Libération s’en prend à la Turquie, qui s’en prend aux kurdes
On a souvent beaucoup de mal avec la ligne éditoriale de Libé. Mais cette fois, je ne peux qu’être impressionné par la manière dont ce journal défend les droits des kurdes, des kurdes irakiens en particulier, face à la politique turque. Impressionnant :
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Le Kurdistan irakien est un havre de paix et de stabilité dans un Irak déchiré par des affrontements confessionnels et le terrorisme massif d’Al-Qaeda bénéficiant du soutien multiforme de la Syrie et de l’Iran. Après des décennies de guerres et de dictature, avec leur cortège de destructions, de déportations et de malheurs de toutes sortes, les Kurdes ont réussi à faire leur unité, à reconstruire une grande partie de leurs quelque 4 500 villages et vingtaine de villes rasés, et à mettre en place une démocratie parlementaire vibrante.Â
Les libertés fondamentales sont assurées ; des islamistes non violents aux communistes, tous les courants politiques s’expriment et s’organisent librement. Les minorités assyro-chaldéennes et turcomanes possèdent leurs propres institutions, leurs écoles, leurs médias, leurs partis politiques sont représentés au Parlement et dans le gouvernement. Près du tiers des membres de l’Assemblée nationale du Kurdistan sont des femmes qui, par ailleurs, sont très actives dans les nombreuses organisations de la société civile et dans les universités. Elles luttent pour l’égalité des sexes, pour les valeurs laïques et contre les archaïsmes sociaux barbares comme les crimes d’honneur. Les Kurdes assurent eux-mêmes la sécurité de leur région où il y a moins d’une centaine de conseillers américains et environ un millier de Sud-Coréens participant à la reconstruction du pays.Â
Depuis mai 2003, le Kurdistan autonome a connu une demi-douzaine d’attentats terroristes, mais aucun étranger n’y a été blessé ou tué. Cette démocratie paisible et prometteuse - qui sert de référence au reste de l’Irak et qui est devenue une source de fierté, d’espoir et d’inspiration pour les Kurdes des pays voisins -, est, aujourd’hui, sérieusement menacée par la Turquie.Â
L’armée turque procède à des concentrations de troupes massives aux frontières et son chef, le général Büyükanit, ne cesse de revendiquer le droit d’envahir militairement «le nord de l’Irak» et de «punir ses chefs de tribu». L’un de ces «chefs» est le président élu du Kurdistan, Massoud Barzani, l’autre, le président élu de l’Irak, Jalal Talabani. Pour les Turcs, qui, dans leurs écoles et les casernes, apprennent que leurs ancêtres ont inventé les grandes civilisations universelles et qu’ «un Turc vaut tout l’univers» (maxime d’Atatürk), les Kurdes ne peuvent être que des tribus arriérées et sauvages que la Grande Nation turque doit civiliser ou des terroristes à abattre. Le prétexte invoqué est précisément «la lutte contre le terrorisme du PKK». Cette organisation - qui espérait, sinon une solution politique comprenant la reconnaissance de l’identité kurde et des droits culturels qui permettent sa libre expression, du moins une amnistie générale autorisant le retour dans la dignité de ses milliers de maquisards et leur intégration dans la vie civile - a relancé ces derniers temps ses actions armées.
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15 juillet 2007 at 12:10
Le Kurdistan irakien est un havre de paix et de stabilité (…)Les libertés fondamentales sont assurées…
Ah bon?
http://www.iran-resist.org/IMG/wmv/lapidation-stoning.wmv
15 juillet 2007 at 15:34
Qu’ils règlent leur compte sans nous !!