Pas si simple
Je sais que l’émotion est mauvaise conseillère mais il se trouve que j’ai porté le béret rouge assez longtemps pour que certaines victimes du Drakkar évoquent chez moi plus que des noms : des visages connus, des rires, l’indicible union des paras. J’en fais donc une affaire personnelle. Pardon. J’essayerai, une fois de plus, cependant, d’aller au-delà .Â
Au-delà donc de la condamnation légitime de la présence du Hezbollah à Paris, il convient de se demander pourquoi ‘’ les diplomates ‘’ tiennent compte du poids du Hezbollah dans la vie politique libanaise ?Â
Le Hezbollah a évolué d’une posture de milice communautaire islamiste (chiite) dans les années 1980-90 vers un nationalisme pan libanais depuis 10 ans environ. En effet, la majorité actuelle issue de la mort de R. Hariri (Mouvement du 25 mars) et rassemblant les sunnites, certains druzes et les chrétiens des Forces Libanaises et ex-Phalanges est très conflictuelle dans ses relations avec l’Arabie Saoudite et le jihadisme sunnite tendance Al-Qaeda…Â
Il n’est pas certain que la présence d’un groupe de palestiniens proches ‘’ d’Al Qaeda en Irak ‘’ dans le nord du Liban soit un phénomène indépendant de la politique intérieure libanaise. Depuis 2001-2002 (chute des Talibans), 2003 (chute de S.Hussein) et l’été 2006 (guerre Liban-Israël), l’Iran et le chiisme a le vent en poupe…Â
En effet, l’Iran débarrassée de la puissance ses ennemis voisins et les pertes infligées à Israël (civiles et militaires) ont fait de H. Nasrallah la nouvelle icône de la rue ‘’arabe’’ loin devant Ben Laden… En même temps, l’alliance nouée entre le Hezbollah et le Courant patriotique libre (CPL) du général Aoun en 2004 est un signe fort de la nouvelle place du Hezbollah et de son évolution vers la ‘’Libanité’’, conçue au-delà des rivalités communautaires dont le Pays du Cèdes a souffert depuis 1975. Cet accord, voulu par le général Aoun a pour but de réduire les tensions entre Chrétiens et Chiites libanais et de dépasser les clivages communautaires pour mettre en place un vrai Etat-nation sur le modèle européen. Le Hezbollah n’a pas trahi l’accord, puisque l’agression qu’il a commis contre Israël fut légitimée par le CPL (plus de 50% des Chrétiens libanais se reconnaissent en lui).Â
Personne au Liban n’a oublié l’opposition d’Aoun à Israël entre 1982 et 1989 et la Guerre de Libération qu’il mena - il était alors Premier Ministre intérimaire - contre l’armée Syrienne entre 1989 et 1991. Si aujourd’hui il a fait la paix et noué un accord politique avec un parti jugé “prosyrien” alors que la Syrie fut son grand ennemi c’est parce qu’il pense qu’il faut cesser les querelles vieilles de vingt ans. Aoun a de fortes chances d’être élu président de la république aux prochaines élections car la constitution exige un candidat chrétien et il dispose de plus de 50% des électeurs chrétiens, des chiites et de leurs alliés pro palestiniens.Â
Élu à la tête du Liban il souhaiterait mettre fin au communautarisme.Â
Quant aux liens avec l’Iran que l’on attribue au Hezbollah, ils sont réels, mais de moins en moins politiques et surtout d’ordre religieux. Les fonds du Hezbollah viennent en grande partie de la riche diaspora libanaise chiite (Amérique latine et Afrique de l’ouest) et de moins en moins de l’Iran. Son évolution vers un nationalisme pan libanais pourrait être le garant d’une limitation de l’influence syrienne et iranienne à terme. De plus, le Hezbollah est le meilleur contrepoids au jihadisme sunnite (wahhabite ou Frères musulmans) tendance Al Qaeda.Â
En Irak, l’Armée du Mahdi de Moqtada al Sader (résistance chiite) évolue comme le Hezbollah vers le nationalisme irakien non communautaire (opposition à AL Qaeda, et aux influences saoudiennes et même… iranienne). Il a tendu la main avec succès aux résistants sunnites (ex-baasistes et tribus locales).Â
Aujourd’hui, le chiisme est moins menaçant que le jihadisme sunnite, qui lui est internationaliste, cherche un conflit de civilisations et nie les réalités culturelles et nationales des pays où il agit.Â
Le chiisme est converti au nationalisme de par son histoire, le sunnisme radical dans sa version Al Qaeda est une organisation terroriste à l’échelle planétaire.Â
Les monarchies sunnites conservatrices (Arabie Saoudite surtout) sont de facto alliés contre l’émergence iranienne et chiite au Moyen Orient, il est évident que la présence d’islamistes sunnites au nord Liban permettrait de contrebalancer l’influence du Hezbollah. De même qu’en Irak, les terroristes d’Al Qaeda tuant bien plus de civils chiites que de soldats US servent indirectement la cause des États de la région hostile à l’Iran…Â
Le Hamas et le Jihad islamique palestiniens, les résistants sunnites irakiens et l’Alliance du Nord afghane ainsi que les Talibans depuis peu sont devenus des adversaires à la politique d’Al Qaeda, tout comme le Hezbollah et Al Sader en Irak. L’Iran et le chiisme rassemble au-delà du camp chiite en accueillant des sunnites et des chrétiens, ainsi que des nationalistes arabes laïcs.Â
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Projet national contre projet internationaliste. A suivre. Mais pour Israël, pas question de baisser la garde.Â
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Jean-Marc

16 juillet 2007 at 7:28
Il me semble que l’Iran chiite n’a pas de strategie nationaliste mais plutot planetaire …
16 juillet 2007 at 10:59
‘’Le Hezbollah n’a pas dit que les soldats (israéliens) sont en vie'’, affirme le journal libanais Al Ahbar. Après la bouffée d’optimisme suscitée par les propos dimanche du ministre français des Affaires étrangères Bernard Kouchner, c’est la douche froide. Selon le quotidien, un cadre du Hezbollah ayant participé à la conférence de La Celle Saint-Cloud a démenti qu’aucune indication n’ait été fournie à M. Kouchner sur le sort d’Ehoud Goldwasser et Eldad Réguev.
Source : 10.45 Guysens News 16 Juillet 2007.
Kouchner a-t-il été roulé dans la farine par les emissaires du Hezbollah à Paris ?
16 juillet 2007 at 11:21
Jean Marc (Desanti je suppose) nous dresse un portrait d’un manichéïsme absolument effarant…
Pour résumer : les chiites sont les gentils n’ayant que des aspirations nationalistes en Iran mais aussi au Liban puisqu’ils sont “fédérateurs” alors que les méchant sunnites ont des aspirations destructrices planétaires…
Si cela était si simple, Jean-Marc devrait sans conteste éclairer les chancelleries du monde libre et pourquoi pas, devenir l’émissaire privilégié de ce nouveau truc qu’il appelle : “le pan libanisme”…
La lumière géo-politique que nous apporte ce nouveau philosophe qui voit plus loin que Meyssan et bien plus loin encore que le terrorisme international islamique me laisse sur le ….
Il faut selon lui oubier les attaches du Hezb à l’Iran…On aimerait bien mais décidément ces deux là non contents d’être chiites sont surtout partenaires de la mort des autres : livraison d’armes à outrance, de plus en plus sophisitiquées et livraison d’officiers sur place au Liban…Puis il y a les camps mis à la disposition des hezbollahis en Iran, qui sont loin d’être des colonies de vacances mais bel et bien des camps d’entraînement…
Ca n’est pas grave ? Sans doute…Un Liban qui flippe d’avoir une force de frappe au coeur même de sa société, c’est normal…Les syriens qui contribuent aussi à l’armement des chiites, c’est normal…Il faut garder à l’esprit l’incroyable gloire du pouvoir ALAOUITE d’obédience CHIITE des HASSAD qui tiennent un pays ultra-majoritairement sunnite…LE POUVOIR DES ARMES MONSIEUR DESANTI…VOUS Y SONGEZ DANS VOTRE PSEUDO ANALYSE ???
En ce qui me concerne, c’est la même merde…Mais comme on ne peut traiter des deux en même temps, il faut d’abord s’occuper à mon sens des fous dangereux pouvant demain envoyer des bombes sales, voire des bombes très propettes prévues à court terme selon les estimations des renseignement israéliens…
Je vais sans doute vous faire plaisir car étrangement, vous fûtes lu et bien lu par la communauté arabo-musulmane de France…Pas plus tard qu’hier, il y eût un afflux d’audience et de prises de paroles sur radio-mediterranée ne parlant que de complot concernant le WTC…
Si les arabes le disent, si les fascistes le disent, si les anti-américains primaires le disent…forcément, il faut douter n’est ce pas ?
Vous êtes vous précipité au meeting de Mr Rodriguez, rescapé du WTC qu’il donnât à Paris jeudi dernier ? Alors vous avez sans aucun doute été ravis de voir ce ramassis d’islamo-gauchistes agglutinés autour du grand homme qui se fait un fric monstrueux à répéter inlassablement que les tours ne sont pas tombées du fait de la percussion d’avion bourrés de kérozène mais de la CIA et des juifs pas assez nombreux ce jour là …Complot quand tu nous tiens !
Une dernière chose : On vient de pendre une vingtaine de jeunes hommes en Iran…Les uns pour homosexualité et d’autres pour propos outranciers et autres joyeusetés du même genre…ON A LES IMAGES, ON A LES INFOS, ET DEVINEZ QUOI ??? MEYSSAN APPORTE UN DEMENTI…mouahahahahahahahahah
16 juillet 2007 at 18:18
Nina, je ne vois pas pourquoi dire que les gens sont gentils ou méchants, il faut cesser de vouloir tout classer et de porter des jugements.
Il y a des forces qui s’affrontent, qui nouent temporairement des alliances, des jeux et des ambitions personnelles. Le monde est un panier de crabes, il n’y a pas de crabe gentil et de crabes méchants.
Dire que les sunnites wahabistes sont plus destabilisateurs que le hezbollah ne veut pas dire que le hezbolah est sympa.
L’analyse de Jean Marc me plait bien, je la mets en relation avec les attentats actuels contre la FINUL
16 juillet 2007 at 19:26
Merci Mivy . Je trouvais que les cinq premières lignes et les deux dernières ne permettait, en effet, aucune ambiguïté …Je me souviens de mon sujet de bac philo, il y a plus de trente ans : « Est-ce que tout vouloir comprendre c’est tout vouloir excuser ? ». D. que non !… et la vie s’est chargée, depuis, de me le rappeler à chaque instant…
16 juillet 2007 at 21:31
Sans être forcément d’accord avec tout ce qu’il écrit, je ne peux pas m’empêcher de trouver ça très bien que quelqu’un comme Jean marc Desanti -comme d’autres aussi- puisse exprimer ses idées ICI SUR HOUMOUS.
Nina je ne te connais pas -excepté par tes interventions sur certains sites et à la radio parfois, mais une chose est sûre: je n’aimerais pas être ton ennemi!
Je ne comprends pas ton acharnement à dégommer tout ce qu’il écrit, comme si tu flippais qu’il puisse arriver à influer sur la ligne éditoriale de ce site à un point tel que Houmous ne serait plus Houmous mais une sorte de “résau voltaire pour les juifs” : eh bien c’est du pur délire!
Pourtant je ne suis pas loin d’être d’accord avec les arguments que tu soulèves mais ils sont noyés dans ta mauvaise foi comme quand tu le compares à Meyssan par ex., ou quand tu sembles relier notre débat ici-même la semaine dernière avec une recrudescence des posts sur le sujet sur des sites arabo-islamistes (là t’es quand même gonflée!) comme s’ils avaient besoin de çà , EUX…sans vergogne aucune, tu te permets les mêmes raccourcis idéologiques que ceux utilisés par nos pires ennemis.
Je n’ai lu seulement que 2 posts de Jean Marc, je n’ai jamais senti en lui quoique ce soit de “gênant”, ni pour Eretz, ni pour nous les Juifs..alors où est le problème?
17 juillet 2007 at 8:31
“Le chiisme est converti au nationalisme de par son histoire, le sunnisme radical dans sa version Al Qaeda est une organisation terroriste à l’échelle planétaire. ”
A lire De Santi, on croit trouver une synthèse approximative de tout ce que l’islamologie à la française, estampillée Quai d’Orsay a pu produire ces dernières années, de Thual à Kepel, en passant par O. Roy, etc. Ca ronronne, c’est bien plaggié, mais en fait, ça ne crée que de fausses oppositions quotidiennement démenties par les faits, par la répartition des forces géostratégiques dans la Région et dans le monde, par les ambitions hégémoniques notamment de l’Iran, dans son bras de fer permament avec les Américains, les Israéliens, les Occidentaux etc. Cachons ce double-Djihad qu’on ne saurait voir! On dirait du Kouchner!
Et d’abord, il n’y a jamais eu de “Forces du 25 mars”, mais plus sûrement des “Forces du 14 mars”. Et il n’y a pas qu’Aoun, habile retourneur de veste en lice pour septembre à la présidence libanaise, mais également Nassib Lahoud (rien à voir avec Michel), qui ne peut être suspecté de liens avec la Syrie. En faisant comme si tout était joué d’avance, le papier de Jean-Marc de Santi règle son compte au camp anti-syrien et se range doctement du côté du coup d’Etat permanent du Hezbollah au Liban, en lui faisant des ponts d’or et en lui rendant une légitimité encore écornée par les trafics d’armements tout le long de la frontière de son “Etat dans l’Etat”.
Car dans la “soudaine libanité” du Hezbollah ou la soudaine “irakité” de Moqtada Sadr, on ne voit que l’expression d’une “vitrine légale” qui cherche à composer avec les réalités imposées par les rapports de force, par la présence américaine en Irak et les résultats peu probants des résolutions issues du dernier conflit entre le Hezbollah et Israël.
Qu’en est-il en réalité? Hier encore, on annonçait l’arrestation à Nadjaf d’une tête de réseau entre l’Iran et le groupe Jaysh al Mahdi de Moqtada Sadr, lui-même en fuite en Iran. Peu de temps auparavant, c’était l’annonce de l’arrestation en mars de l’expert en explosifs du Hezbollah Dakduk, impliqué dans les attentats anti-US à Kerballah (Irak).
Des échanges importants entre les uns et les autres (Shi’ites) sont perceptibles à chaque conflit : ainsi on sait que les hommes de Sadr ont également combattu auprès du Hezbollah en juillet dernier au Liban, alors que l’inverse est vraie en Irak, depuis au moins 2003 et l’arrivée des Américains : on a pour s’en informer d’excellents documents réalisés par des experts de l’anti-terrorisme tels qu’Ely Karmon de l’ICT : Radicalization of the Sunni-Shi’a Divide: from Pakistan and Afghanistan to Iraq, Lebanon, and the Gulf at the Sixth Annual International Conference on Global Terrorism of The Institute for Counter-Terrorism (ICT), Herzlyia, Israel, September 11-14, 2006.
Autrement dit, parallèlement à ce que De Santi appelle “l’internationalisation d’Al Qaeda” et ce qu’il essaie de nous vendre comme une stratégie “nationaliste” shi’ite, les uns comme les autres sont directement impliqués dans des coups terroristes sur la totalité du globe et toujours disponibles, via la commandite des Pasdaran, pour remplir les contrats sous-traités avec les Etats-voyous, dont l’Iran et la Syrie demeurent les fers de lance. Dernièrement, une tentative d’attentat avorté à l’aéroport JFK mettait en cause des dignitaires shi’ites des Caraïbes formés à Qom et Téhéran. Plusieurs arrestations sur les côtes Est et Ouest des Etats-Unis par le FBI donnaient une idée de la pénétration de ces réseaux sur le sol US même. L’infiltration de la brigade Quds des Pasdaran est patente au Yémen et en direction des principaux pays du Golfe, visant à instaurer la subversion dans tous les pays où résident des minorités shi’ites, de façon à servir de relais aux Mollahs.
La situation s’est compliquée au Liban, du fait que le Hezbollah, tout en se réarmant allègrement, doive néanmoins faire profil bas en attendant une situation plus favorable. Il ne peut ainsi s’engager dans des épreuves de force vis-à -vis des Forces libanaises ou la Fanul sans perdre son aura : aussi des milices dites “sunnites” supplétives sont d’une grande utilité dans cette complémentarité des rôles, déjà testée en Irak : opportunément on vit alors apparaître le “Fatah al Islam”, composé d’anciens combattants d’Irak.
Dès 2003, Al Qaeda en Mésopotamie et les Taliban en Afghanistan ont pu travailler mano en la mano avec les Pasdaran qui ont mis à leur disposition des armements made in Iran, ou en provenance de Chine, missiles anti-tanks perceurs de blindés, armement à l’épaule permettant de descendre des hélicos, etc. La Syrie se chargeait d’acheminer hommes (les Takfiristes) et munitions par sa frontière, pendant que des norias transitaient par Damas pour aller s’entraîner dans les camps iraniens. Ce sont les raisons du retournement des Tribus sunnites du Anbar contre les atrocités commises par Al Qaeda en Irak, faisant dès lors front avec les forces US et régulières irakiennes contre ce même Al Qaeda.
Que Sadr ait essayé de voir comment il pouvait amadouer ces ex-insurgés est une chose, quil ait lui-même changé de commanditaire en est une autre. Pour l’instant on le dit absent d’Irak, il y a de bonnes raisons à cela : il est retourné auprès de ses maîtres mollachiques en attendant que la traque se calme…
C’est le cas également du Hamas, qui pour sunnite qu’il se revendiquerait (doctrine prohe des “Frères musulmans”) ne crache jamais sur les conseils des Pasdrans et des Syriens présents dans les Territoires, ni sur l’argent frais de Téhéran. La question de son entraînement avec des cadres du Hezbollah est également réglée en banlieue de Téhéran.
Les tractations financières, logistiques, opérationnelles sont une question de circonstances et d’opportunités pour les planiifcaturs d’hégmonie régionale.
Mais faire d’Al Qaeda le seul enragé régional et dire que les réseaux shi’ites sont de bons nationalistes limiterait le Djihad aux ressortissants d’obédience Wahhabite et éluderait la principale question du moment : quelle stratégie poursuit l’Iran? Peut-on espérer s’entendre avec elle avant les prochains rounds (nucléaires, terroristes, bombes sales, etc.)?
C’est un trompe l’oeil. Libre à Houmous de plonger dans ces facéties diplomatiques en croyant obtenir des perspectives de paix unilatérale à bon compte.
Force est de constater qu’il n’y a pas plus de “shi’isme nationaliste” que de beurre en branche (armée). Mais que le Général Aoun est la nouvelle marionnette irano-syrienne à la “linanité” sujette à caution…
De même que le roman-photo truqué du 11/09 était une autre légende d’un Djihad qui comme la guerre de Troie n’aurait jamais vraiment eu lieu…
17 juillet 2007 at 8:55
L’emploi d’Al Qaeda en Irak par les Mollahs permettait d’accentuer le sentiment de persécution des Shi’ites tout en radicalisant ceux-ci, considérant que l’occupation ou la mise en palce d’un gouvernement irakien (al-Maliki) ne résolvait aucun de leurs problèmes inter-confessionnels, de préserver la résurgence permanente du chaos, malgré les efforts fournis pour maintenir l’ordre.
Ce test probant a pu être répliqué au Liban, permettant d’innocenter le Hezb et de lui redonner un rôle d’interlocuteur valable, car “soucieux de la paix sociale”…
Tout comme les milices du Mahdi et le SIIC (Conseil suprême Islamique Irakien) se battent comme des maffiosi pour l’obtention du contrôle des ports et des principales institutions du Sud Irakien. L’Iran n’a plus qu’à instrumentaliser de l’extérieur ces enjeux de pouvoir pour assurer sa présence souterraine, la vassalité des uns ou des autres et continuer d’alimenter une guerre interne quotidienne…