Archive pour décembre 2006

Pèlerinage à La Mecque mec

Vendredi 29 décembre 2006

Ils sont 2 millions aujourd’hui à La Mecque… Ca vous fait penser a quoi ? Je veux dire, c’est impressionnant non ? Personnellement je souhaite un bon Hadj à tous les musulmans, tout comme j’espère qu’un jour les musulmans me souhaiteront à moi, juif d’Israël, un joyeux Hanouka… Vous avez vu ? Je suis tout le temps comme ça avant Shabat ;-)

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Rien à voir

Vendredi 29 décembre 2006

Enfin, c’est surtout après qu’il n’y a plus rien à voir, croyez moi. J’avais envie de partager avec vous le fait que je me suis levé fort tard aujourd’hui, mais rassurez vous, j’ai trouvé le coupable ! Il s’appelle caiperiniah, petit cocktail brésilien fait à base de cachaça, alcool de sucre de canne… Alors, une bonne dose de cachaça, du sucre, du citron vert, de la glace pilée et vous remuez le tout. Bon, je vous le disais hier soir, me suis mis à coté d’un chauffage, me suis fait une petite caipi, et O miracle, j’ai dormi comme un bébé jusque ce matin, tard… C’était la séquence dégustation. (Vous avez des recettes vous ?)

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Saddam compte les minutes

Vendredi 29 décembre 2006

Moi je trouve que ça va faire vide sans lui. Tellement d’années qu’il nous remplit les news, quelque chose est prévu pour son exécution ? Une minute de silence a la communauté européenne ? Des distributions de sucreries dans les rues de New York ? On fait un petit truc kikar Tsion ?

Euronews - L’ancien Rais pourrait être exécuté ce week end. 

C’est un haut responsable de l’administration américaine qui l’affirme. L’appel des avocats de l’ex dictateur a été rejeté et le tribunal pénal irakien a publié son ordre de condamnation à mort. Un des avocats de Saddam Hussein, Giovanni di stefano explique que le dictateur déchu est résigné: “Le gros problème que nous rencontrons n’est pas causé par les tribunaux ou la commission américaine des droits de l’homme, ou encore les politiciens, mais par Saddam Hussein lui même qui est prêt à mourir.” ” Il y a beaucoup d’organisations qui condamnaient les violations des droits de l’homme en Irak sous le régime de Saddam Hussein qui condamnent aujourd’hui la façon dont a été mené le proçès. L’éxécution de Saddam Hussein n’est dans l’intérêt de personne, elle pourrait même plonger un peu plus le pays dans un bain de sang.” Le président du Conseil italien Romano Prodi a estimé que l’exécution de l’ex-président irakien n’aidera pas à la pacification du pays et qu’elle risque même d’avoir plus d’effets négatifs que positifs. Saddam Hussein a été définitivement condamné à mort par la justice de son pays pour le massacre de villageois chiites dans les années 80. C’est le gouvernement irakien qui doit communiquer officiellement le jour et l’heure de son exécution.

Le banni veut rentrer en Palestine

Vendredi 29 décembre 2006

Un article envoyé par un lecteur, article paru dans le journal belge Le Soir, au sujet d’un de ces terroristes qui s’étaient enfermé dans l’église de Bethlehem. Ces belges sont vraiment bien dedans, à part le maire de Bertrix, qui franchement, m’a fait rire.

En Palestine, je passais ma vie dans la montagne, raconte Khalil, dans son appartement social du Peterbos à Anderlecht, d’où les sommets de béton pointent à travers les fenêtres. Je me levais à cinq heures du matin pour aller courir, au milieu des vignes et des oliviers. J’ai jamais pu rester en place. » Son principal exutoire : une barre d’haltères au milieu du salon.
Khalil al-Nawawreh est ce « banni de Bethléem » qui a débarqué en Belgique dans la nuit du 22 au 23 mai 2002, au lendemain du siège de la basilique de la Nativité à Bethléem. Expulsé de Cisjordanie par Israël avec 12 autres combattants palestiniens, que plusieurs États membres ont accepté de prendre en charge au terme d’un accord négocié avec l’Union européenne. Nous l’avions déjà rencontré plusieurs fois. Depuis quatre ans et demi, il végète en Belgique sans perspective d’avenir.   
Agé de 28 ans, l’homme garde une allure militaire. Mais il apparaît plus sur de lui et décontracté qu’à son arrivée. Il s’exprime désormais en français. « Obligé, sourit-il. Peu de personnes parlent l’arabe classique en Belgique. » Deux clichés illustrent la métamorphose. Le premier montre un Palestinien en tenue de combat, l’arme à la main. Le second un gars en jean, souriant sous l’Atomium avec des amis.
Khalil vit d’abord un an chez un tuteur d’origine palestinienne, à Bertrix. Très rapprochée au début, la surveillance de l’État se relâche progressivement. La conduite de cet ancien du Tanzim (le bras armé du Fatah, le parti du président palestinien Mahmoud Abbas), est jugée « exemplaire ». Jusqu’à ce qu’il décide de s’installer à Bruxelles. En décembre 2003, Khalil al-Nawawreh est arrêté et inculpé pour vol avec violence dans le cadre du braquage d’un bureau de poste, à Brakel. « J’étais au mauvais endroit au mauvais moment. La police est venue perquisitionner dans l’appartement où je logeais. J’ignorais de quoi il était question. » L’homme passe plusieurs mois en préventive. L’enquête est toujours en cours.
Khalil sait qu’il a de la chance. « J’ai grandi avec l’Intifada, les blessés, les morts. J’ai lancé des pierres. J’ai pris beaucoup de balles en caoutchouc ; j’étais emmené à l’hôpital et, dès ma sortie, je recommençais… Impossible de rester sans rien faire. J’ai perdu beaucoup d’amis. L’un d’eux a pris une balle en pleine tête, juste à côté de moi. Mon frère aîné est en prison en Israël. » Il sort une photo. « Si j’étais comme lui, enfermé là-bas, je sais que je ne sortirais jamais. C’est vrai, j’ai de la chance. Pourtant, je me sens comme un prisonnier. »
Celui qu’Israël considère comme un terroriste touche de l’État belge 1.000 euros par mois. Il se rend à la police deux fois par mois, à la commune une fois. Il affirme ne pas pouvoir travailler ni suivre de formation. « Souvent, l’argent arrive en retard et je dois emprunter à des amis. Je n’ai pas de mutuelle. Je ne peux ni travailler, ni m’inscrire en formation, ni à un club de sport. Je suis libre mais je ne peux rien faire. Même avec la guerre, je serais mieux là-bas. Je n’ai pas demandé à vivre ici, je ne suis pas un touriste. Je demande seulement à pouvoir vivre comme tout le monde. »
L’ex-combattant a le mal du pays. « Ma mère me manque le plus. Au téléphone, je ne lui dis pas tout, pour ne pas l’inquiéter. Je n’aime pas rester dans mon appartement, je pense trop. Alors je me promène, je vais chez des copains. Mais ce n’est pas bon. Je préférerais retourner à Bertrix où il y a moins de tentations. Je veux vivre normalement. Ou rentrer en Palestine. »
Leïla Shahid, déléguée générale de la Palestine à Bruxelles, nuance ses propos. « Il a un permis de séjour, une couverture sociale, un logement. S’il trouve un employeur, il aura un permis de travail. Il doit faire des efforts pour s’intégrer. Il est malheureux, c’est légitime, mais ce n’est pas la faute des Belges. Il doit saisir sa chance. Se comporter en victime ne sert à rien. »
Au ministère de l’Intérieur, on indique qu’al-Nawawreh dispose d’un statut particulier. « Il n’est ni demandeur d’asile, ni réfugié politique. Des réunions avec les Affaires étrangères ont lieu régulièrement à son sujet. Si la justice le condamne dans le cadre du braquage, nous devrons reprendre contact avec l’Europe. Un retour en Palestine devra peut-être être envisagé. » Aux Affaires étrangères, on signale qu’un retour en Cisjordanie devrait faire l’objet d’un accord global concernant les 13 exilés, impliquant l’UE, l’Autorité palestinienne et Israël. Ce n’est pas d’actualité.
Khalil voudrait retourner à Bertrix. C’est aussi le souhait de Jacques Simonet, maïeur d’Anderlecht. « À son arrivée, on m’avait dit que ce serait temporaire. Il devait être renvoyé à Gaza. La situation là-bas en a décidé autrement. Je ne dirais pas qu’il n’y a jamais eu de problème avec lui. À Anderlecht, le risque de croiser de mauvaises fréquentations est plus important qu’en Ardenne. » Mais le maïeur de Bertrix, Olivier Boclinville, refuse de le domicilier. « Je me fous des tentations. Il y en a partout ! Qu’il continue à jeûner dans le désert ! » (sic).
Son tuteur est pourtant prêt à lui donner du travail dans son entreprise, à veiller sur lui. « Il serait plus tranquille, je pourrais le conseiller, le tenir à l’oeil, le conduire sur le bon chemin. Je ne comprends pas ce refus. » Son frère d’armes envoyé en Espagne est aujourd’hui marié. Khalil ne rêve pas d’autre chose. Mais le coeur en Palestine, les pieds à Anderlecht et la tête à Bertrix, il semble paralysé.

Meteooooooo

Vendredi 29 décembre 2006

Il est minuit passé de 19 minutes, dans le nord de Jérusalem mon thermomètre indique 3 degrés en dessous de zéro !!!! Mon appart est comme tant d’autres très mal isolé, en deux mots, ça gèle ! Donc là, vraiment, pas le courage de continuer, je fonce sous les couvertures… sorry… 

Laila Tov à tous et à toutes

Ca c’est de la ‘houtspa

Jeudi 28 décembre 2006

Magnifique. En fait je vais vous dire un petit truc, j’apprécie au plus haut point le sans gène des musulmans à travers le monde. Ils voient des portes ouvertes ? Ils rentrent, pourquoi se gêner. Et ils font ça avec une telle innocence, que j’en viens à les trouver sympathiques…
Une nouvelle qui nous vient d’Espagne :
Les musulmans espagnols ont appelé le pape à les autoriser à prier dans la cathédrale de Cordoba, dans le sud de l’Espagne, qui était au 13eme siècle une mosquée. Ils précisent avoir fait la même demande au boss des catholiques espagnols, qui a refusé la requête.
Bien entendu, ils enluminent leur demande de phrases comme : ‘’nous ne voulons pas prier à la place des chrétiens, mais avec eux… Nous désirons créer un espace unique au monde pour réveiller les consciences des chrétiens et musulmans et créer une opportunité de paix pour l’humanité.’’

GE-NIALE, l’idée est vraiment géniale.
Rien évidemment n’est dit sur les églises qui brûlent en Egypte, rien n’est dit non plus sur les chrétiens qui sont persécutés dans TOUS les pays musulmans. Rien non plus sur la révolution qui gronde chaque fois qu’un juif veut mettre le pied sur le Mont du Temple (même si ça s’explique hala’hiquement), rien sur l’interdiction des juifs non pas qu’à la Mecque (de tous les non musulmans ici), lieu qui avait ses synagogues avant la création de Mahomet, mais dans le pays entier d’Arabie Saoudite, rien sur ces milliers d’exemples qu’on n’a pas le temps d’énumérer ici…
Ils se disent que les chrétiens doivent tendre la joue droite après la gauche pour recevoir des claques, pourquoi se priver en effet ? On en reparlera un de ses jours, mais je vous annonce ce soir que si le pape n’accepte pas la requête musulmane, on ne va pas tarder à entendre une Fatwa pour reprendre de force Cordoba… Si ça c’est pas de la ‘houtspa, je vous le dit, on en a peut être, finalement, des choses à apprendre de nos cousins… 

Salon de thé, premier essai

Jeudi 28 décembre 2006

CET ESPACE EST A VOUS, MOI, JE DOIS M’ABSENTER QUELQUES HEURES… DITES CE QUE VOUS VOULEZ À QUI VOUS VOULEZ, seulement, les nouveaux arrivés risquent d’être déçus, et devront attendre mon retour pour voir leurs commentaires (éventuellement) publiés…

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Très apprécié en Israël, mais ailleurs…

Jeudi 28 décembre 2006

Kerry était en visite au Proche Orient il y a quelques jours. Reçu en fanfare dans les capitales arabes, il a fait un petit saut par l’Irak pour rendre visite aux troupes américaines.

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Voici une photo exclusive de Kerry lors du repas qu’il a partagé avec des soldats US. Le soldat qui a pris la photo, rajoute ce commentaire :

Cette histoire est vraie. Regardez cette photo de notre salle de réunion à l’ambassade US hier matin. Le sénateur Kerry s’est retrouvé tout seul. Il a annulé sa conférence de presse parce que personne n’était venu, il a fait des exercices dans la salle de gym, et pas un seul soldat n’est venu le saluer, et il s’est retrouvé mangeant seul son petit déjeuner, sans que personne ne veille s’asseoir à sa table, à part deux officiels de l’ambassade.

Les américains nient Kerry, mais les arabes et Olmert lui sautent dessus. On peut comprendre les arabes, mais pour Olmert, à part une nouvelle preuve d’imbécillité, je ne vois pas l’intérêt…

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La neige donne des envies…

Jeudi 28 décembre 2006

Lui, c’est de sonner du Shofar :

Ciel perturbé sur Jérusalem ce soir

Jeudi 28 décembre 2006
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C’est tactique, oui oui, c’est tactique…

Jeudi 28 décembre 2006

En réponse à la violence continuelle entre le Hamas et le Fatah, Israël a autorisé mercredi le transfert de 2 000 fusils automatiques, 20 000 chargeurs et 2 millions de munitions… Ca fait sûrement partie de la tactique de défendre un pouvoir fort (…) que nous explique certaines personnes, dont des lecteurs de Houmous.Net. 

Je ne sais pas quoi vous dire pour vous convaincre du contraire. Ou à la limite oui, très simplement. Moi je suis persuadé que ces armes serviront, aujourd’hui ou demain, à tuer des juifs. Et c’est simplement une question d’expérience, vécue de près ou de loin, peu importe. 

Avez-vous vu, Abbas, faire un seul effort pour mettre un terme aux attaques palestiniennes contre Israël ? Avez-vous vu, une seule fois, Arafat, après Oslo, faire un seul discours pour freiner les attaques palestiniennes contre Israël ? Un seul discours ? Un seul acte ? 

Vous connaissez tous les discours d’Arafat, haineux, génocidaires, et ils ont même eu lieux le lendemain d’Oslo, de ces soit disant accords de paix qui ont juste armé les terroristes palestiniens, légitimisé un pouvoir terroriste aux yeux du monde, et donné une autonomie dans plusieurs villes palestiniennes. Autonomie ? Ca leur a permis de décapiter deux israéliens égarés qui s’étaient réfugiés dans un poste de police, de policiers armés par Israël. 

Je ne demande qu’à être convaincu, si quelqu’un a des mots intelligents pour me faire comprendre que c’est une bonne idée, d’encore une fois, armer les palestiniens, qu’il parle maintenant, ou se taise à jamais ;-)

Une bonne nouvelle, B’’H

Jeudi 28 décembre 2006

Le petit Adir Bassad, 13 ans, grièvement blesse par une Kassam à Sderot mardi soir, a repris connaissance aujourd’hui à l’hôpital Barzilai d’Ashkelon.

Le gouvernement ne fait malheureusement même pas ishtadlout, comme le rappelle une résidente de la ville : ‘’nous ne pouvons plus aller nulle part, pas faire du shopping, ou nulle part d’autre’’.

En attendant, le gouvernement lance une collection des kassam tombées sur la région, bravo, bonne idée, il ne reste en effet que ça à faire.

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Les hyènes

Jeudi 28 décembre 2006

Article de Jean-Marc sur la situation en Somalie… Je me suis permis quelques questions dans les commentaires…

Les hyènes  

Peut-on seulement concevoir que, parfois, on « instrumentalise les « islamistes » ? Il faut peut-être de temps en temps, comme dans l’allégorie de la caverne de Platon, aller au-delà des apparences … Il n’est pas interdit de se « renseigner ». La vérité se trouve t-elle dans les médias ? Seulement dans les images ? 

C’est tellement pratique de diaboliser …Cela évite de réfléchir. C’est reposant. Debout lecteurs de Hou mous vous qui aimez la Liberté et la Vérité ! 

Cela commence ainsi : « Je tiens à affirmer dès à présent que le Medef et les entreprises de France ont un fort tropisme africain ; l’Afrique représente en effet pour nous une grande priorité. Cela a toujours été le cas, et cela le restera. »
Thierry COURTAIGNE, Vice-président Directeur général du MEDEF InternationalLa guerre en Afrique : Ce continent est la proie des impérialistes dont la France, qui font tout pour élargir leurs zones d’influences et se combattent par l’intermédiaire de factions armées.
L’intervention de l’Éthiopie contre la Somalie est le fruit direct de la concurrence France - USA.
Les USA tentent de s’approprier la Somalie et pour ce faire ils ont unifié des chefs de guerre dans une structure appelée l’ARPCT (Alliance pour la restauration de la paix et contre le terrorisme).
Face à eux il y a l’Union des Tribunaux Islamiques, qui est issue de milices armées s’opposant aux seigneurs de la guerre afin d’établir la domination des « capitalistes » locaux et de « rétablir l’ordre » nécessaire pour que le commerce traditionnel puisse perdurer.
Le véritable dirigeant de l’Union des Tribunaux Islamiques est Abukar Omar Adan, un « patron » qui contrôle le plus grand port de Somalie.
La situation actuelle en Somalie découle du fait que ce pays était auparavant un pays semi colonial, semi féodal et que sa bourgeoisie s’est effondrée en 1991, parallèlement à la fin de son maître l’URSS.
Les chefs de la guerre se sont alors appropriés la pays, amenant même la division du pays entre différents « États indépendants » (Puntland, Somali land, Somalie, etc.).
Les USA intervinrent immédiatement militairement en 1992, c’est l’opération “Restore Hope” (”Rendre l’espoir”) sous l’égide de l’ONU, mais l’opération fut un échec.
Les impérialistes décidèrent alors d’abandonner le pays à son sort, se contentant de l’inévitable dépendance des chefs de la guerre; la Somalie devint alors l’un des pays les plus pauvres du monde, avec une espérance de vie de 46 ans et 219 enfants sur 1,000 n’atteignant pas l’âge de cinq ans.
C’est dans ce cadre qu’est née l’Union des Tribunaux Islamiques aux intérêts opposés aux seigneurs de la guerre.
Devant son influence grandissante, les USA ont poussé à la formation d’un État central, aidées en cela des pays voisins, mais l’Union des Tribunaux Islamiques a tout de même réussi à s’approprier la capitale Mogadiscio ainsi que la majeure partie du pays en juin 2006 et a ainsi rejeté le gouvernement à la solde des USA.
La CIA a beau financer massivement l’ARPCT ; rien n’y fait.
C’est là que la France rentre dans la partie, car l’Éthiopie, qui a déjà par deux fois fait la guerre à la Somalie pour s’approprier des territoires, vient d’intervenir militairement avec des raids aériens.
La France est le premier exportateur européen en Éthiopie et le deuxième investisseur étranger dans ce pays; il y a en Éthiopie une section active d’une dizaine de conseilleurs du commerce extérieur de la France, il y a comme entreprises, le Groupe Accor, Total et Steca (matériel pour l’embouteillement d’eau).
Le chef de la mission économique française à Addis-Abeba affirme même : « le thème des privatisations des entreprises éthiopiennes commencent à intéresser les entreprises françaises, et nous espérons que cette privatisation s’accélérera » (notamment dans les banques, l’industrie sucrière et le transport ferroviaire).

Il y a de fait un véritable projet français pour l’Éthiopie, qui est défini ainsi : « L’Éthiopie dispose d’un très fort potentiel pour les entreprises françaises. Il est à noter que ce pays présente de bonnes conditions de sécurité des biens et des personnes.
La monnaie y est stable, des filières économiques (comme la filière horticole par exemple) sont en train de se mettre en place. Les investisseurs français peuvent profiter de ces filières. La main d’oeuvre éthiopienne est reconnue pour sa gentillesse et son calme, les dirigeants sont compétents.
L’Éthiopie n’a pas résolu, toutefois, toutes ses difficultés : nous apprécierions notamment que le secteur bancaire s’ouvre davantage ; l’ouverture de l’Éthiopie sur le monde extérieur est par ailleurs perfectible : le commerce est en effet insuffisamment libéralisé ; le système foncier doit être transformé ; la formation professionnelle doit se développer.
Les infrastructures en tout genre constitueront les bases du développement de ce pays ; le tourisme recèle également d’importantes potentialités en termes de développement
. » (Thierry COURTAIGNE, Vice-président Directeur général du MEDEF International)
A cela s’ajoute un élément essentiel, qu’il ne faut pas perdre de vue.
L’armée française est toujours sur le pied de guerre à Djibouti, qui est une base majeure , stratégiquement placée en Afrique de l’est.
Djibouti est un Panama français et une tour de contrôle maritime postée sur le Golfe d’Aden, à la croisée de l’Afrique et de l’Asie, un tampon néo-colonial contrôlant l’Éthiopie dans ses débouchés maritimes commerciaux.
Voilà pourquoi la France intervient.
L’État somalien est né de la fusion des colonies italienne (Somalia) au Sud et britannique au Nord (Somali land).
Les USA n’arrivant pas à mettre la main dessus, malgré toute leur présence justifiée par le soit disant à Al-Qaïda dans l’Union des Tribunaux Islamiques, la France jouant un rôle massif en Éthiopie, l’occasion était trop bonne pour déborder les USA.

Se sortir du Piège du Grand Frère

Jeudi 28 décembre 2006

Excellent (!!!) article de Jean-Marc, qui nous permet de comprendre pourquoi Israël se doit, mieux vaut tard que jamais, de penser à son indépendance économique et tactique. J’ai toujours pensé qu’Israël ne s’est jamais mieux sentie que quand elle ne contait que sur elle-même. (A ce sujet je vous raconterai un jour pourquoi l’envie de créer Houmous m’est venue…) Le fait d’être le petit chien chien de l’oncle Sam ne nous a jamais aidé à apprendre à nous respecter. Juif, ne compte que sur toi-même et sur ce que tu es ! (Waw, quelqu’un a un pupitre et une assemblée ? me sens en pleine forme là …). 

Cet article est aussi un magnifique état des lieux de ce que nous avons en face de nous à la frontière nord…

Se sortir du Piège du Grand Frère 

Durant la Guerre Froide, Israël est devenu une tête de pont des USA au Proche-Orient. Devant préserver cette région des éventuelles avancées du communisme, l’État a reçu une aide financière et militaro économique considérable. « Sentinelle de l’Occident » face à un monde arabo-musulman pouvant basculer du côté de l’URSS, il a vécu quasiment sous perfusion constante des États-Unis. La sécurité d’Israël et sa fonction de gardien de l’ordre régional justifient, avec le contrôle des ressources pétrolières, la présence constante américaine dans cette région

Débarrassée de son rival soviétique au début des années 90, l’unique super-puissance avait les mains libres pour redessiner la carte du Proche-Orient selon ses intérêts. Cela débuta par la Première Guerre du Golfe en 1991 avec l’aval des autorités internationales. En 2003, les États-Unis envahissent l’Irak sous le prétexte de restaurer la « démocratie ». Aujourd’hui la menace est dirigée vers la Syrie et l’Iran. 

La guerre contre le Liban a été commanditée par les États-Unis pour accélérer l’instauration de son projet de « Nouveau Proche-Orient ».Bush a demandé à Israël d’ouvrir un front contre le Hezbollah, prélude à un bombardement US contre les installations nucléaires de l’Iran. Cette opération s’inscrit dans la guerre de 10 ans annoncée par Bush au lendemain du 11 septembre 2001 et qui vise à la mise en place du Grand Proche-Orient: Plan états-unien de division de la région en entités maintenues artificiellement en conflit les unes avec les autres sur des bases ethniques, religieuses ou économiques, mais toutes dépendantes des États-Unis par leur soumission aux diktats de l’OMC. Israël a hérité alors du rôle de gendarme chargé de la répression de toutes les résistances nationales. Pour cela, Israël a obtenu de fixer lui-même ses frontières. Une première phase fut le redéploiement en Cisjordanie après l’évacuation de Gaza, puis la construction du mur. L’invasion du Liban visait à contrôler la zone du fleuve Litani convoitée depuis longtemps pour les ressources hydrauliques qu’il représente et sa position stratégique

L’attaque contre le Hezbollah a offert à Israël l’occasion de prouver son utilité à son puissant protecteur. En apportant une contribution majeure à la guerre contre « le Terrorisme », il voulait montrer sa puissance et son efficacité. Cependant le Hezbollah avait connu deux évolutions majeures. En premier lieu, il a été équipé de matériels très modernes, selon toute vraisemblance par la Syrie et l’Iran. Il dispose en particulier des missiles à longue portée, capables de frapper les grandes villes israéliennes. Il a ensuite intégré le gouvernement libanais. Les élections de juin 2005 lui ont donné 11% de suffrages et 14 députés, au sein d’une coalition chiite qui en obtient 35 (sur 128) . Cela lui permet d’obtenir un ministère, celui de l’énergie, auquel il faut ajouter officieusement ceux des affaires étrangères et du travail, confiés à des proches du mouvement. Cette implication dans la vie politique libanaise,l’appel au dialogue, le renoncement, au moins officiellement, à l’idée de république islamique, la volonté de se financer de manière autonome apparaissent à beaucoup d’analystes comme des signes d’une réelle volonté de se démarquer du tuteur iranien. Pour d’autres, au contraire, le renforcement de son arsenal et la présence de nombreux conseillers iraniens en son sein prouvent que le Hezbollah reste l’émanation de l’Iran. Cette conjonction d’une puissance militaire autonome au Liban, de l’influence de l’Iran et de l’infiltration dans les rouages de l’État, rendent le Hezbollah particulièrement dangereux. 

Le Hezbollah est dirigé par un Conseil consultatif exécutif de 7 membres, présidé par Nasrallah. Ce conseil est secondé par un très grand nombre d’organes, dont la Convention Générale qui fait fonction de Parlement. Cette Convention est elle-même dirigée par un Conseil exécutif de 12 membres. 

Le Hezbollah est organisé en trois branches interdépendantes qui lui permettent d’agir presque simultanément dans toutes les facettes des conflits modernes. Il est à la fois une milice, un parti politique et une organisation socio-économique. Il comprend une branche militaire, détaillée plus loin, une branche de propagande et du recrutement et une très importante branche sociale (baptisée «Organe de la Sainte Reconstruction»). Premier employeur du Liban, l’organisation gère directement des écoles, des hôpitaux, des orphelinats et une chaîne de télévision (Al-Manar) 

Le financement du mouvement provient de sources très variées. La Syrie et surtout l’Iran seraient les principaux donateurs avec peut-être plusieurs centaines de millions de dollars par an. Mais le Hezbollah peut bénéficier aussi de dons privés, directs ou indirects par le biais d’organisations non gouvernementales. Il dispose de sociétés privées qui lui fournissent des fonds et servent de relais avec l’étranger. Grâce à sa représentation parlementaire, le Hezbollah parvient aussi à faire financer certains projets par de l’argent public. 

La branche paramilitaire du mouvement est divisée entre un appareil de sécurité et un appareil de combat. Le premier comprend un service de protection des dirigeants du parti (le cheikh Nasrallah vit chaque jour dans un villa différente), un service de «sécurité centrale» (le service de renseignement) et un service de «sécurité opérationnelle» pour les actions clandestines. 

Alors que Tsahal est une armée qui s’est créé et développée pour faire face à des armées arabes conventionnelles, la «Résistance islamique», l’appareil de combat, s’est construite dans l’opposition à Tsahal .Elle comprend deux composantes. 

La première est une force purement défensive à base d’infanterie. Celle-ci est forte avant tout de ses deux à quatre mille soldats permanents, souvent vétérans de la guerre civile ou de la lutte contre la présence israélienne. Ces hommes, aidés par plusieurs dizaines de conseillers iraniens, disposent d’armements et d’équipements individuels de grande qualité (gilets pare-balles, casques, appareils de vision nocturne, masques à gaz, équipements miniaturisés de radio et de téléphonie). Complétée éventuellement par une dizaine de milliers de «réservistes», cette infanterie est organisée de manière rigoureuse, du trinôme au bataillon de 250 hommes. Elle est parfaitement incrustée dans le terrain et la population et donc largement invisible à la multitude de capteurs dont dispose Tsahal. Grâce à un équipement léger, une parfaite organisation du terrain et l’utilisation cynique de la population, l’armée du Hezbollah atteint un haut niveau de furtivité, prouvant ainsi que cette notion de furtivité n’est pas forcément synonyme de haute technologie

Deux lignes de défense («Nasser» et «Badr») ont été édifiées sur les lignes de crête parallèles à la frontière. Pour faire échec à la suprématie aérienne israélienne, ces lignes s’appuient sur une multitude de villages fortifiés et un réseau souterrain de bunkers, de caches d’armes, de poste de commandement, etc.…reliés par des tunnels. 

A partir de ce réseau de type «Viet-Cong», qui descend parfois à plusieurs dizaines de mètres de profondeur, les sections d’infanterie (15-20 hommes) pratiquent un combat très décentralisé fondé sur des attaques à très courte portée à l’arme légère ou au lance-roquettes, suivis de disparitions soudaines .Les miliciens chiites sont aussi passés maîtres dans l’emploi des mines et engins explosifs. 

La particularité du Hezbollah, par rapport aux Tchétchènes ou aux rebelles irakiens par exemple, est que ce combat défensif «en essaim» (ou «swarming»)7 est appuyé par une puissante «artillerie portable» à base de missiles antichars. L’arsenal est impressionnant, allant des vénérables AT-3 Sagger 2 jusqu’aux très modernes AT-13 Metis-M, AT-14 Kornet-E en passant par les AT-4, AT-5 ou même des versions iraniennes des Dragon et TOW américains. Le Kornet-E est le plus redoutable de tous puisqu’il peut percer jusqu’à 1200 mm de blindage réactif grâce à une charge tandem de grande puissance et ce jusqu’à 5000 m. Le Hezbollah dispose aussi de nombreux RPG-29, capables de lancer une charge tandem de 4-5 kg à 450 m . 

Cette organisation, soutenue par une profonde motivation, permet de défendre des positions avec une grande efficacité mais elle est forcément statique. Le Hezbollah ne peut prétendre effectuer de grands mouvements offensifs, ni se replier, sans être soumis à des feux massifs. Cette donnée est pleinement acceptée et l’infanterie du Hezbollah n’a pour seule mission que de freiner les troupes israéliennes (en lui infligeant des pertes) et couvrir ainsi la deuxième composante, offensive cette fois, constituée par les lance-roquettes et les missiles à longue portée

Le Hezbollah disposait en juillet 2006 d’un stock de 14 à 16 000 roquettes ou missiles. 

Ces projectiles sont insuffisamment précis pour frapper autre chose que des localités ou de larges infrastructures. 

La très grande majorité de ces projectiles sont des roquettes de 122 mm (10 000 exemplaires) à 240 mm (Fajr-3), dont la portée ne dépasse pas 45 km, ce qui suffit à frapper Haïfa. Les charges explosives vont de 6 à 45 kg. Ces engins sont mis en œuvre par salve depuis des camions (le lanceur du Fajr-3 peut en lancer 14) ou individuellement depuis n’importe quel point, y compris depuis l’intérieur de bâtiments civils. La procédure de tir est extrêmement rapide et permet de changer facilement de positions. 

Les pièces maîtresses sont cependant les roquettes frappant au-delà de 45 km et, surtout, les missiles d’origine iranienne de type Zelzal qui peuvent projeter plusieurs centaines de kilos d’explosifs sur Tel-Aviv .La dernière version du Zelzal est même capable de toucher n’importe quel point au nord du désert du Néguev, c’est-à-dire dans tout l’Israël «utile». La mise en œuvre des ces missiles est cependant assez longue et laisse une forte signature thermique. 

Au moment où débute la guerre, le Hezbollah disposait également d’une batterie de missiles sol-mer C-802 Noor, version iranienne du missile chinois Silkworm. Ce missile, guidé par radar, peut envoyer à vitesse subsonique (mach 0,9) une charge de 165 kg à plus de 120 km. 

Le Hezbollah possède aussi une petite flotte d’une dizaine de drones de type Mirsad-1 ou Ababil-3 Swallow. 

Deux d’entre eux ont même survolé le nord de la Galilée, en mars 2004 et en avril 2005, sans que Tsahal puissent les intercepter. De leurs bases au Sud Liban, les miliciens chiites ont pu voir en détail le dispositif adverse. 

Le Hezbollah dispose enfin de quelques armements antiaériens, SA-7 et SA-14 MANPADS (manportable surface-to-air missile system), mais aussi des SA-16 et des SA-18 (version améliorée du SA-14, portant à 3500 m d’altitude sur 5 km de rayon). Mais il n’y a là rien qui puisse vraiment menacer la suprématie aérienne israélienne. 

Le renseignement israélien estime que les armements les plus sophistiqués, missiles balistiques, drones, missiles sol-mer ou sol-air sont mis en œuvre, à partir d’un poste de commandement enterré, par des Iraniens du corps des Gardiens de la révolution islamique. Un centre de renseignement commun à l’Iran, la Syrie et le Hezbollah existe aussi à Damas, à l’ambassade d’Iran. Le Hezbollah a mis en place aussi un réseau de communications, combinant le très ancien, comme d’archaïques téléphones de campagnes enfouis dans le sol, et le très moderne, capable de résister aux intrusions et au brouillage. 

L’ampleur de cette organisation mise en place depuis 2000 a échappé en partie au haut commandement israélien : défaut de renseignement ou d’assimilation des donnée? Avant de lancer leur offensive, Tsahal avait cependant une bonne image des capacités du Hezbollah en termes de roquettes et missiles, la menace principale. On a en revanche nettement sous-estimé la capacité de résistance de l’infanterie du Hezbollah. 

Ce « match nul » a déçu les américains qui s’étaient pourtant investis dans les préparatifs de l’invasion. Israël sait qu’il ne peut pas se permettre de mécontenter son puissant allié manipulateur. Sa survie dépend plus que jamais, malheureusement, de cette alliance. 

Il est grand temps que la politique israélienne se décide en Israël. Il en va de sa survie. 

Qui peut avoir confiance dans les USA ? 

Les trafics répugnants de la CIA avec les islamiques bosniaques, kossovars et le terrorisme islamique sunnite devraient ouvrir définitivement les yeux des dirigeants américanolâtres qui transforment régulièrement les jeunes israéliens en mercenaires de l’Oncle Sam .Israël c’est Massada et Massada c’est la lutte contre l’Empire . 

Jean-Marc DESANTI 

Islamistes en fuite

Jeudi 28 décembre 2006

Ce n’est pas tous les jours que nous recevons des bonnes nouvelles comme celle-là, profitons en. Donc la tactique africaine semble (jusqu’ici) être la bonne : on fonce et on ne s’arrête pas jusqu’à ce que le travail soit terminé. Pour une fois, le monde a beaucoup à (ré)apprendre des méthodes africaines, en espérant que ce n’est pas eux que la communauté internationale condamnera à la place des ‘’tribunaux islamistes’’… 

En tous cas, merci à l’Ethiopie pour l’exemple, bravo les gars !

Al-Reuters - Les dirigeants islamistes somaliens ont évacué Mogadiscio, leur bastion depuis juin dernier, et les forces gouvernementales se préparent à prendre le contrôle de la capitale dans les prochaines heures, a annoncé jeudi un porte-parole du gouvernement intérimaire. 

“Les dirigeants des tribunaux islamiques se sont volatilisés”, a déclaré à Reuters Abdirahman Dinari, porte-parole du gouvernement, ajoutant que les islamistes s’étaient enfuis vers le port méridional de Kismayo. 

“Nos forces contrôlent déjà de fait Mogadiscio, car nous avons pris les deux points de contrôle des principales routes desservant la ville, a-t-il dit. D’ici deux à trois heures, nous nous emparerons de toute la ville.” Dinari a assuré que le gouvernement intérimaire tenait 95% du pays de la Corne de l’Afrique en guerre depuis une semaine. 

Le Premier ministre Ali Gedi et le président Abdullah Yusuf se trouvent toujours à Baïdoa mais gagneront Mogadiscio dès que possible, a fait savoir Dinari. 

Le gouvernement renouvelle son offre d’amnistie à l’ensemble des combattants islamistes qui déposeront les armes, a-t-il dit. 

En revanche, a-t-il souligné, les éléments radicaux étrangers venus faire cause commune avec les islamistes seront poursuivis et traduits en justice.

Et j’espère qu’ils en attraperont un maximum, des ‘’éléments radicaux étrangers’’… je suis assez curieux de voir quelles nations y sont représentées.

Boker Tov

Jeudi 28 décembre 2006
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Vous avez été spamé !

Jeudi 28 décembre 2006

Et à priori, il n’y a rien à faire…

En décembre 2006, 95% des messages échangés en France étaient des spams, contre 80% un an plus tôt. 

En décembre 2006, 95% des messages échangés en France étaient des spams, contre 80% un an plus tôt. Tous types de messages confondus, chaque utilisateur a reçu en moyenne 92 e-mails par jour en décembre 2006, contre 56 un an plus tôt. C’est ce qu’a observé la société Secuserve, fournisseur de services de sécurisation de messagerie. Ces chiffres sont basés sur des statistiques collectées auprès de 650 entreprises majoritairement françaises. 

«Il y a trois principaux facteurs à cette aggravation du phénomène», explique à ZDNet.fr Stéphane Bouché, P-DG de Secuserve. «Tout d’abord, la multiplication des PC zombies, qui servent de relais pour l’envoi de spams. Ensuite, l’attrait financier pour les spammeurs, avec par exemple le développement des “spam-stock”, ces messages incitant le destinataire à investir dans une action cotée. Enfin, le nombre de ces courriers a augmenté mécaniquement du fait de la croissance des accès internet haut débit en France». 

Secuserve estime que le seuil des 99% de spam sera atteint en 2007. «Cela risque de rendre la messagerie inutilisable pour ceux qui n’auront pas les moyens de se protéger», prévient le dirigeant.

Quelqu’un a un truc magique ?

Nouvel exploit (…) de la coalition

Mercredi 27 décembre 2006

En 2006, 35% des enfants vivaient sous le seuil de pauvreté en Israël !!!!! Le Conseil national pour l’enfance a présenté son rapport annuel à Ehoud Olmert. A la fin de l’année 2005, on recensait 2.3 millions d’enfants en Israël, dont plus d’un tiers vivent sous le seuil de pauvreté, contre 33% l’année précédente. 

Sans commentaires… 

La France et les Etats-Unis, un univers de différences

Mercredi 27 décembre 2006

Je reçois toujours avec plaisir les mails de la Mena (www.menapress.com), et encore une fois, je découvre ce soir un texte impeccable, implacable, malheureusement si vrai.

France ou l’intolérable sclérose 

Par Guy Millière © Metula News Agency 

 

Une fois de plus, confronté à trop d’inepties, d’asphyxies, d’étroitesses en France, j’ai pris l’avion pour me rendre de l’autre côté de l’Atlantique. Ce n’est pas que ce soit parfait aux Etats-Unis, je l’ai déjà admis à diverses reprises, mais cela reste un bon exutoire. C’est “moins mal”, et par les temps pestilentiels qui courent, on ne peut pas faire la fine bouche. 

Lors d’une brève halte à Washington, j’ai pu humer en direct les relents de la récente défaite des républicains aux élections de mi-mandat en novembre dernier. Le rapport Baker vient d’être publié. S’il a été reçu, en France, avec enthousiasme et comme un signe supplémentaire de la fin de l’ère Bush par l’essentiel des grands médias, l’accueil ici est bien plus nuancé. Un ami, journaliste au Weekly Standard, émet même l’hypothèse que Bush a laissé Baker parler amplement de façon à saper la position de ceux qui penseraient « réaliste » de se retirer d’Irak hâtivement et d’entamer un dialogue avec la Syrie d’Assad et l’Iran d’Ahmadinejad. Charles Krauthammer développe quant à lui, dans le Washington Post, une position proche : « le rapport si longtemps attendu s’est révélé avoir des allures de farce » et « donne de facto à Bush l’occasion de rectifier le tir et d’avancer vers davantage d’efficacité ». Frederick Kagan et Jack Keane ont fait des propositions en ce sens, qui ont été très positivement accueillies à la Maison Blanche et publiées par l’American Enterprise Institute sous un titre évocateur : « Choosing Victory », choisir la victoire. 

Norman Podhoretz me l’avait confirmé récemment : « la doctrine Bush n’est pas morte, non. Seuls pensent le contraire ceux qui ont toujours douté de ce président. Si les islamistes étaient persuadés que la doctrine Bush est morte, ils ne se battraient pas contre elle avec autant de vigueur ». 

L’élément qui a le plus séduit en Europe, dans le rapport Baker, a été, au-delà d’une tonalité générale de cynisme et d’apaisement, la façon dont il incriminait Israël et tentait de refaire du conflit israélo-arabe le nœud gordien de toutes les difficultés occidentales au Proche-Orient : cet élément fait très précisément partie de ceux qui, à Washington et ailleurs aux Etats-Unis, ont valu au rapport Baker les critiques les plus acerbes. 

Si en Europe, comme le montrent les sondages, Israël et les Etats-Unis apparaissent à l’opinion publique comme les « pays les plus dangereux pour la paix mondiale », aux Etats-Unis, ce sont l’Iran et la Corée du Nord qui viennent en tête de liste. A en croire ce que m’a dit récemment un étudiant français particulièrement cuistre à la fin de l’un de mes cours, c’est « parce que les Américains sont très mal informés ! ». Friand de cette « très mauvaise information », j’ai tout de même emporté avec moi quatre quotidiens et trois magazines locaux sur le vol qui m’emmenait de Washington à Miami. 

Dans le hall de mon hôtel, sur Collins Avenue, j’ai pu admirer un sapin de Noël, une crèche et, à proximité, un grand chandelier à neuf branches et une étoile de David, sous laquelle il était écrit « Joyeux Hanoukah ». Cette vision n’avait rien de surprenant aux USA : j’avais déjà croisé ce genre de décor dans les aéroports de Washington et de Miami. Je devais les retrouver un peu plus tard dans ceux d’Orlando et de Dallas, et jusque dans l’enceinte de Disneyworld. 

Ben Stein notait, dans le numéro de décembre de The American Spectator, que les Etats-Unis étaient la seule société véritablement judéo-chrétienne sur la terre et la seule à même de comprendre pleinement Israël. Et j’ai pu constater, qu’une fois de plus, il avait raison. Je pense que seuls ceux qui perçoivent cette dimension de l’Amérique peuvent aussi discerner pourquoi ce pays n’a cessé, au-delà des aléas et des vicissitudes, de constituer ce que John Winthrop, l’un des premiers arrivants, avait appelé « la lueur sur la colline ». Seuls ceux qui saisissent  cette dimension des Etats-Unis peuvent ressentir le parfum de liberté si spécial qui flotte dans l’atmosphère américaine, des villes aux grandes plaines et aux déserts. 

Miami est une ville significative sur ce plan. Elle a accueilli les réfugiés cubains, rescapés du goulag castriste, les gens chassés de toute l’Amérique latine par la violence et les dictatures (les derniers immigrants viennent du Venezuela de Chavez). Elle accueille aujourd’hui une communauté française qui ne cesse de croître, parmi laquelle on trouve souvent, plus particulièrement dans le quartier Art Déco de South Beach, lorsqu’ils ne partent pas vers Israël, des Juifs français qui quittent un pays où le pétainisme est loin d’être mort. 

Comme me l’a dit, quelques jours plus tard, Charles Gave, financier, économiste et grand ami de la liberté : « La France a toujours chassé ses créateurs et ses élites, et elle en a toujours payé le prix ». Gave vit entre l’Amérique et Hong Kong, ne faisant que transiter par Paris. Il a publié, voici quelques mois, un petit livre limpide et lumineux, intitulé « C’est une révolte ? Non, Sire, c’est une révolution » (éditions François Bourin), aux fins d’expliquer aux Français le monde du vingt-et-unième siècle. Peu de Français l’ont compris. Ceux qui vivent au cœur des sociétés agonisantes semblent souvent sourds et aveugles à l’agonie qui s’avance : et c’est précisément cela qui rend cette agonie difficilement remédiable. 

Charles Gave m’a entretenu d’un livre remarquable de Mark Steyn : « America Alone » (Regnery). L’auteur y décrit le suicide de l’Europe et la différence radicale qui sépare désormais celle-ci de l’Amérique. En marchant dans Miami, après le déjeuner, de multiples signes de cette différence me sautent aux yeux. L’espace y est fluide, ouvert, les gens sourient et sont courtois. Il se dégage d’eux, dans l’ensemble, une confiance sereine en l’avenir. Il existe un respect de la liberté de chacun, et en même temps une préoccupation respectueuse pour l’autre. J’ai si souvent fait des allers-retours au-dessus de l’Atlantique que je ne puis que voir à quel point tout cela est éloigné de ce qui se passe en France. 

Je trouve à Orlando, précisément à Disneyworld, une démarcation supplémentaire entre Amérique et Europe. Je m’y rends pour mes enfants, mais je remarque, chaque fois, quelque chose de bien plus vaste : le rapport à l’enfance, à l’innocence, qui imprègne une part si importante du peuple américain. J’en suis certain, c’est parce que ce rapport n’est pas perdu en Amérique qu’il est encore possible d’y faire des rêves héroïques, d’y réinventer le monde, d’y forger de nouvelles espérances en l’être humain, d’y être choqué et indigné, toujours, par la barbarie. 

Dès mon retour à Paris, douche froide. Devant le terminal de Roissy, l’espace est strié, compartimenté, divisé, emmuré. Les files de voitures sont séparées par des murets de béton, eux-mêmes surmontés d’un grillage serré. Dans Paris, comme dans toutes les villes de France, au nom de l’environnement, les municipalités investissent dans le ciment, dans l’acier et plantent partout des bornes, des plots, des obstacles jusqu’à saturation. L’ennemi, c’est non seulement l’automobiliste, mais aussi le piéton, qui risquerait de divaguer et de ne pas suivre la voie obligatoire et  balisée qu’on lui impose. 

Les sourires sont rares et la courtoisie le plus souvent absente, mais comment s’en étonner dans un contexte porteur d’autant de signes ostensibles d’oppression ? La confiance en l’avenir est en voie de disparition. L’opinion prédominante est que cela va mal mais que ça pourrait être pire : le spectre de la mondialisation flotte sur l’horizon et apparaît comme une menace pour le « modèle français », tellement « social » que sept millions de personnes sont considérées comme pauvres, voire indigentes, qu’il existe plus d’un million d’allocataires du RMI et plus de cinq cent mille sans abri. Mais, comme l’a dit un présentateur du journal télévisé : « c’est tellement pire ailleurs »… Le respect de l’autre et celui de la liberté sont en voie de disparition eux aussi. Le discours ambiant fait planer une culpabilisation : l’être humain pollue, l’initiative individuelle c’est le désordre, le développement détruit la planète. Comment s’étonner de la dénatalité et du vieillissement de l’Europe dans ces conditions ? 

Charles Gave a donc essayé d’expliquer aux Français le monde du vingt-et-unième siècle, mais c’est une entreprise quasiment impossible. L’horloge de la pensée, en France, semble arrêtée à la fin du dix-neuvième siècle. Marx reste une référence. Le nationalisme et le socialisme se partagent une bonne part de l’espace politique. 

Thomas Friedman, éditorialiste au New York Times, auteur d’un livre sur la mondialisation devenu un best seller planétaire (« Le monde est plat », Saint-Simon), se situe à la gauche du parti démocrate. Il passe cependant en France pour un ultra libéral d’extrême droite, parce qu’il décrit la réalité sans emprunter les bésicles idéologiques à la mode dans le sixième arrondissement. Il est devenu impossible, à Paris, de dire qu’on défend les droits de l’homme, la liberté individuelle, la liberté d’entreprendre, le droit d’Israël de vivre en paix, le droit des Irakiens de vivre libres et le droit des populations musulmanes, en général, d’être débarrassées du totalitarisme islamique, sans passer pour un réactionnaire infréquentable. La France ressemble de plus en plus au « meilleur des mondes » décrit par Aldous Huxley. Elle a des allures d’asile d’aliénés où quiconque oserait dire autre chose que les mots du Dogme unique serait condamné à la mort intellectuelle. 

C’est parce que cette situation me semble abominable que j’ai accepté de reprendre la direction d’un think tank. Mais le plus souvent, je suis pessimiste. Les quotidiens français sont prêts à publier, comme cela s’est fait l’été dernier, les diatribes antisémites d’un Harold Pinter ou d’un José Saramago, tandis qu’un texte rigoureux et argumenté d’un juif néo-conservateur new-yorkais sera déclaré « impubliable » et « extrémiste ». 

Les articles concernant les Etats-Unis sont publiables pour peu qu’ils soient résolument, caricaturalement, anti-Bush. Ceux sur l’environnement sont concevables à condition qu’ils soient en rigoureuse conformité avec les thèses de Nicolas Hulot. Les discours sur le Proche-Orient sont acceptables tant qu’on n’écrit pas que la presse arabe en général, et la presse palestinienne en particulier, est digne du Sturmer sous le Troisième Reich, dès lors qu’il est question des juifs. C’est ce qu’on appelle la « liberté de parole » en France… Toute ressemblance avec les mots d’ordre décrits dans le 1984 de George Orwell serait purement fortuite, bien entendu. 

« La liberté, c’est la servitude » ! Ne dites pas à un grand éditeur parisien qu’il vit couché sous les diktats d’une pensée asservie, il vous répondra, très sincèrement, qu’il fait son métier honnêtement. J’aimerais penser qu’il y a des exceptions, des gens aptes à discerner que la situation française est une consternante anomalie : pour l’essentiel, je cherche encore.

C’était donc une journée… météo

Mercredi 27 décembre 2006

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Neige à Ramallah

Mercredi 27 décembre 2006

Il n’y a pas qu’à nous que les quelques flocons de neige ont fait plaisir aujourd’hui. Ici un membre de la sécurité d’Abbas à Ramallah, youps laaaaa…

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Neige à Jérusalem

Mercredi 27 décembre 2006

Enfin dans sa banlieue, j’avais pensé vous faire plaisir en allant faire un tour en ville avec mon appareil photo, et puis vous savez, on met le nez dehors, il devient rouge, vous regarde avec un petit air malheureux vous disant ‘’si tu rentres pas tout de suite à la maison, je fais ‘atchoum’ ‘’… Donc ce n’est pas de ma faute, faudra vous plaindre à mon nez !

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Et pour ceux qui s’inquiètent du niveau d’eau dans mon beau petit seau :

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Il n’y a que le bien qu’on se donne

Mercredi 27 décembre 2006

Petite vidéo de promotion du high-tech en Israël. Imaginez quelle vidéo ils auraient pu faire si nous n’étions pas sans cesse préoccupés par notre sécurité…

C’est bon, il neige !!!

Mercredi 27 décembre 2006
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Une conférence à voir, et à diffuser, absolument

Mercredi 27 décembre 2006

Brigitte Gabriel expose quelques vérités sur la ‘’religion de la paix’’, et elle en connaît un bout, libanaise chrétienne. A montrer aussi à ceux qui ont un problème avec Israël, ça peut aider… Je sais que ça peut paraître long à priori, mais ces quelques dizaines de minutes sont à prendre, si bien entendu vous parler anglais. Encore une fois, à regarder dans son entièreté (de toute façon vous faites rien aujourd’hui au boulot ;-))

Partie 4  -  Partie 5  -  Partie 6 -  Partie 7 (final)

Le père noël est une ordure…

Mercredi 27 décembre 2006

…Pour la télévision syrienne en tous cas, qui propose ce court métrage. Les syriens y ont mis tout leur savoir faire, trucages impressionnants, scénario intelligent, ce court film vaut décidément la peine d’être vu. Même Mohammed al-Dura y apparaît en ‘’gest star’’.

Sans blagues, c’est vraiment tout ce que la télévision syrienne a à offrir ? Bande de nuls ! :-)