Les stratégies de l’Amérique pour la victoire et la défaite
Par Caroline Glick,
The Jerusalem Post, 13 Novembre 2007
Traduit par Stéphane Teicher pour www.nuitdorient.com
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La guerre d’Irak est presque terminée. Et les Américains ont presque gagné. Leurs ennemis sont en fuite. Les forces d’Al-Qaeda ont perdu ou sont sur le point de perdre leurs bases d’opérations. Le nombre de leurs combattants tués ou capturés ne cesse d’augmenter. Les citoyens Sunnites d’Irak qui, il y a encore peu de temps refusaient de participer au régime post Saddam, rejoignent l’armée et les groupes de vigilance citoyenne par milliers.
Les sheikhs locaux de Bagdad, suivant l’exemple des précédents sheikhs Sunnites de la province d’Anbar, ordonnent à leur population de combattre avec les Américains contre al-Qaeda. De leur côté, les milices Shiites savent qu’elles seront les prochaines à être défaites. De ce fait, Moqtada al-Sadr a ordonné à ses milices Shiites de cesser leurs attaques.
Les chiffres parlent d’eux-mêmes. Le mois dernier, près de 46,000 réfugiés Irakiens sont retournés chez eux. Depuis Mai, le nombre de victimes civiles a diminué de 75%. Les victimes militaires US ont également diminué soudainement, après une montée du taux de mortalité, consécutive aux durs combats des derniers mois. Les banlieues de Baghdad qui ne fonctionnaient plus sous le règne de la terreur d’al-Qaeda reprennent vie. Les affaires reprennent. Les gens reconstruisent leurs maisons. Même les églises rouvrent leurs portes. Voilà à quoi ressemble la victoire.
Et pourtant, les promesses de Baghdad sont un simple rayon de lumière dans le champ par ailleurs bien sombre des échecs de la politique américaine. Au moment où le Président George W. Bush se prépare à entamer la dernière année de son mandat, l’Amérique se trouve à un niveau bien bas sur le plan international.
Les forces du jihad, tout en étant défaites en Irak, se dressent partout ailleurs. Le prix du pétrole s’envole vers un niveau qu’on pensait inconcevable de 100 $ le baril. De nouvelles mosquées jihadistes s’ouvrent tous les jours dans le monde. Le Pakisatan est un désastre. L’Iran se rapproche de la bombe.
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Pour comprendre les multiples aspects des échecs de l’Amérique, il n’est pas inutile de commencer par examiner en quoi l’Irak est différent. Parce que la stratégie fructueuse des Américains en Irak n’est pas seulement différente de ce qui l’a précédée dans ce pays. Elle est aussi différente de la stratégie américaine qui échoue partout ailleurs. La nouvelle stratégie en Irak est fondée sur une affirmation assez simple: le but de l’Amérique en Irak est de battre ses ennemis, et pour battre ses ennemis, les Américains doivent s’attaquer à eux pour vaincre. C’est une stratégie de bon sens.
Malheureusement, le bon sens semble être la notion la plus rare dans les cercles américains de politique étrangère. En dehors de l’Irak, et encore récemment en Irak, les Etats-Unis ont fondé leur politique sur l’idée qu’ils peuvent faire plier leurs adversaires à leur volonté, en se montrant d’un côté menaçants à leur égard, et de l’autre côté, en essayant de les calmer dans la mesure du possible. Et c’est là le cœur de l’échec.
Dans l’affaire Irakienne, il était évident pour les stratèges américains que des trois états - Irak, Iran et Corée du Nord - que Bush désignait comme membres de “l’Axe du Mal”, l’Irak était le moins dangereux. Il soutenait moins que l’Iran le terrorisme. Ses programmes d’armes de destruction massive étaient moins développés que ceux de l’Iran et de la Corée du Nord.
De ce fait, certaines voix s’élevèrent – notamment en Israël – pour suggérer que puisque les US n’étaient pas intéressés à s’attaquer à plus d’un pays en plus de l’Afghanistan, mieux valait qu’ils dirigent leurs feux sur l’Iran plutôt que sur l’Irak. Mais pour des raisons qui leur sont propres - notamment l’échec des sanctions de l’ONU contre le régime Irakien, le fait que seul l’Irak était sous l’autorité du Conseil de Sécurité, et la faiblesse relative de l’Irak – les Américains choisirent de poursuivre Saddam (1).
Ils pensaient que l’invasion à elle seule renforcerait la capacité de dissuasion américaine et agirait donc à l’avantage des Américains pour traiter de l’Iran et de la Corée du Nord. Nous voyons donc bien ici que la décision d’envahir l’Irak était en partie fondée sur une confiance constante des Etats-Unis en une stratégie de menace et non de confrontation avec l’Iran et la Corée du Nord. Si cela n’avait pas été le cas, l’Irak aurait probablement été mis de côté.Â
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Au début, la stratégie américaine rencontra un succès étonnant. L’Iran, la Corée du Nord, la Syrie et en fait tout le monde Arabe furent terrifiés par l’assaut victorieux des Américains sur Saddam. Malheureusement, au lieu de capitaliser sur cette dynamique, les Américains ont fait tout leur possible pour assurer à ces états qu’ils n’avaient aucune raison de craindre de subir le même sort. Au lieu de maintenir l’offensive – en scellant les frontières de l’Irak et en allant ensuite à la poursuite des bases d’insurgés en Iran et en Syrie - les Américains se sont mis sur la défensive. En agissant ainsi, ils ont permis à l’Iran, à la Syrie et à l’Arabie Saoudite de soutenir et de diriger l’insurrection. Le résultat de cet étalage de faiblesse des Américains fut que la leçon tirée par leurs ennemis de la campagne Irakienne était que pour dissuader les Américains, ils devaient intensifier leur soutien au terrorisme et à leurs programmes d’armes de destruction massive. Â
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Après que la dissuasion eut échoué, les Américains ont opté pour un mélange d’apaisement et de menaces, sans date limite. Les tests nucléaires et les missiles balistiques de la Corée du Nord, la guerre du Liban, la prise de Gaza par le Hamas, et l’intensification du programme nucléaire Iranien, sont tous intervenus l’an dernier, et sont le résultat de l’échec de ce modèle de politique étrangère américaine. Cette politique est partie intégrante de l’attitude générale des Etats-Unis face à leurs adversaires. Et cette attitude est malheureusement fondée sur une vision colossalement gonflée des capacités de dissuasion de l’Amérique et sur l’incapacité de Washington à définir une politique adaptée à ses intérêts et à ses buts.
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Aujourd’hui, l’exemple le plus frappant de cette situation est le Pakistan. L’Amérique y a deux objectifs prioritaires.
Premièrement, elle cherche à éviter que les armes et les technologies nucléaires du Pakistan prolifèrent ou tombent entre les mains des jihadistes.
Deuxièmement, elle cherche à battre al-Qaeda et les Talibans.
Après le 11 Septembre, les Américains ont donné au dictateur militaire du Pakistan un choix: les aider à battre les Talibans et al-Qaeda, ou perdre le pouvoir. C’était un bon début, mais ensuite les Américains ont commencé à s’éloigner de leurs priorités. Après que le Général Pervez Mousharraf eut accepté l’ultimatum de Washington, les Américains ont mis tous leurs oeufs dans ce panier. Et ils ont ainsi perdu la possibilité de le dissuader et d’influencer sa conduite. Assuré du soutien inconditionnel des Américains, Musharraf a joué un double jeu. Il a aidé les Etats-Unis en Afghanistan et a ensuite laissé les Talibans et al-Qaeda s’échapper et reconstruire leurs bases au Pakistan.
Mousharraf n’a pas non plus réussi à être prévoyant sur les questions nucléaires. Il a empêché les enquêteurs Américains d’interroger le proliférateur nucléaire en chef, A.Q. Khan, et leur a donc refusé des renseignements essentiels sur les programmes nucléaires d’autres pays, soutenus par le Pakistan. Et pourtant, ayant établi leur politique sur l’hypothèse que Mousharraf était irremplaçable, les Américains prétendirent que rien n’allait mal.
Et les voila maintenant confrontés à une situation désastreuse. D’un côté, grâce à l’hospitalité de Mousharraf, al-Qaeda et les Talibans contrôlent de larges zones du Pakistan et ont déclaré le jihad contre leur hôte, mettant ainsi l’arsenal nucléaire du Pakistan en grand danger. En même temps, ils se servent de leurs bases Pakistanaises pour intensifier leur insurrection en Afghanistan. De l’autre côté, fidèle à sa politique constante depuis qu’il a pris le pouvoir en 1998, Mousharraf continue à ne pas prendre au sérieux la menace des Talibans et d’al-Qaeda. Le but de sa récente promulgation de la loi martiale et de la suspension de la constitution du Pakistan n’était pas de lui permettre de mieux combattre les jihadistes. C’était de briser son opposition libérale, dont les membres demandent la démocratie et la fin du régime militaire.
Et au milieu de tout cela, les Américains se trouvent dépourvus de moyens de pression sur le toujours irremplaçable Mousharraf.
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Une situation similaire existe en Arabie Saoudite. Là aussi, les Américains ont gaspillé l’influence qu’ils avaient gagnée après les attentats du 11 Septembre, en apportant un soutien inconditionnel à la famille royale Saoudienne.
Les Saoudiens ont tout de suite compris que le meilleur moyen de s’assurer un soutien continu des Américains était de développer leur soutien au terrorisme et le financement de mosquées pro-jihad, tout en augmentant le prix du pétrole. Comme au Pakistan, plus la situation empirait, plus les Américains les soutenaient.
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Et puis bien sûr, il y a les Palestiniens. Nous avons ici un double échec de la politique Américaine. Tout d’abord, elle a détruit toute dissuasion à l’égard du monde Arabe.
Pour détourner l’attention des Américains de leur soutien au terrorisme jihadiste, les leaders du monde Arabe ont cherché à les convaincre que le seul moyen de mettre fin à leur soutien au terrorisme et au jihad était de résoudre le conflit Palestinien avec Israël.
Au lieu de s’arrêter à la question de la validité de l’étrange assertion des Arabes, les Américains les ont crus. Avec le temps, cette conviction les a amenés à négliger leurs objectifs actuels :
- mettre fin au soutien du monde Arabe au terrorisme,
- empêcher la prolifération des armes de destruction massive,
- et maintenir les prix du pétrole autour de 30 $ le baril,
au profit d’un sujet secondaire et sans rapport.
Ceci mis à part, il faut noter que c’est largement à cause du renforcement des forces jihadistes dans le monde Arabe qu’il n’y a pas de possibilité de parvenir à la paix entre Israël et Palestiniens. Au lieu de comprendre cela, les Américains ont laissé les Arabes les envoyer faire une chasse au gibier qui ne finira jamais.
Le seul fait que cette semaine, la Secrétaire d’Etat Condoleezza Rice ait pensé qu’il était plus important d’aller en Israël pour la neuvième fois de l’année que de s’occuper de la crise du Pakistan montre clairement à quel point les Américains ont “internalisé” cette fiction Arabe.
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Et puis, il y a les Palestiniens eux-mêmes. Comme Bush l’a annoncé en 2002, le principal objectif des USA en ce qui concerne les Palestiniens est de les forcer à s’arrêter de s’engager dans le terrorisme et le jihad. Toute autre politique Américaine vis-à -vis des Palestiniens devait être conditionnée à la réalisation de cet objectif.
Et pourtant, comme au Pakistan, avec le temps, les Américains ont négligé cet objectif au profit d’un autre, plus facile – soutenir Mahmoud Abbas et le Fatah. Pour renforcer Abbas et le Fatah, les Américains ont mis de côté leur objectif de mettre fin au terrorisme Palestinien. Le résultat est qu’aujourd’hui, ils n’ont aucun moyen de pression sur Abbas. Comme avec Mousharraf au Pakistan, renforcer Abbas est la seule politique des Américains vis-à -vis des Palestiniens, et de plus en plus, vis-à -vis d’Israël. Et comme au Pakistan, la réalité menaçante sur le terrain est une conséquence du fait que leur politique ignore les objectifs d’actualité.
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Deux conclusions peuvent être tirées du contraste entre la victoire de l’Amérique en Irak et ses échecs dans tant d’autres zones.
Premièrement, le seul moyen de vaincre nos ennemis est de les combattre effectivement.
Et deuxièmement, fonder sa politique en prétendant dissuader des leaders qui ne sont pas dissuadés, est une recette vouée à l’échec.
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Tant que les Américains n’accepteront pas ces leçons, mis à part l’Irak, l’environnement international deviendra encore plus menaçant.

19 novembre 2007 at 15:28
Tout lu!! ……comme quoi une petite Glick vaut mieux qu’un grand Glauque…et comme on dit chez les Rhumroaders …….”que le grand glick me glocke”
19 novembre 2007 at 15:42
J’espere que des gens bien places pres de George Bush lisent le Jerusalem Post!!!!
19 novembre 2007 at 16:18
Bon, vivement que Bush-Catastrophe se tire…
On peut se poser la question de savoir qui sont ses “conseillers” & quel rôle joue Condie dans ces désastres à répétition.
Maintenant si on veut vraiment analyser la situation de façon réaliste, que voit-on ?
1. Bush est déglingué & Condie est à côté de la plaque, ce couple est en fin de course & il n’y a rien à attendre d’eux, sinon les prochaines élections, pour changer l’eau des olives.
2. Olmert est plus que discrédité avec ses casseroles, ses tentatives d’étouffer les affaires qui le poursuivent, son impopularité, ses désastres militaires, ses choix révoltants concernant la libération de terroristes, sa volonté farouche de s’accrocher aux branches pour échapper à la justice… il n’y a rien à attendre de ce taré, sinon les prochaines élections.
3. Abbas & son lamentable Erakat, qui durcissent leurs positions alors qu’ils n’ont rien à proposer & qu’ils continuent à jouer le tout ou rien, selon leurs habitudes qu’ils n’arrivent pas à abandonner, quitte à rentrer dans le mur en klaxonant, sachant qu’Abbas ne “contrôle” (sic) qu’une partie des territoires autonomes & qu’il n’est pas prêt à voir le hamas se retirer.
Alors, ça ressemble à quoi de vouloir “renforcer” ce branquignol, lui aussi prêt à dégager en cas d’élections ?
Alors, pourquoi ne pas économiser les billets d’avion & laisser tomber cette réunion pour la paix qui n’est qu’un leurre balancé à des nations occidentales qui n’ont toujours pas intégré le négationnisme arabe, tant politique, que religieux…
Une réunion est prévue à Paris pour distribuer encore de l’argent à des gangsters experts en double langage, qu’ils vont faire évaporer en Suisse.
N’en déplaise à Kouchner qui aurait mieux fait de fermer sa gueule une fois encore, le conflit israélo-arabe ne sera résolu que le jour où les pays arabes auront intégré l’idée qu’il y a dans leur proximité, un état non musulman & démocratique qui plus est, tout le reste n’est que fantasme.
Ouais, nous ne sommes que de gentils blogueurs & nous sommes capables d’émettre des idées pas trop idiotes, contrairement à tous ces experts & conseillers, dont la seule spécialité est de se tromper à longueur de temps… Lamentable !
Netchayev
19 novembre 2007 at 16:39
” le jour où les pays arabes auront intégré l’idée qu’il y a dans leur proximité, un état non musulman & démocratique qui plus est, tout le reste n’est que fantasme. …….” VOILA TOUT EST DIT-t’aurais du préciser:et Juif- …., je tiens a proclamer que Saint Jean Chrysostome devrait laisser le titre de Chrysostome - Chrysos stoma=bouche d’or,parce qu’il causait bien..- a mon ami Netchayev, n’en déplaise au Vaticons..
19 novembre 2007 at 17:49
Ou est passe notre ami $penderz???
19 novembre 2007 at 18:46
Hep, Yehoudi, les cathos, on n’est pas tous des Vaticons. Visite mon blog ou encore http://leblogdrzz.over-blog.com ou lit les bouquins de Jacques Maritain et tu verras… San rancune. Shalom, Miguel
19 novembre 2007 at 20:22
Miguel, je connais et j’apprécie ton blog depuis belle calotte..comme lorque je te croise chez DRZZ ..sous le terme de Vaticons je désigne les Monsignori et les Sua Eminenza qui hantent le micro-état papal..et surtout ceux qui protégérent Hilarion Cappuci en son temps..comme aussi Paul Touvier ……Sin rencoroso Amigo..Salud y Chalom….en ce qui concerne le grand Maritain , lu seulement de lui les Juifs des Nations..je crois bien publié chez les Editions du Cerf ( ex- maison Hirsch ??)..et puisqu’on en est aux recommandations, lis donc,si ce n’est déjà fait, “le curé de Nazareth” biographie de mon excellent ami Emile Shoufani…qui nous réunira avec plaisir autour d’un café a la cardamome dans son petit salon..Amical clin d’oeil a Akhi Emile si tu nous lis..P..
19 novembre 2007 at 20:23
c.rahamim..je suis la! je viens de passer une semaine de vacances a Los Angeles. Comment va tout le monde?
19 novembre 2007 at 20:32
Ah $penderz! ca me fait plaisir de te savoir de retour. Tu n’as pas trouve d’hotel a Annapolis?
19 novembre 2007 at 20:37
Non et je prefererai trouver un hotel a TelAviv.
19 novembre 2007 at 20:38
Pour en revenir a l’Irak…icic c’est ignoble…les medias ne parlent plus d’irak…pourquoi? c’est simple ca marche et les bonnes nouvelles en Irak derangent les Democrates..
19 novembre 2007 at 21:46
Spenderz, juste! et sur A2 bientot on aura des infos de Bagdad du genre “un chien de l’armée américaine a mordu cruellement une petite bagdadi”…”un G’I a été blessé par un mari cocu Irakien qui l’a surpris dans son lit”………..ils doivent etre trés malheureux chez la bande à Chabot-Pujadas…Puta..!! plus de méga attentats…plus de sang a la Une, pardon la 2….tiens je te livre un Scoop ” L a mémére Rice couche avec le cousin de Talabani.. ne répète a personne…c’est les info pipole de Bagdad…
19 novembre 2007 at 22:48
Yehoudi……bientot les journalistes auront du mal a trouver l’Iraq sur la carte….quelle excuse!
C’est un peu comme Israel…6 quassams “tombent” (par enchantement bien sur) sur Israel et rien sur le journal, le lendemain un soldat israelien tire la langue a un chien trottant sur le trottoir de Gaza et hop!! c’est la une des journaux!
20 novembre 2007 at 7:26
Je te remercie cher Yehoudi pour la nommination dont tu m’honores…
Bon, tu as vu que ça a provoqué une réaction de quelqu’un qui n’est pas partisan de Vaticons & ça nous a permis de faire sa connaissance.
Tu me conseilles de changer de pseudo ou je laisse comme ça ?
20 novembre 2007 at 10:19
laisses comme ça.la réaction qui est celle de Miguel (que tu dois surement connaitre a reçu sa reponse) simplement un oubli de ma part….
MIGUEL Amigo, je veux te signaler qu’il ne faut jamais dire Hep à un Juif,a fortiori quand il s’appelle Yéhoudi, parce que, j’espère que tu l’ignorais, le cri HEP servait de signe de ralliement et d’attaque des pauvres communautés juives d’ Europe centrale..ce sont les initiales de la phrase latine ” Hiérosolomita Est Perdita” sinistre appel au pogrom…Salud y Chalom
22 novembre 2007 at 19:57
Caroline n’a jamais été tendre avec les politiques et c’est son rôle de vigilante de leur rentrer dans le lard (quoique ne fréquentant sûrement pas ces animaux-là ).
Ce qu’elle ne dit pas, c’est qu’aussi bien le Pakistan que l’Arabie Saoudite et la Turquie sont frontaliers ou quasi de l’Iran, chacun aussi hégémonique et inquiet de ses prérogatives que le voisin. Plutôt qu’une attaque directe et frontale en ayant déjà plusieurs fers au feu, les Etats-Unis se sont contentés préventivement d’entretenir une coalition d’intérêts antagonistes à ceux de l’axe irano-syrien, qui se trouve pris en tenaille et sans grande marge de manoeuvre, hormis la surenchère dans le “front du refus”, la “menace de destruction massive ou de radiation d’Israël”, etc.
Mais le clan arabe est clairement divisé en deux, même si chacun tire la couverture à lui pour en concéder le moins possible au “Parrain US” dont ils ne peuvent plus se passer pour régler un jour ou l’autre son compte à l’Outsider iranien, qui peut toujours aller pleurer sur les genoux des Ruskoffs, mais ne bénéficie pas d’une protection à toute épreuve…
En Afghanistan comme au Pakistan, même s’ils menacent dangereusement, les Taliban sont laminés jour après jour, un peu au même rythme qu’Al Qaeda en Irak.
Reste que la guerre contre le Djihad sert de prétexte à Musharaf pour se maintenir en place, là où l’introduction d’un peu de démocratie à la Buttho, etc. pourrait peut-être en faire une vitrine supplémentaire de fin de recours aux régimes dictatoriaux, la poigne de fer ou la mort et les Islamistes…
Concernant Israël, la faiblesse même de Abbas incite à ne pas se lancer dans des promesses intenables, peut-être à jouer le jeu de la relance de bavardages interminables en temporisant tant qu’on n’a pas le fin mot de la rivalité Fatah-Hamas. Il est, par exemple, délirant d’entendre Olmert dire : le Hamas supplantera le Fatah en Judeah-Shomron dans peu de temps, donc il faut s’en retirer au plus vite! Pour quoi faire? Un champ de bataille plus net contre les milices pro-iraniennes de la Palestine implosible? Et l’on parle d’une intervention massive à Gaza pour régler son compte au Hamas, avant ou pendant qu’il essaierait de prendre Judeah-Shomron…
Olmert ne tiendra que tant que soutenu par les travaillistes de Barak, il pourrait rapidement perdre ce qui lui reste “d’aile droite” (Israël Beteinou, Shass et quelques autres). Le jeu se poursuit comme s’il existait un “cran d’arrêt” (le Likoud, par exemple) pour mettre un terme à trop de concessionnisme et à un discours du retrait qui ne passe pas dans l’opinion, qui fera trembler la Knesset, etc…
Quant à Bush, sa principale faiblesse, c’est Rice qui est une tergiversatrice sans fin qui flippe devant Poutine, les Mollahs ses alliés, la Syrie… La victoire en Irak, de plus en plus claire, une stratégie de long terme pour mttre à mal la Syrie et le Hezb au Liban prennent la Syrie et l’Iran en tenaille, même si les deux mandats n’auront pas suffit à mettre un terme à “l’axe du mal”.
La guerre d’Irak était jugée globalement “perdue” en 2006. Un an après, on préfère ne plus en entendre parler plutôt que de regarder les choses en face. Il n’y a pas de marasme ou de bourbier américain au Proche et Moyen-Orient et, finalement, les leçons qui en seront tirées contribueront à mener autrement les autres conflits (dont celui d’Afghanistan qui n’est pas non plus terminé). Musharaf pourrait bien avoir fait son temps et devoir céder prochainement du terrain.