d’éducation prioritaires. «L’objectif c’est de pouvoir appeler un jour le général Ben Babrouf ou le colonel Mohamed !» 

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Un jeune officier parachutiste raconte que, dans son unité, les JFOM (jeunes Français d’origine maghrébine, dans le langage militaire) passent leurs journées au foyer à boire de la bière en regardant des films pornos et qu’à la moindre réflexion, ils adressent au chef de corps un rapport dénonçant le racisme de l’officier qui, convoqué par le colonel, est obligé de revenir sur la sanction. 

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Dans la Marine, les officiers n’oublieront pas de si tôt la mutinerie de 1999 à bord du porte-avions Foch. Une soixantaine d’engagés volontaires, tous de parents maghrébins, avaient pris en otage leur officier. Après s’être retranchés 2 jours dans la cafétéria du porte-avions, ils avaient dû être délogés par un commando de fusiliers-marins.Ces beurs réagissaient contre une punition collective infligée à la suite d’une rébellion survenue lors d’une mission au large de la Yougoslavie au cours de laquelle les Super-Etendards avaient effectué des frappes sur le Kossovo considéré par les recrues musulmanes comme un sanctuaire islamique. 

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L’aumônier musulman en chef des armées françaises (si,si ça existe) prépare l’organisation du prochain pèlerinage à La Mecque pour une quarantaine de soldats et une équipe d’aumôniers. Le projet lui tient particulièrement à coeur . 

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« les JFOM (jeunes Français d’origine maghrébine, dans le langage militaire) commettent 3,5 fois plus de désertions, 6 fois plus de refus d’obéissance, 6 fois plus d’outrages à supérieurs et 8 fois plus d’insoumission 

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Un rapport du Ministère de la Défense de janvier 2007 évoque “l’attitude intransigeante et revendicative tournant à la provocation” des JFOM (jeunes Français d’origine maghrébine) et de “la surdélinquance au sein même de leur régiment.” 

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Et s’il y avait un conflit entre la France et l’Algérie ? Aïcha, attirée par l’armée, ne s’imagine pas faire la guerre contre les siens : “Dans ma tête, je suis algérienne, je ne me sens pas française. Pour moi, l’armée c’est pas le fait de se lever pour une nation, c’est découvrir un métier.”

Source : Bureau Audiovisuel Francophone (envoyé par Yehoudi)

Un Shabat Ensemble !

Lundi 26 novembre 2007

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Il est temps d’en parler, tout le monde (enfin, j’espère) en parle, parlons-en aussi.

A l’initiative du Rav Sitruk, Grand Rabbin de France, les juifs du monde entier se mobilisent pour tenter de réaliser une première, depuis des milliers d’années : que tous les juifs du monde respectent un Shabat !

Rendez-vous donc sur le site internet dédié à cet effet, et surtout, surtout, que chacun d’entre nous se prenne en main, apprenne avant ce Shabat du 8 Décembre à comment respecter un Shabat, parlons-en autour de nous, et espérons que cette conscientisation générale nous amène une délivrance prochaine B’’H !(P.S. : si possible, ne pas s’arrêter à un seul Shabat :-)

La Torah, un mythe ?

Lundi 26 novembre 2007

Voici un des visages de la gauche. Ce n’est pas pour rien que la gauche est laïque, au mieux, antisioniste voir même antisémite, au pire. 

Aujourd’hui, dans l’article ci-dessous, un de ces gauchistes appelle la réalité d’Eretz Israël et de sa Torah un « mythe fondateur ». 

J’ai toujours le même problème et la même question avec ce genre d’énergumènes : Comment justifient-ils leur présence sur la Terre d’Israël, même diminuée comme ils l’imaginent ? 

Comment un juif venant de Pologne ou de Tunisie, qui nie la réalité de la Torah, peut-il justifier sa présence à Tel Aviv ou Netanya ? 

Je le répète, une fois de plus, la gauche laïque est la seule et véritable colonisatrice de cette Terre qui ne lui appartient pas !

Imposer l’abandon des mythes fondateurs israéliens et palestiniens 

La route qui mène à une solution juste et durable du conflit israélo-palestinien est complètement encombrée et bloquée, non par un mur de sécurité ou un check-point, mais par deux mythes tenaces, qui occupent une place centrale et destructrice dans les consciences des deux peuples. 

Chez nous, les Israéliens, il s’agit encore et toujours du mythe sempiternel des «territoires bibliques qui nous appartiennent», l’idée sous-jacente dans une grande partie de la population que le peuplement des territoires d’Eretz Israel (le grand Israël biblique) par les Juifs est non seulement légitime, mais souhaitable voire indispensable. Ce serait une grave erreur de penser que ce mythe des «territoires bibliques» n’existe que chez les ultranationalistes et les religieux. Il faut rappeler qu’un très large secteur de la gauche socialiste israélienne, comme les mouvement Ahdout Haavoda, ou celui du kibboutz Hameouhad, était persuadé qu’il fallait à tout prix coloniser la Cisjordanie (Judée-Samarie), et y multiplier les implantations juives, qui resteraient là pour l’éternité. 

Aujourd’hui encore, même si l’idée d’évacuer une partie des colonies a fait son chemin, une large frange des Israéliens considèrent encore les colons comme des pionniers qu’il faut comprendre, comme des gens désintéressés et courageux dont il faut garantir la sécurité, et c’est avec regret qu’ils pensent à une future évacuation. 

Chez les Palestiniens, le mythe parallèle est celui du retour des réfugiés de 1948 sur leurs terres perdues, la «clé rouillée» qui rouvrira un jour la porte vermoulue. Là encore, si on peut rencontrer des Palestiniens qui savent très bien, au fond d’eux-mêmes, que ce retour n’aura jamais lieu, et qu’aucune clé rouillée n’ouvrira plus des maisons de Jaffa ou de Ramla (qui d’ailleurs n’existent plus) la grande majorité des Palestiniens continuent à caresser dans leur cœur l’idée du grand retour, et ne veulent à aucun prix renoncer publiquement à ce mythe.

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Paris, camp bédouin ?

Dimanche 25 novembre 2007

News envoyée par Yehoudi, je lui laisse l’honneur de la commenter :-)

“…Mouammar Kadhafi 

Kadhafi réclame qu’une tente bédouine soit dressée à Paris lors de sa visite, prévue en décembre. Pour son 1er voyage officiel en France depuis 34 ans, M.Kadhafi n’a pas hésité à exiger que cette tente, destinée à ‘’recevoir ses hôtes'’, soit installée dans le parc de l’hôtel Marigny, près de l’Elysée. ..”

Prévention du suicide

Dimanche 25 novembre 2007

Si ce genre de personne pouvait faire « un peu plus pression » sur le gouvernement israélien, juste « un peu »…

Sheldon Adelson, un des juifs les plus puissants aux monde, qui détient plusieurs casinos à Las Vegas et Macau, et le journal israélien gratuit « Israel Today », vient de tirer à boulet rouge sur l’AIPAC (American Israel Public Affairs Committee) qu’il accuse de vouloir aider les Palestiniens. 

Sheldon Adelson s’est toujours affiché clairement avec des idées et des leaders de la droite israélienne (il est ami avec Netanyahu), il invite souvent des parlementaires US en Israël et leur expose l’idée qu’Israël doit contrôler la Bande de Gaza. 

Néanmoins, c’est la première fois qu’il critique ouvertement l’AIPAC, un des piliers de l’establishement juif américain, accusant ce dernier de ne pas œuvrer en faveur d’Israël. 

Adelson est furieux que l’AIPAC supporte un texte qui demande à l’administration Bush d’augmenter l’aide financière aux palestiniens. Ce texte, selon Adelson, prépare le « suicide d’Israël ». 

« Si quelqu’un va se jeter d’un pont, ses amis se doivent de l’en dissuader ». 

Adelson a déjà appelé le directeur exécutif de l’AIPAC Howard Kohr. 

Rappelons quand même qu’Adelson est un des plus grands donateurs de l’AIPAC.

Déclaration d’Istanbul pour le soutien à la ville de Jérusalem (al-Quds)

Dimanche 25 novembre 2007

(Paru dans Un écho d’Israël 38 : novembre - décembre 07 – Envoyé par Marcel M.) 

A une semaine de la conférence d’Annapolis et un peu moins de 15 jours après la visite du président israélien Shimon Pérès et du président de l’Autorité Palestinienne Mahmoud Abbas à Ankara, près de 6000 personnes, venues principalement du monde arabe et musulman mais également des chrétiens, ont assisté au forum d’al-Quds, qui s’est tenu à Istanbul du 17 au 19 novembre 2007, à l’appel de la Fondation d’al-Quds et des associations civiles arabes et musulmanes pour la ville Sainte en vue d’une mobilisation du monde arabe contre l’occupation israélienne de Jérusalem. 

Ce forum n’a pas reçu le soutien de Mahmoud Abbas qui multiplié les pressions auprès du gouvernement turc pour l’empêcher. Parmi les personnalités présentes, il faut noter : le sheikh Raed Salah, l’archimandrite orthodoxe Atallah Hanna, plusieurs membres du Rassemblement national démocratique (parti dirigé par Azmi Bishara), des responsables politiques et religieux palestiniens comme le sheikh Tamimi, juge suprême de Palestine, mais aussi des anciens ministres et parlementaires venus d’Algérie, du Maroc, de Tunisie, d’Egypte, du Soudan, d’Arabie Saoudite, du Bahrayn, du Yémen, du Liban, de Syrie, de Jordanie, d’Iran etc… 

Ce texte, intéressant à connaître, reflète-t-il vraiment la position de la majorité du monde arabe sur la question de Jérusalem ? Pas sûr.

Déclaration d’Istanbul pour le soutien à la ville d’al-Quds 

Au Nom de Dieu, Le Clément, Le Miséricordieux 

Nous, les participants au Forum International d’Istanbul pour al-Quds, intitulé « Protégeons la face de la civilisation », tenu entre le 5 et 7 Dhul Qi’da 1428 H. soit entre le 15 et 17 novembre 2007, en présence de plus de 5000 participants représentants ulémas et hommes de religion chrétiens, dirigeants politiques, intellectuels et penseurs, représentants des syndicats et organisations de la société civile, écrivains, artistes et professionnels des médias, 

Après avoir constaté la situation vécue par le peuple palestinien sous occupation, qui tient tête aux tentatives de judaïsation et de déracinement, qui lutte pour récupérer ses droits humains et politiques, qui fait face à un blocus inique et continu dans la bande de Gaza et en Cisjordanie, 

Après avoir discuté des graves agressions contre les lieux saints, chrétiens et musulmans, et notamment des excavations successives menées sous la mosquée bénie d’al-Aqsa qui la menacent d’effondrement, ce qui fut d’ailleurs confirmé par le rapport de la délégation technique turque, 

Après avoir discuté des différentes situations de la nation, de la région et du monde, et notamment la situation prévalant dans les Etats arabes et musulmans soumis à l’occupation, en Irak, en Afghanistan et en Somalie, 

Et en application des principes généraux se rapportant à la question d’al-Quds et de la Palestine, dans le passé et dans le présent, aux droits humains et politiques du peuple palestinien, et à la nature du colonialisme de peuplement sioniste, 

Nous énonçons la déclaration suivante : 

 

Déclaration d’Istanbul pour le soutien à al-Quds 

 

Samedi 17 novembre 2007 soit le 7 Dhul Qi’da 1428 h. 

1 - Al-Quds est une ville de paix et de rencontre des civilisations. Terre sacrée et bénie dont la paix tranquillise l’humanité, toute agression qui la vise embrase les conflits et les guerres : il faut qu’elle demeure un exemple de la liaison entre civilisations, un symbole pour les significations les plus nobles de tolérance, justice et coexistence entre les humains. 

2 - La ville d’al-Quds est une ville historique érigée par les Yabusites il y a plus de 5000 ans, qui l’avaient dénommée « Ursalim » (ville de paix). Elle fut protégée par sa population issue de la péninsule arabe, et bien qu’elle fut le lieu de séjour de nombreux peuples qui s’y sont succédés, les Cananéens arabes et les Palestiniens, ainsi que les différentes tribus arabes qui les ont suivis, ont continué à y vivre sans interruption, accordant à la ville d’al-Quds son identité arabe. Leurs droits sur cette ville demeurent incontestables. 

3 - L’occupation sioniste de la ville d’al-Quds, partie occidentale en 1948 et partie orientale en 1967, est une occupation raciste, coloniale, éradicatrice et terroriste, incompatible avec le mouvement de l’histoire. Elle illustre le résidu du phénomène colonial basé sur l’injustice, l’oppression et la violation des droits. Cette occupation doit cesser, que ce soit dans al-Quds, en Palestine, au Golan et dans les fermes de Shebaa, tout comme doivent disparaître tous les résidus de colonialisme et d’occupation dans le monde. C’est pourquoi les forces anticoloniales opposées à l’injustice et à l’occupation doivent soutenir la ténacité et la résistance du peuple palestinien pour la libération de sa patrie. 

4 - Le sionisme est un mouvement raciste et terroriste. L’Assemblée générale des Nations-Unies avait déjà déclaré, dans sa célèbre résolution, que le sionisme est une forme de racisme et de discrimination raciale, confirmé également par la conférence de Durban en 2001. 

5 - Les pratiques coloniales racistes visant à effacer le caractère d’al-Quds, la violation des droits nationaux et religieux de son peuple résistant, en l’encerclant par des ceintures de colonies et l’étouffant par le mur raciste, en vue d’expulser sa population et de l’isoler de son environnement palestinien, sont des tentatives rejetées qui doivent être dénoncées. 

6 - Les graves attaques contre les lieux saints musulmans et chrétiens, et notamment contre la mosquée bénie d’al-Aqsa, victime des excavations qui la menacent d’effondrement, en vue d’ériger le temple sur ses ruines, constituent des menaces à la paix et à la stabilité dans la région et dans le monde. Il s’agit d’attaques contre le patrimoine historique de la civilisation humaine, mais aussi une menace contre al-Quds et la Palestine. Les peuples du monde doivent s’y opposer et les faire immédiatement cesser. 

7 - La poursuite de l’occupation sioniste de la ville d’al-Quds et de la Palestine, qui détient des armes nucléaires et dont les intentions restent agressives et expansionnistes, est un facteur de tension et de trouble, une source d’inquiétude pour tous ceux qui aiment la paix et soutiennent les droits de l’homme dans le monde. Cette occupation constitue en permanence le principal facteur qui plonge la région dans les guerres et menace la paix mondiale et le progrès humain. 

8 - Le forum confirme le droit au retour des réfugiés, déplacés et exilés à la ville d’al-Quds ainsi qu’à toute la terre palestinienne, considérant qu’il s’agit d’un droit individuel et collectif qui n’admet ni polémique ni concession, et confirme le droit du peuple palestinien à exercer tous ses droits nationaux sur sa terre historique, y compris ses droits politiques, à l’instar des autres peuples. 

9 - Il s’adresse aux Etats arabes et islamiques, à tous les Etats désirant la paix et aux institutions internationales, leur réclamant de consacrer leurs efforts pour mettre fin à l’occupation sioniste d’al-Quds, de protéger son identité arabe et ses lieux saints musulmans et chrétiens, de mettre en place différents projets économiques, sociaux, médiatiques, culturels et éducatifs pour aider la population à résister sur sa terre, l’aider à se libérer de l’occupation, et de cesser toutes formes de normalisation avec les sionistes. 

Les expériences des peuples en général et l’expérience du conflit avec l’ennemi sioniste, en particulier, ont confirmé que la résistance, quels que soient sa forme et son niveau, basée sur une unité nationale qui rassemble et une participation populaire libre, est la voie la plus réussie pour s’opposer à l’occupation et libérer la terre d’al-Quds et la Palestine, ainsi que toutes les régions occupées dans nos pays arabes et musulmans, et dans tous les pays du monde. Elles confirment également la futilité des conférences internationales réunies sous la direction des Etats-Unis, toujours engagés dans le soutien à l’occupation et la justification de ses crimes, dans la liquidation de la question palestinienne et dans les projets de divisions internes pour démanteler la cohésion arabe et islamique. 

10 - Les Nations-Unies, dont la majeure partie des résolutions a contribué à la Nakba subie par le peuple palestinien, ont le devoir de consacrer tous leurs efforts à supprimer l’occupation et le blocus instauré contre ce peuple, tout comme elles ont le devoir d’activer le rôle du comité de la protection d’Al-Quds, fondé en 1947. Les pays arabes et musulmans ainsi que les pays souhaitant la paix ont également le devoir de lever le blocus, d’aider notre peuple et de répondre à ses besoins. 

11 - Ce forum international illustre de manière vivante l’unité de l’humanité en faveur du soutien à al-Quds et à la Palestine. Il s’adresse aux hommes et aux femmes libres dans le monde, à tous les peuples, et les appelle au plus large rassemblement humain pour constituer un mouvement international en vue de sauver le peuple palestinien, d’affirmer la justice et la paix sur terre, tout comme il s’adresse aux frères encerclés en Palestine, leur demandant de s’unir pour faire face à l’occupation, leur rappelant la parole divine : « Ne vous livrez pas entre vous à des disputes qui entameraient votre union et compromettraient vos chances de succès ! » tout en espérant que ce forum, dont la vocation a été de rassembler, incitera à reprendre le dialogue et l’entente entre les fils de la cause commune. 

Tous, agissons pour al-Quds, 

Main dans la main, épaule contre épaule, 

Dirigeons-nous ensemble vers al-Quds, 

Tenaces malgré la durée et les sacrifices élevés 

Aujourd’hui, une rencontre pour al-Quds, 

et demain, 

La rencontre dans al-Quds, si Dieu le veut.

Les Plans de Pets

Dimanche 25 novembre 2007

Nouvel article de David Bentata, à la veille d’Annapolis…

Les plans de paix 

Les gauchistes, à leur tête Shimon Pérès, Président de l’Etat d’Israël, Beilin, Chef du parti Mérètz, combattent depuis 14 ans pour imposer un plan de paix impossible basé sur le principe de l’échange de territoires contre la paix. Se sont joints à leur combat au cours des ans Ariel Sharon et tous ceux qu’il a entraînés dans le parti Kadima qu’il a fondé en novembre 2005, notamment Ehoud Olmert, aujourd’hui Chef du Gouvernement. 

Le programme proposé pour arriver à conclure un traité de paix avec les Palestiniens et les Syriens est bâti sur les principes suivants : 

- Retour pour Israël aux lignes d’armistice de 1949, maintenues jusqu’à la veille de la Guerre des Six Jours en 1967. Il comprend la restitution du Golan, envahi par les Syriens en 1948, qui n’a jamais été reconnu sur le plan international comme partie intégrante de la Syrie. 

- Création d’un Etat Palestinien démilitarisé dans la Judée-Samarie et Gaza qui obtiendrait une continuité par la création d’un ‘passage sûr’ entre les deux zones. 

- Partage de Jérusalem, avec attribution au nouvel Etat de Jérusalem-Est qui deviendrait sa capitale. 

- Modification des frontières tenant compte des zones de développement juives pendant les 40 dernières années, par échange de territoires. 

- Intégration des réfugiés dans le territoire palestinien, quand Israël pourrait accepter quelques réunions de familles. 

- Pour amadouer les Palestiniens, les gouvernants israéliens se sont crus obligés de faire ‘des gestes pour créer la confiance’ en fournissant armes et munitions aux ‘modérés’(qui les transfèrent à d’autres !), en fournissant électricité et eau, en recevant dans nos hôpitaux les malades et blessés, en versant des fonds, en exécutant le désengagement, en libérant des prisonniers du Fatah, chèrement mis sous les verrous… Des gestes de réciprocité n’ont jamais été demandés ou obtenus ! 

Ce programme, très généreux, qui ne tient aucun compte des 40 ans de guerre imposés à Israël et qui concrétise principalement ce que les Palestiniens détenaient en 1967, a été rejeté par eux à Camp David en 8-2000. Leur programme, déclaré officiellement, consiste dans le retour ‘dans leurs foyers de 4 millions de réfugiés’. Leur programme réel déclaré par des semi-officiels et dans toute leur propagande consiste dans ‘le remplacement d’Israël’ par la grande Palestine (qui pourrait inclure rapidement le royaume de Jordanie, les citoyens étant pour 60% Palestiniens) reconstituant ainsi le mandat britannique de 1918. Cette conception de la solution du problème du Moyen Orient leur a permis de fermer toutes ‘les fenêtres d’opportunité’ faisant entrevoir des occasions d’établissement de la Paix.

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